NOIR ET VIOLETS AU PYROLIGNITE FERREUX QUI SONT FIXES
A l'aRSÉNIATE.
Noir à V amidon.
A 10 litres pyrolignite ferreux on mélange
1 0 lit. eau ; on épaissit avec
2k,5 amidon,
4k,250 farine, et l'on incorpore au tout
0k,625 huile tournante.
Violet foncé presque noir N° 1.
A 10 litres d'eau on ajoute :
5^8 pyrolignite ferreux brut à \ 4° AB,
4X,660 décoction de campêche, à 500 gr. par litre; on épaissit
le tout avec 2k,900 farine.
Violet fonce N° 2.
A 10 litres d'eau on ajoute :
2 lit. pyrolignite ferreux brut à H° AB, 2 lit. décoction de campêche, à 500 gr. par litre, et l'on épaissit avec :
2k,350 farine.
Quand on veut des violets plus clairs , on ajoute à 100 litres eau colorée par des quantités de décoctions de campêche , qui varient depuis un cinquième jusqu'à un septième de l'eau employée, des volumes de pyrolignite ferreux qui sont de :
2',5 pour les nuances les plus faibles , et de 4},5 pour celles qui le sont moins.
Mais ces rapports changent encore avec la gravure. En prenant le litre d'eau colorée pour unité , on pourrait exprimer par des nombres la quantité de pyrolignite ferreux que renfermeraient cent parties de cette dissolution : ainsi on aurait :
Le violet ou lilasn0 6, qui indiquerait qu'elle renferme 6 p. 0/0
de pyrolignite.
Violet ou lilas n° 9 , qui indiquerait qu'elle renferme 9 p. 0/0
de pyrolignite.
On est généralement assez d'accord sur la nécessité de laisser reposer les impressions violettes ou lilas pendant un certain temps , pour donner au fer le temps de s'oxider. Voyez ce qui a été dit à ce sujet § 477.
Le bousage ne se fait pas partout de la même manière : il est des fabricants qui se servent exclusivement de bouse , d'autres de sel à bouser ; d'autres enfin , comme MM. Haussmann , qui ont fait de très beaux violets, d'arséniate calcicopotassique. On n'est pas non plus d'accord sur le degré de
H^BMMHI
IHH
température auquel il convient de porter en dernier lieu le bain de teinture , et l'on diffère aussi dans le mode d'avivage. C'est ce qui ressortira de l'exposé que nous allons faire de quelques uns de ces procédés en particulier , en commençant par les impressions au rouleau simple.
§ 63 A. Violets et H las au rouleau à une couleur. C'est la maison Kœchlin frères qui a été une des premières à produire ce genre avec des nuances presque aussi pures que de nos jours. Peu après , la maison Gros - Davilliers , de Wesserling , et M. Hartmann , de Munster, rivalisèrent avec cette première maison , et ensuite la maison Bovet et compagnie, de Neuchâtel en Suisse , dont on admirait beaucoup les impressions doubles violets au rouleau ; enfin se signalèrent aussi dans cette partie MM. Verdan , père et fils, des Isles près Neuchâtel, Haussmann en Alsace , et surtout Thomas Hoyleen Angleterre. : L'essentiel dans la fabrication des violets est d'imprimer le mordant au degré de force réclamé par la nuance , et de le bien saturer au garançage : autrement la couleur prend toujours une teinte brunâtre. On ne doit pas oublier que la nuance des violets doit atteindre sa beauté et son éclat durant le garançage, et que les opérations ultérieures n'ont d'autre but que de blanchir le fond et de fixer la matière colorante.
Procède de MM. Louis Verdan. Le mordant dont ils se servaient était la lessive arsenicale , § 627 , à laquelle ils ajoutaient des proportions variables de pyrolignite ferreux marquant 12° AB , mais qu'ils n'employaient qu'après l'avoir préalablement abandonnée à elle-même durant un certain temps , pour que la plus grande partie du goudron se déposât, et que le fer passât en partie à l'état d'oxide ferroso-ferrique. Quand le pyrolignite était trop vieux, ils le mélangeaient d'une certaine quantité de pyrolignite récent pour le ramener au degré convenable, c'est-à-dire à 7 ou 8°. Une longue expérience avait prouvé à ces fabricants qu'au point de vue de la beauté de la nuance , on pouvait parfaitement se passer de la prépara-
I^HHbc^
HH
tion arsenicale, mais qu'alors les accidents étaient beaucoup plus fréquents , et, en un mot, la fabrication moins régulière. Ils introduisaient aussi dans leur mordant des proportions variables de sulfate cuivrique dans le but de donner plus de fixité à la couleur ; celui qu'ils employaient était le mordant violet n° 3, 4 ou 5, p. 241 et 242.