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Fond blanc, impression noir fixé à la chaux

§ 661 . Fond gris avec impression noir campèche et blanc enlevage. La fabrication de ce genre rentre entièrement dans celle des doubles violets au rouleau , et présente trois parties

""Sa

GENRES DERIVES DtT CAMPECHE

distinctes : la production du fond gris , l'impression blanc enlevage et celle du noir.

On obtient le fond gris en foulardantles pièces, selon lanuance que l'on veut réaliser, dans l'un des mordants ci-après :

Gris N° 1 .

• A 10 litres eau on ajoute :

^^500 eau de gomme,

01, 420 pyrolignite ferreux à I4°^B:

A 10 litres eau on ajoute :

I 0 lit. eau d'amidon grillé,

0^350 pyrolignite ferreux brut à \ 4°JB.

Quant aux enlevages et aux nettoyages , ils se font de la manière décrite précédemment à l'occasion des fonds noirs avec impression blanc enlevage 5 reste à indiquer la marche de l'opération :

Lorsqu'on ne veut qu'un fond gris avec impression noir , on imprime au rouleau, à la machine aune ou deux couleurs, les mordants noirs, p. 347 , puis, l'impression achevée, on dessèche les pièces, on les abandonne durant un certain temps pour donner au fer le temps de s'oxider , on les passe dans une eau de craie tiède , on les rince , on les dégorge , on les dessèche de

IO 5. Fond gri« , impression noir.

nouveau , et on les foularde dans l'un ou l'autre des mordants ci-dessus, selon l'intensité de la nuance que l'on cherche. Après le placage du gris et la combinaison du mordant , on dégorge à l'eau, on procède ensuite à la teinture, et on réalise l'effet produit dans l'échant. 165. .

Pour exécuter un fond gris avec impression noir et blanc , on peut intervertir cette marche : alors , après avoir foularde un fond uni gris n° 1 ou 2 , puis dégorgé à l'eau courante , on imprime au moyen de la machine à deux couleurs , quand le rapport du dessin y oblige , ou à une seule , quand ce rapport n'est pas indispensable , en premier lieu le blanc enlevage gris qui fait réserve sous noir , si celui-ci doit le recouvrir , et en second lieu le noir, puis on procède au dégorgeage en eau de craie , on bouse et l'on teint au campêche à la manière ordinaire. Les échant. 166, 167, donnent une idée de cette fabrication .

AG6. Fond gris, impression blanc enlevage sous gris et noir.

Enfin on a pu imprimer simultanément sur un fond blanc : 1° Un blanc réserve sous gris et noir, par le jus de citron ; 2° Le noir fondu au rouleau , et par dessus ces deux impressions, lorsque les couleurs étaient sèches, foularder en fond gris uni.

GENRES DERIVES DU CAMPKCHK.

1G1?. Fond gris avec impression noir et blanc enlcvage

sur gris.

Dans cette fabrication rentre celle des mouchoirs deuil [fond gris , impression noir et blanc), que l'on obtient par un léger changement dans la composition du noir. Au lieu d'imprimer un mordant noir, on dépose sur l'étoffe une espèce de noir d'application qui se complète par une teinture dans un bain de campêche.

Après avoir foulardé les pièces dans un mordant fond gris

formé de

6 vol. eau ,

4 vol. eau d'amidon grillé ,

2 vol. pyrolignite ferreux à \ 4° ^4B,

et les avoir desséchées à la chambre chaude, on les dégorge à l'eau bouillante dans la cuve carrée, on les rince , on les dessèche , on les calandre et on les imprime d'un noir d'application composé de la manière suivante :

A 10 litres solution de nitro-sulfate ferrique, on ajoute : 0l,050 décoction de campêche ; on épaissit le tout avec \ k,840 amidon , et Ton ajoute à froid pour favoriser la dissolution de la laque qui se forme 0k,250 acide oxalique.

Après un repos suffisant , on rentre le blanc enlevage n° 2, § 621 , on passe à l'eau de craie d'abord , puis à l'eau courante, m. 23

35/j DE LA UABRICATION EN PARTICULIER.

pour faire disparaître le fer ; on rince ensuite et Ton nettoie avec soin pour procéder à la teinture qui se fait en 10 ou 20 minutes dans un bain auquel on ajoute, avec un peu de bouse et de son , une portion de campêche qui varie de 3k,5 pour les pièces 7/8, à 6 kil. id. 6/4.

La matière colorante du campêche pouvant s'associer au chlorure stanneux concourt à la formation des couleurs enlevacje et réserve , et la facilité avec laquelle elle se modifie en présence de plusieurs agents l'a fait entrer aussi dans la confection des couleurs conversion.

Application. L'hématine constitue, comme nous venons de le voir, quelques genres spéciaux (article deuil) , mais elle entre aussi dans la composition des genres composés ; elle est la base des noirs et des violets vajjeur et & application , et participe à la formation d'un grand nombre de couleurs complexes.

DES GENRES DERIVES DE INAPPLICATION DES COULEURS JAUNES DE LA GAUDE , DU QUERCITRON ET DU BOIS JAUNE , ETO,

§ 662. Les matières colorantes jaunes, §§ 409 à 413, n'ont été employées dans l'impression des tissus qu'assez longtemps après l'introduction de cet art dans nos contrées ; des échantillons très anciens prouvent du moins que les dérivés de la garance et l'indigo étaient les seules matières tinctoriales qu'on utilisât dans le principe ; leur application peut donc être considérée comme un véritable progrès , car le fabricant y trouve , outre les moyens d'enluminer ses dessins , de les varier et de les multiplier , celui de produire des fonds de couleurs complexes , cannelle, orange , olive , brun , en associant ces couleurs jaunes à la garance, et vert, en les combinant avec le bleu. La première matière colorante jaune dont on ait fait usage est la gaude , que les teinturiers employaient déjà depuis longtemps, puis , sous le titre de jaunes rares qui ne s évaporent point à T air , les jaunes à la graine de Perse , au curcuma , à la fleur de grenade; enfin, vers la fin du xvme siècle, le quercitron , dont

ixSïi-jUi'ÏHÏs aJ*fiv

GENRES DERIVES DES rOT-LKEKS MENES. 355

ia découverte est due à Banckrof , ainsi que nous l'avons dit § ZliO.

La fixation de ces matières se faisant aux mêmes conditions 5 nous pouvons confondre la fabrication des genres qu'elles produisent. Les nuances qu'elles engendrent ont beaucoup de rapport entre elles; en se fixant aux mordants d'alumine, elles donnent naissance à un jaune-serin pur, aux mordants de fer, selon leur degré de force , à des gris , à des verts olivâtres et à des noirs d'une teinte particulière, à l'oxide chromique, à un jaune olivâtre , éch. 168 ; à un mélange de mordant de fer et

f d§. Oxicle chromique teint en quereitron.

d'alumine, à des couleurs olive et réséda; enfin, combinées à rétain oxidé, ces matières colorantes produisent quelquefois un jaune qui vire à l'orangé. Leur emploi présente quelques particularités que nous examinerons en nous occupant de la teinture des fonds blancs impression jaune.

S 663. Fonds unis teints en jaune Rien n'est plus facile que cette fabrication, qui demande pour toute précaution que le fond soit uniformément plaqué et la fixation du mordant opérée à une température convenable. Nous ne reviendrons pas sur le placage , qui nous est connu, § 523. Pour fixer les mordants, il suffit de passer les pièces mordancées à l'eau chaude, après les

Ull

avoir exposés à l'air pendant le temps voulu. Si on les bouse, les mordants se teignent plus difficilement , et les couleurs ont toujours moins d'éclat et de vivacité.

Ces mordants sont : ou une solution d'alun saturée par 1/8 de son poids de craie , dans laquelle on foularde les pièces , que Ton passe à l'eau après une exposition de quelque temps , ou une solution d'alun saturée par le carbonate sodique (le mordant rouge B) ou l'alurninate potassique , ou enfin le stannate potassique. Toutes ces préparations ayant pour résultat de fournir un hydrate ou un sous-sel à l'étoffe, il est indifférent d'employer l'une ou l'autre : on doit clone se laisser guider par des raisons d'économie, d'exécution , ou par le genre de fabrication auquel on se livre ; mais il est bon quelquefois de les épaissir légèrement pour plaquer plus uniformément.

Il est rare qu'on fasse des fonds unis à base d'oxide de fer pur, parce que les nuances qui en résultent n'ont rien de franc ; au contraire, les couleurs qu'on obtient du mélange des mordants de fer et d'alumine jouent un grand rôle dans la fabrication de l'indienne.

§ 664. Fonds unis olive, réséda, feuille d'acanthe., OU teinture de mordants à base d'alumine et de fer dans des bains de matière colorante jaune. On réalise ces fonds par deux procédés distincts .

On peut composer un mordant d'alumine et de fer dans des proportions convenables , en imprimer le tissu, l'y combiner et teindre; les deux bases, attirant la matière colorante, s'en saturent pour engendrer, l'un du jaune, l'autre un vert brunâtre qui, associé au jaune , produit l'olive , dont la nuance varie à l'infini, selon que l'alumine ou le fer prédomine; mais comme, ne se fixant pas toujours uniformément au tissu, elles provoquent des inégalités à la teinture , pour éviter de semblables inconvénients on suit souvent un autre procédé dit de transformation, particulier à J.-M. Haussmann, et qui a toujours été suivi dans l'établissement du Logelbach. Ce procédé consiste à

fixer et teindre un mordant d'alumine, pur ou légèrement ferrure, en jaune ou en jaune olivâtre, puis à transformer ces couleurs en les faisant passer dans une dissolution de sulfate ferreux qui , par la réaction qu'elle exerce , les décompose et les fait virer au vert.

On obtient des transformations d'une autre espèce en plaquant les pièces en acétate cuivrique saturé de carbonate ammonique. La matière colorante s'oxidant aux dépens de l'oxide cuivrique prend une bien plus grande fixité et un éclat qu'aucun autre procédé ne peut lui donner.

§ 665. Fonds unis jaune, olive, réséda , avec impression

blanc réserve. Cette fabrication s'exécute absolument comme celle des fonds garances avec impression blanc réserve, c'est-àdire qu'après avoir imprimé une réserve neutre ou acide qui s'oppose à la fixation des mordants d alumine et de fer sur l'étoffe, on foularde ou l'on plaque dans le mordant qui convient à la nuance qu'on veut réaliser, puis on fixe , on dégorge et on teint. C'est la marche la plus convenable pour obtenir ces fonds , attendu que le blanc du tissu qui reste intact est moins sujet à se colorer en présence du sulfate ferreux quand on l'emploie comme agent de transformation.

§666. Fonds unis jaunes olive , réséda, acanthe, avec impression blanc enlevage. Cette fabrication , de la même exécution que celle des genres garances correspondants, § 620, où il s'agit seulement d'enlever ou de faire disparaître, à l'aide des acides citrique , tartrique ou oxalique , employés isolément ou réunis , les mordants fixés au tissu , ne doit nous occuper qu'au point de vue de la composition de ces derniers et des matières premières dont on fait usage pour les teindre ; voilà pourquoi , en vue d'abréger nos opérations , nous permettons-nous de ne donner pour types des nuances appartenant à cette fabrication que des fonds unis .

§ 667. Fonds réséda. Ces fonds ont toujours pour base un mordant d'alumine et de fer ; anciennement on les teignait en

gaude , aujourd'hui on ne se sert plus généralement que de quercitron ou de graine de Perse.

Rèsèda très clair. On foularde les pièces dans un mordant

composé de

8 parties eau ,

% parties mordant rouge B ,

on dessèche à la chambre chaude , on rixe à la chaudière carrée à roulettes , remplie d'eau en ébullition , on rince , on. dégorge, on dessèche, etl'on imprime le blanc enlevagen0 6, § 621. Après que celui-ci a accompli son effet , on dégorge de nouveau dans une certaine quantité d'eau de craie ou de son, puis on procède à la teinture en quercitron à la température de 30 à 35° , durant une heure et demie , à raison de 750 gr. de quercitron par pièce. La couleur jaune que présente alors l'étoffe est transformée de la manière suivante :

Dans un baquet plein d'eau, surmonté d'un tourniquet, on dissout 3kil. sulfate ferreux, on donne à deux pièces à la fois cinq ou six tours dans cette dissolution, et l'on rince promptement au fur et à mesure qu'on sort du baquet , auquel on a soin d'ajouter, après chaque passage de deux pièces, 80 à 90 gr. de sulfate ferreux. Pour éviter les pesées, il est bon d'avoir une dissolution titrée de ce sulfate que l'on mesure et qu'on introduit dans le bain.

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