‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 5)Chapitre 118 sur 183 · â. Rouge N · texte numérisé non relu

â. Rouge N

Dans 10 litres bain de fernambouc, à 8° A B , chauffé à 50'’, on fait dissoudre :

COULEURS 13 APPLICATION

lk,280 chlorure ammonique; on épaissit avec

3k,8 40 gomme Sénégal, et quand la couleur est refroidie, on y ajoute

l k. 280 chlorure stannique , à 55° AB.

Pour arriver à des nuances plus tendres, on coupe ce rouge avec des proportions convenables d’eau de gomme adragante acidulée.

Rouge au sapan.

On épaissit 10 litres décoction de sapan , à 1 kil. par litre , avec :

10 lit. eau de gomme adragante, à 25 gr. par litre, et l’on ajoute

1 kil. chlorure stannique à 55° AB ,

l l , 5 composition physique, (£68).

Nous pourrions indiquer une multitude de préparations de cette espèce , dans lesquelles nous retrouverions toujours les mêmes matières premières employées, dans des proportions à peu près semblables , mais avec des doses et des quantités d’épaississants différentes. Ces épaississants sont ou la gomme Sénégal , ou la gomme adragante, ou la dextrine, ou le salep, seuls , et quelquefois un mélange de ces corps ; on se laisse guider, à cet égard, par la nature de l’impression que l’on veut produire , et surtout par la marche que l’on veut suivre.

L’échant. 2/|2 est un rose de cette espèce imprimé au rouleau.

84®. Rose d’application nu fcrnambonc.

La préparation des rouges d’application cochenille est identique avec celle des rouges au bois; mais le prix élevé de cette matière tinctoriale fait qu’on ne l’emploie que dans un petit nombre de cas. On pourrait cependant utiliser les résidus de cochenille provenant tant des teintures proprement dites que de la préparation des couleurs pour laine, chaîne coton et soie, et les faire servir à la confection de la laque de cochenille ( carmin ) qui , délayée dans un véhicule approprié , donne des rouges de toute beauté. On procéderait de la manière suivante :

On épuiserait par l’eau les résidus de cochenille ; on verserait le produit de cette décoction dans un baquet en bois de sapin , et l’on y ajouterait la quantité de chlorure stannique nécessaire pour déterminer la précipitation de toute la matière colorante tenue en dissolution. Quand le précipité aurait eu le temps de'Se former et qu’on en aurait séparé l’eau par décantation , on le jetterait sur un filtre où on le laisserait égoutter ; une fois qu’il serait débarrassé des eaux-mères , on le remettrait de nouveau dans un baquet en bois de sapin pour le faire digérer avec de l’ammoniaque liquide étendue de neuf fois son poids d’eau. Après vingt-quatre heures de contact , temps suffisant pour que la laque pût se dissoudre entièrement, on filtrerait et l’on abandonnerait le liquide au repos. Par une évaporation spontanée il se formerait un dépôt de carmin qui ne laisserait rien à désirer, et qui , lavé et dissous dans le chlorure stannique , servirait à la formation de couleurs d’application.

Page 1