‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 5)Chapitre 72 sur 183 · Fantaisie. L · texte numérisé non relu

Fantaisie. L

A 10 litres eau gommée on ajoute :

3*,330 vinaigre gommé , à 750 gr. par litre ,

O1, 833 décoction de quercitron, à 375 gr. par litre,

0', 100 pyrolignite ferreux , à 12° JB,

01, 426 décootion de cochenille ammoniacale, à 65 gr. par lit. , 01, 450 décoction de noix de galle, à 375 gr. par litre, qu’oq précipite par

01,430 pyrolignite ferreux.

26S. Fantaisie. L.

A 10 litres eau de dextrine , à 375 gr. par litre , on ajoute • Oi, 468 pyrolignite ferreux . à 12° JB ,

O1, 468 décoction de cochenille ammoniacale , à64 gr. par lit., 0l, 468 eau,

O1, 31 2 mordant rouge B.

2 ««. Fantaisie. L.

A 10 litres eau de gomme, à 500 gr. par litre , on ajoute : O1, 066 décoction de campêche, à 500 gr. par litre,

0',075 décoction de cochenille ammoniacale, à 64 gr par lit., O1, 264 bain d’orseille, à 375 gr. par litre,

O1, 132 pyrolignite ferreux, à 12° JB ,

01,135 mordant rouge C.

2 fi 7 . Fantaisi e . L .

A 10 litres eau gommée, à 600 gr. par litre, on ajoute :

O1, 71 6 décoction de quercitron, à 375 gr. par litre,

O1. 085 pyrolignite ferreux, à 12° JB ,

O1, 280 solution de cochenille ammoniacale, à 60 gr. par lit., 0k,070 décoction de noix de galle , à 375 gr. par litre ,

Or, 070 nitrate ferreux, à 45° JB,

Maintenant que nous avons fait connaître les principales couleurs dont on se sert pour les impressions sur laine, nous entrerons dans quelques détails au sujet de leur application.

Abstraction faite de la netteté qu’il est indispensable d’atteindre dans certaines impressions , une couleur se fixe d’autant mieux au vaporisage qu’elle est appliquée dans un milieu plus humide. La raison en est toute simple , c’est parce que cette condition lui permettant de pénétrer la fibre, quand l’ouvrier, par un rapplicage raisonné , a su en fournir à l’étoffe une quantité suffisante , il ne faut plus que la vapeur d’eau pour en déterminer l’ adhérence. On doit donc exécuter de préférence dans ce milieu les impressions couleurs pour fonds , en prenant les précautions voulues pour prévenir le mouvement de la couleur, et exposer ensuite les pièces à Tétendage humide, durant trois à quatre jours , pour donner à la laque le temps de les saturer uniformément et de s’imprégner de la quantité d’eau nécessaire au succès du vaporisage.

Ce vaporisage se fait ordinairement en deux fois : la première dure trente ou trente-cinq minutes , la seconde vingt ou vingtcinq. Après le fixage, on étend de nouveau les pièces à l’air humide pour compléter la combinaison delà couleur, et on les lave , comme nous le dirons plus loin.

Quand on imprime des sujets détachés, dont les coulages pourraient altérer les contours , on élève la température de l’atelier au degré qui doit , en saisissant la couleur, en prévenir le mouvement. On conçoit que cette température varie nécessairement avec le degré de viscosité de la couleur et avec sa nature. Du reste, comme dans le cas précédent , on expose les pièces à l’étendage humide , mais durant un temps moins long , que l’on règle d’après la force de la gravure.

L’impression au rouleau réclame une grande attention ; on ne doit point oublier que la laine absorbe beaucoup de matière colorante , et qu’une couleur n’apparaît avec avantage sur cette

COULEURS FANTAISIE SUR LAINE

fibre qu’ autant qu’elle la pénètre bien ; il est donc de toute nécessité que la gravure soit toujours très profonde , § 500 p. 297, l’impression faite sous une pression telle que la couleur pénètre l’étoffe de part en part. Cette double condition étant reconnue indispensable , la couleur doit avoir un degré de consistance qui en prévienne le mouvement.

Le vaporisage des sujets détachés et des impressions au rouleau se fait généralement en une seule fois , et dure de quarante-cinq à cinquante minutes.

Il arrive quelquefois que, par suite d’une distribution inégale de la vapeur, des couleurs soient mieux fixées sur une lisière que sur une autre ; alors on donne un second vaporisage en suspendant les pièces par la lisière opposée.

Le lavage et le séchage des étoffes de laine imprimées et vaporisées sont deux opérations fort délicates , quoiqu’en apparence assez simples. Ainsi on ne peut, employer pour le nettoyage de ces tissus la plupart des moyens mécaniques indiqués § /|37 à M5 , sans s’exposer à faire perdre aux laques qui les recouvrent leur intensité et leur vivacité. D’autre part, l’opération du lavage doit avoir lieu assez promptement pour que l’eau ne puisse pas pénétrer jusqu’au centre de la fibre ‘.autrement la laque , en se délayant , se répandrait sur l’étoffe et la maculerait; par la même raison , il faut que les pièces ne soient pas moins rapidement desséchées , et M. Ed., Schwartz en avait si bien reconnu la nécessité , qu’à une époque où l’hydro-extracteur était encore inconnu , il les comprimait au sortir du lavage dans des doubliers bien secs , pour en enlever immédiatement la plus grande quantité d’eau.

On fait ordinairement le dégorgeage des pièces an. traquet. On le dispose de manière à pouvoir lui imprimer une très grande vitesse , et on l’entoure de planches destinées tant à préserver les ouvriers de l’atteinte de l’eau qui est projetée qu’à refouler cette eau contre la surface du tissu , pour en activer le nettoyage.

La fig. 156 représente une disposition de ce genre.

Fig. 156.

a est un bâtis en bois supportant l’axe cd’un tourniquet d, d, d, d, qui est mis en mouvement à l’aide d’une poulie située à l’une de ses extrémités, par une courroie que fait mouvoir une roue de commande ; b, un bassin rempli d’eau , ou mieux encore un compartiment plqçç dans une eau courante,

COULEURS SUR CHAINE COTON. 123

Les pièces , nouées en boyaux sans fin , arrivent du baquet sur le tourniquet , de celui-ci dans le baquet , et ainsi de suite durant tout le temps de l’opération ; mais la vitesse imprimée à la machine fait qu’une très forte quantité d’eau est enlevée par le tissu : or, celle-ci , en tombant , produit un vide déterminant un lavage par dépression qui enlève , pour ainsi dire, spontanément des pores de l’étoffe les parties les plus solubles. Après ce lavage on introduit les pièces dans l’hydro- extracteur, § Z|68, fig. 29-31 , pour extraire rapidement l’eau dont elles sont imprégnées , et prévenir ainsi le mouvement de la couleur imparfaitement fixée à l’étoffe. Telle est l’utilité de cette machine , que sans elle il serait souvent impossible d’exécuter certains articles , du moins au même degré de perfection.

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