Fond gros bleu avec impression petit bleu et jaune
réserve.
Les éch. 308, 309, qui sont d'une fabrication anglaise, n'ont pas été faits différemment. L'impression du blanc et du jaune réserve y a eu lieu avec une gravure en relief à la planche , à la perrotine ou à la plombine [métier à surface). Au dire de ceux qui ont visité l'établissement de M. Walter Crum , cet habile fabricant imprimerait beaucoup d'articles de cette espèce par cette dernière machine.
Remarquons, du reste, la disposition du dessin et le soin qu'on a pris d'encadrer le bleu foncé dans le jaune clair du su-
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puis, après avoir nettoyé, passer en bichromate potassique pour former du chromate plombique, décomposer celui-ci dans un
âO?. Fond gros bien avec impression petit bleu réserve,
§ 550, et orange réserve , § 600.
30$. Fond gros
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bain de chloride hydrique ou un mélange de ce dernier et d'acide oxalique , enfin passer de nouveau en chromate, pour rétablir le jaune, et ensuite en chromate calcico-potassique,
FONDS COLVERTS ENLUMINÉS. 3*25
Pour réaliser le jaune qui se trouve sur l'éch 308 , ou l'on forme l'orange, et par un bain acidulé d'acide acétique ou de nitrate aluminique on ramène l'orange au jaune-serin , en enlevant une portion de loxide plombique, ou l'on teint en bichromate immédiatement après avoir déterminé la destruction du petit bleu.
^ Si c'est à la seconde , on a dû imprimer sur toile blanche l'orange et le blanc réserve , cuver le gros bleu, chromater, nettoyer, cuver le petit bleu , et , pour le reste des opérations , se conformer au cas précédent.
3©». Fond gros bien avec impression petit bleu et jaune
réserve.
. Les éch. 308, 309, qui sont d'une fabrication anglaise, n'ont pas été faits différemment. L'impression du blanc et du jaune réserve y a eu lieu avec une gravure en relief à la planche , à la perrotine ou à la plombine (métier à surface). Au dire de ceux qui ont visité l'établissement de M. Walter Crum , cet habile fabricant imprimerait beaucoup d'articles de cette espèce par cette dernière machine.
Remarquons, du reste, la disposition du dessin et le soin qu'on a pris d'encadrer le bleu foncé dans le jaune clair du su-
3f O. Fond gros bleu avec impression petit bleu et jaune
réserve.
jet ; il y a ainsi contraste de couleurs , et la complémentaire du jaune, le violet, en s ajoutant au bleu, le fait paraître beaucoup plus intense que celui qui est encadré dans le bleu clair.
Toute cette fabrication gros bleu avec petit bleu, jaune et orange de chrome, se compose en définitive de deux fabrications élémentaires, celle du fond bleu, impression petit bleu réserve, § 550, et celle d'un bleu clair, impression jaune enlevage faisant réserve sous gros bleu; mais ces moyens que nous venons d'indiquer ne sont pas les seuls qu'on emploie pour la réaliser ; il y en a plusieurs autres qu'on applique avec plus ou moins d'avantage, selon les genres de dessins qu'il s'agit d'exécuter. En général , de nos jours , on évite autant que possible les réserves à la cuve, qui demandent des manipulations plus délicates et plus longues et rendent la fabrication plus dispendieuse , vu la difficulté d'utiliser tout l'indigo ; on préfère réaliser des enlevages sur fonds bleus unis. C'est ainsi qu'on a exécuté l'article que nous traitons, en mettant à profit cette particularité que , si l'on passe en cuve une étoffe dont quelques points ont été recouverts de suroxide manganique, ces derniers attirent plus d'indigo que
FONDS COLVERTS ENLUMINES. 327
les autres. Après avoir cuvé un tissu ainsi préparé , le temps nécessaire pour teindre les parties blanches en bleu clair, on n'a qu'à détruire le suroxide manganique pour y faire apparaître nettement un bleu clair sur un bleu foncé.
D'après ce procédé, sur un fond uni teint en suroxide manganique, éch. 79, on imprimait :
a. Un blanc enlevage sur bistre (acide tartrique et chlorure
sodique), 6. Un blanc enlevage faisant réserve sous bleu (acide tartrique, sels de cuivre ou de zinc), c< Enfin un jaune enlevage sur bistre faisant réserve sous bleu (sels de plomb, acide tartrique et sels zinciques). On passait en cuve, on nettoyait : alors les parties recouvertes de l' enlevage a se présentaient avec une teinte bleu clair, les parties recouvertes de l' enlevage b en blanc, ainsi que les parties recouvertes de l'enlevage c, qui passaient au jaune lorsqu'on venait à teindre en bichromate potassique. Quant aux parties où le suroxide n'avait été recouvert d'aucun enlevage, et qui , par conséquent , étaient devenues noirâtres , il suffisait de les mettre en contact avec un agent réducteur capable de détruire le suroxide manganique , pour que le bleu y apparût à peu près avec la nuance qui lui est propre. Cet agent réducteur était ordinairement le chlorure stanneux , auquel l'acide sulfureux est de beaucoup préférable.
Un fabricant qui dispose de rouleaux métalliques inattaquables par les acides pourrait teindre un fond gros bleu uni et imprimer :
1° Une solution de sulfo-arsénite potassique associée à une assez forte proportion de terre de pipe. Le sulfide réduirait l'indigo, et la terre de pipe s'emparant , en vertu de son pouvoir happant, d'une partie de cette substance tinctoriale rendue soluble , en abaisserait la nuance foncée à celle d'un bleu clair;
2° Une solution d'acide nitrique pour détruire l'indigo et produire du blanc ;
3° Une solution du même acide, épaissie avec une forte proportion de sulfate plombique.
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En faisant passer les pièces dans un lait de chaux au sortir de l'impression , il obtiendrait un petit bleu et du blanc dont les parties renfermant de l'oxide plombique se transformeraient en jaune par un passage en chromate potassique.
Enfin, en opérant encore sur un fond bleu dont le tissu serait parfaitement sec, on pourrait imprimer :
1 ° Une solution de sulfo-arsénite potassique pour réduire l'indigo;
2° Une solution gommeuse très claire avec addition d'une certaine quantité de terre de pipe destinée à prévenir les
coulages ;
3° Une solution gommeuse mélangée d'une certaine quantité de sulfate plombique.
En passant les pièces , au moment où elles sortent de la machine, dans une petite chambre ou cheminée en plomb , renfermant du chlore gazeux ; on détruirait instantanément l'indigo sur tous les points simplement mouillés d'eau de gomme plombifère ou non ; quant aux parties que le sulfo-arsénite et la potasse auraient touchées , elles resteraient intactes, pourvu qu'on eût eu soin d'introduire dans la couleur une certaine quantité d'acide arsénieux , par suite de l'action indirecte que le chlore exercerait sur cet acide avant d'agir sur l'indigo. On immergerait ensuite en chaux pour fixer le plomb, en chromate pour former le jaune, et l'on aurait du gros bleu, du petit bleu, du blanc, enfin du jaune , qu'il est toujours facile de faire passer en partie ou en totalité à l'orange.
Si rien n'empêche jamais de produire par cette méthode du blanc et du jaune , il n'en est pas de même du petit bleu , que doit donner la réduction ou la dégradation- du gros bleu, parce que cette réduction est souvent irrégulière.
Nous ne dirons rien des autres voies qui conduisent au même but ; toutes présentent des inconvénients au point de vue de l'exécution.
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