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Gros bleu enluminé, couleurs garaneées rentrées dans

le fond bleu.

part du fabricant des soins minutieux. Les toiles doivent être parfaitement blanchies et bien vitriolées, § 454, afin que le bleu prenne également sur toute la surface, et que les parties réservées, qui doivent rester blanches, n'attirent point à la teinture et puissent être convenablement purifiées. Il convient en outre de multiplier assez les trempes, pour que l'indigo contracte une adhérence intime à l'étoffe et ne se détache point durant les opérations du garançage et de l'avivage.

On calandre les toiles avant l'impression ; mais en les soumettant à cette opération, il faut s'assurer que les cylindres ne sont imprégnés ni de cire ni de toute autre matière grasse ou résineuse qui faisant office de réserve occasionnerait des taches. Quelquefois on n'opère ce cylindrage qu'après avoir donné aux pièces l'apprêt qui contribue à la fixation de l'indigo, §548,- p. 26.

La planche à l'aide de laquelle on dépose la réserve doit porter gravés en relief les sujets appelés à apparaître en rouge, en rose, en blanc, en bleu, en jaune et en vert.

Le choix de cette réserve varie avec les habitudes du fabricant. On emploie avec succès les blancs réserve , n° 1 , n° 7 et 8, § 549. Comme il est essentiel que la préparation pénètre bien

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Ja fibre, afin que les parties blanches restent intactes et que les couleurs garancées reçoivent tout le développement et toute la pureté dont elles sont susceptibles , on y fait prédominer le nitrate cuivrique, qui de tous les sels de même base appliqués sur le tissu, se dessèche le moins promptement et a le plus de propension à le transpercer.

M. Witz Kœnig, qui a exécuté de forts jolis fonds gros bleu enluminés, employait une réserve composée comme suit.

Dans 7 litres eau mélangés à 1 litre vinaigre, il faisait dissoudre à chaud :

2 kil. acétate cuivrique ,

0k, 500 sulfate idem ,

6 lit. nitrate idem , à 60° AB, et il épaississait le tout avec

4 lit. eau de gomme, à1 kil. par litre,

8 kil. terre de pipe.

Il va sans dire que la réserve, quelle que soit celle que l'on choisisse , doit toujours être bassinée avec soin , afin que l'impression ait toute la régularité possible. Enfin, quand on emploie un blanc réserve qui, comme le n° 1 , est sujet à cristalliser en vieillissant, il importe de n'en mettre qu'une petite quantité à la fois dans le baquet. Il convient aussi de veiller à ce que l'imprimeur ne frappe pas sa planche avec le maillet, attendu que la réserve n'ayant pas le temps d'être aspirée par la fibre, pourrait, en bavant sur les bords des contours des formes, donner lieu à des accidents plus ou moins fâcheux , soit sur le point même où elle serait refoulée, soit sur d'autres parties du fond en se détachant durant les immersions dans la cuve bleue.

Un jour après l'impression de la réserve, on peut déjà passer en cuve. On monte et l'on entretient cette cuve ainsi qu'il a été indiqué § 548, p. 21. Selon M. Witz, elle doit renfermer :

10 kil. chaux,

10 kil. sulfate ferreux,

2^,500 indigo parfaitement broyé avec

1 lit. eau.

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Il est des fabricants qui, avant de commencer les trempes, plongent les pièces dans un lait de chaux qui neutralise sur-lechamp la réserve; d'autres, et avec raison, préfèrent les immerger d'abord dans une cuve d'indigo de force moyenne, contenant un grand excès de chaux hydratée et trouble. Quand elles sont encadrées, on leur donne une première trempe de 25 à 30 minutes dans la cuve trouble, pour décomposer complètement les sels cuivriques , et en rendant insolubles les portions de la réserve qui pourraient se détacher ultérieurement des points où elles ont été appliquées, leur enlever toute aptitude à contracter une adhérence avec d'autres parties de l'étoffe.

Après cette immersion, on rince à l'eau pure, on plonge ensuite, durant 5 minutes, dans une cuve d'indigo forte et claire, on laisse déverdir durant le même temps , on répète la trempe et le déverdissage à dix ou vingt reprises , selon la force des cuves, jusqu'à ce qu'on ait réalisé la nuance cherchée; on décadre alors , on pend à l'eau courante , pour oxider l'indigo , et enfin on passe en acide sulfurique, à 2MB, tant pour activer la précipitation et l'oxidation du bleu que pour nettoyer les parties blanches réservées, qui se trouvent alors dans l'état de l'éch. 31 A , dont le fond bleu a presque atteint la teinte voulue,

&14. Gros bleu avec impression blanc réservé, destiné à

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la fibre, afin que les parties blanches restent intactes et que les couleurs garancées reçoivent tout le développement et toute la pureté dont elles sont susceptibles , on y fait prédominer le nitrate cuivrique, qui de tous les sels de même base appliqués sur le tissu , se dessèche le moins promptement et a le plus de propension à le transpercer.

M. Witz Kœnig, qui a exécuté de forts jolis fonds gros bleu enluminés, employait une réserve composée comme suit.

Dans 7 litres eau mélangés à 1 litre vinaigre, il faisait dissoudre à chaud :

2 kil. acétate cuivrique ,

0k, 500 sulfate idem ,

6 lit. nitrate idem , à 60° AB, et il épaississait le tout avec

8 kil. terre de pipe.

Il va sans dire que la réserve, quelle que soit celle que l'on choisisse , doit toujours être bassinée avec soin , afin que l'impression ait toute la régularité possible. Enfin, quand on emploie un blanc réserve qui, comme le n° 1 , est sujet à cristalliser en vieillissant, il importe de n'en mettre qu'une petite quantité à la fois dans le baquet. Il convient aussi de veiller à ce que l'imprimeur ne frappe pas sa planche avec le maillet, attendu que la réserve n'ayant pas le temps d'être aspirée par la fibre , pourrait , en bavant sur les bords des contours des formes, doi sur le point ties du fonc bleue .

Un jour :

en cuve. Oi

indiqué § 5^

Il est des fabricants qui, avant de commencer les trempes, plongent les pièces dans un lait de chaux qui neutralise sur-lechamp la réserve; d'autres, et avec raison, préfèrent les immerger d'abord dans une cuve d'indigo de force moyenne, contenant un grand excès de chaux hydratée et trouble. Quand elles sont encadrées, on leur donne une première trempe de 25 à 30 minutes dans la cuve trouble, pour décomposer complètement les sels cuivriques , et en rendant insolubles les portions de la réserve qui pourraient se détacher ultérieurement des points où elles ont été appliquées, leur enlever toute aptitude à contracter une adhérence avec d'autres parties de l'étoffe.

Après cette immersion, on rince à l'eau pure, on plonge ensuite, durant 5 minutes, dans une cuve d'indigo forte et claire, on laisse déverdir durant le même temps , on répète la trempe et le déverdissage à dix ou vingt reprises , selon la force des cuves, jusqu'à ce qu'on ait réalisé la nuance cherchée; on décadre alors , on pend à l'eau courante , pour oxider l'indigo , et enfin on passe en acide sulfurique, à 2°^4B, tant pour activer la précipitation et l'oxidation du bleu que pour nettoyer les parties blanches réservées, qui se trouvent alors dans l'état de l'éch. 31/i , dont le fond bleu a presque atteint la teinte voulue,

3114. Gros bleu avec impression blane réservé, destiné à recevoir les couleurs d'enluminage.

Si

e£ le blanc a été réservé pour recevoir l'enluminage proprement dit.

Dans ce blanc on a rentré une réserve petit bleu , qui a la plus grande analogie avec plusieurs des réserves du § 5Z|9, et dont l'objet est de conserver intacts tous les points destinés à passer en rouge, en rose, en jaune, tandis que les autres parties devront passer au bleu clair par un second cuvage.

43 A. Réserve petit bleu N°l.

Dans 10 litres eau colorée par l'acétate d'indigo , on fait dissoudre :

2k,50 sulfate cuivrique,

0k,640 acétate idem,

0k,320 nitrate idem cristallisé, et l'on épaissit le tout avec

2! kil. gomme Sénégal ,

4 kil. terre de pipe.

•13.%. Réserve petit bleu N° 2.

Dans 10 litres eau colorée par le fernambouc , on fait dissoudre :

1k,200 sulfate cuivrique, et l'on épaissit avec 2',5 eau de gomme, à l kil. par litre, 3k,750 terre de pipe.

Cette dernière réserve, qui résiste aussi bien que la précédente, n'étant pas aussi dispendieuse, mérite la préférence.

On remplace quelquefois ces préparations trop faibles par une solution d'acétate plombique ou de chlorure zincique épaissie à la gomme ou à la terre de pipe.

Quand on a imprimé cette réserve petit bleu , le tissu se trouve dans l'état de l'éch. 315. Encadrant alors les pièces, on les fait passer de nouveau en cuve , où on les laisse de 3 à 5 minutes, puis on les déverdit durant 5 minutes , et si, après ce temps, le petit bleu n'a pas atteint le degré d'intensité que l'on désire, on procède à une seconde trempe , aussi de 3 à 5 minutes. On décadre ensuite , on expose durant quelques heures à l'eau courante, on dégorge aux roues ou au plateau-

FONDS GROS îîLfiU ENLUMINES. 330

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