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Mordant rouge réserve N° h

On épaissit , à chaud , 10 litres mordant rouge A avec :

2k,250 gomme Sénégal .

3k, 750 terre de pipe ; avant que la préparation soit refroidie, on y introduit 0li,480 sulfate cuivrique ,

0k,320 chlorure mercurique, et l'on y incorpore ensuite 0k,640 huile tournante.

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Mordant rouge réserve N° 5 .

On épaissit 10 lit. mordant A coloré avec : 4k,920 gomme Sénégal ,

2k,4 20 terre de pipe, et , quand le tout est parfaitement homogène, on y introduit 0k,500 nitrate cuivrique , 0k,400 huile tournante.

Mordants noir sous bleu lapis. Comme les mordants de fer ne sont point attaqués par la chaux et que le bleu , en s'ajoutant au noir, ne fait qu'en relever le ton , il semble au premier abord que les mordants noir lapis devraient être les mêmes que ceux dont on se sert pour les noirs garances ordinaires ; mais des considérations spéciales font qu'on emploie souvent de préférence des espèces de noirs d'application.

Les premiers , en effet, ne se teignent bien et ne se saturent qu'à une température élevée : or, dans la teinture des lapis sur lesquels se trouvent du noir et du rouge , on est en présence de deux difficultés : veut-on saturer de matière colorante le mordant de fer, on est obligé d'élever la température du bain, circonstance dans laquelle le rouge devient toujours plus terne, les parties blanches se salissent et le bleu se dégrade ; veut-on, pour éviter ces inconvénients , garancer à une basse température , le mordant noir n'est point saturé , et pour peu qu'on veuille blanchir le fond et aviver le rouge , le noir se trouve dégradé et devient brun-rougeâtre. C'est pour se mettre à l'abri de ces deux écueils qu'on a eu l'idée d'imprimer , pour noir lapis , le noir d'application à la chaux , § 660, éch. 164, qui se fixe dans les circonstances mêmes où l'on teint en bleu sous l'influence de la chaux, et qui n'exige pas que le garançage soit poussé aussi loin. 44 §. Mordant noir bon teint lapis,

On épaissit 10 lit. pyrolignite ferreux, à 6°AB, avec :

0k,250 amidon, et l'on ajoute 0^, 160 nitrate ferreux.

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M. Thompson épaissit de préférence à la gomme. 4JIB. Noir cV application lapis.

On épaissit 10 lit. décoction gallo-campêche avec :

'lk,200 amidon, et l'on y ajoute 0k,320 sulfate ferreux , 0k, 1 60 sulfate cuivrique, 1k, 560 nitrate ferreux.

£&40. Mordant olive réserve sous bleu lapis.

On mélange 10 lit. mordant rouge B à :

10 lit. pyroîignite ferreux, à 6° JB; on épaissit avec

9 kil. gomme arabique, 4 8 kil. terre de pipe, et l'on ajoute au tout

2k,50 chlorure zincique ,

2k,5 chlorure mercurique.

*f£#. Mordant aventurine réserve sous bleu lapis.

On mélange 8 lit. mordant ronge B à :

% lit. pyrolignite ferreux, à 6° ylB; on épaissit avec

2k,500 gomme Sénégal ,

4k,400 terre de pipe, et l'on fait dissoudre dans le tout

0k,630 chlorure mercurique ,

0k,630 chlorure zincique.

£&2. Mordant gris réserve sous bleu lapis.

On épaissit 10 lit. pyroîignite ferreux, à 1MB (faible), avec :

2k,500 gomme arabique , 6 kil. terre de pipe , et l'on y ajoute 0k,625 chlorure mercurique , 0k,625 chlorure zincique , 0k,100 laque d'étain au campêche.

Nous ne dirons rien des autres mordants réserve pour couleurs complexes clans lesquels il entre du fer, puisqu'ils ne sont jamais que le mordant rouge réserve additionné de proportions de pyrolignite ferreux , qui varient selon la nature de la nuance que l'on veut réaliser. Indépendamment de ces mordants , on imprime encore des cachous et des rouilles , dont il sera fait mention dans des paragraphes spéciaux.

Gravure. C'est dans ce genre surtout, qui a pour caractère essentiel une juxtaposition rigoureuse du blanc et du rouge, que toutes les planches d'un dessin doivent se rapporter avec la plus parfaite exactitude, afin que toutes les nuances s'enchâssent rigoureusement l'une dans Vautre. Nous avons vu qu'on est dans l'habitude de contourner les figures par des lignes, des hachures ou des picots imprimés en blanc réserve sous mordants. On ne saurait donner trop de soin à la gravure de ces lignes , qu'elles soient continues ou brisées , qu'elles forment zigzags à angles droits ou aigus. Toutes les fois , en effet, qu'elles se coupent perpendiculairement , et , à plus forte raison , lorsqu'elles se coupent obliquement, elles peuvent se réunir à une distance plus ou moins grande de leur point d'intersection , et donner ainsi naissance à des traits irréguliers provenant de ce que la réserve, pour peu qu'elle soit trop pressée au moment où elle est déposée sur le tissu , amène par les bavures ou espèces de bourrelets qu'elle forme ordinairement , la fusion des traits qui devaient rester distincts. Pour obvier à ces accidents, on forme les zigzags à angles obtus, ou, si les lignes se coupent à angles droits, on laisse un léger intervalle entre les deux points qui doivent se toucher.

Impression. Lorsqu'on imprime les lapis au rouleau , un point essentiel est de composer des réserves qui se détachent bien des cavités de la gravure et n'aient que le moins d'aptitude possible à se confondre : autrement, le blanc réserve sous mordant, se mélangeant au mordant noir, en diminue la force, Les mêmes précautions sont à prendre dans l'impression à la planche.

Ordinairement on imprime en premier lieu , surtout quand le noir domine, un blanc réserve sous mordant à Yarséniate ou au citrate , en traits déliés qui contournent des figures noir et rouge et apparaissent au centre des parties massives. Comme ces préparations sont toujours plus ou moins recouvertes par les mordants réserve qu'on y applique après coup, on doit prévoir les accidents auxquels peut donner lieu le fait même de cette super-

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position. Admettons qu'on ait imprimé un blanc réserve au citrate cuivrique et qu'on ne lui ait point laissé le temps de se dessécher, ou qu'il soit cle nature à se mélanger au mordant réserve qui viendra le toucher, il y en aura inévitablement une certaine quantité transportée sur le châssis du mordant réserve, et de cette seule cause dériveront deux ordres de défectuosités : d'une part, les parties qui doivent être d'un blanc pur et paraître en traits réguliers resteront d'autant plus sales et déformées qu'il y aura eu plus de blanc réserve enlevé par l'effet mécanique; d'une autre ; les teintes que fournissent les mordants réserve seront plus ou moins ternes , selon les doses variables introduites dans le châssis de deux éléments qui , à des conditions différentes , réagissent défavorablement sur la teinture, savoir, l'acide citrique , qui , en se combinant à l'alumine, la rend impropre à s'unir à l'étoffe , § 279 , et l'oxide cuivrique, qui , en s'ajoutant au mordant aluminique, lui fait prendre des teintes plus sombres. Il faut donc donner au blanc ou au mordant réserve imprimé en premier lieu le temps de se dessécher et de contracter assez de cohésion pour n'être ni mouillé ni détaché par les préparations qui seront appliquées postérieurement et les recouvriront, ou, pour se soustraire à ces longueurs, composer des couleurs qui puissent se superposer sans se confondre l'une avec l'autre. C'est un résultat qu'on obtient par l'intervention soit d'épaississants convenablement choisis, soit de corps gras.

Les accidents que nous avons signalés sont beaucoup plus à craindre avec la réserve au jus de citron qu'avec celle à l'arséniate, et cependant la première doit toujours être emplovée quand il s'agit de ménager des parties blanches sous des mordants de fer (puce , cannelle, carmélite) , vu que dans ces cas la seconde ne préserve jamais aussi bien le blanc.

Lorsque la première main a été imprimée en blanc réserve, quelques fabricants exposent les pièces au séchoir chaud. Cette pratique , qui détermine des changements dans les dimensions

de l'étoffe, provoque immanquablement , quand les dessins sont délicats, des défauts d'encadrement ; mieux vaut donc laisser les pièces dans la même salle et dans les mêmes conditions, et rentrer immédiatement le mordant réserve noir (deuxième main) ; mais alors il faut que le blanc réserve sous mordant soit convenablement épaissi et puisse se dessécher promptement. Sous ce rapport, on ne peut trop donner d'attention à la nature et à la dose de l'épaississant.

Après l'impression du noir, on rentre ordinairement le mordant rouge réserve. Dans certains établissements , cependant r on ne procède à cette opération qu'après avoir laissé le tissu durant 50 à 60 heures dans une chambre chaude. Pour éviter la difficulté des rapports et la perte de temps qui sont la conséquence de cette exposition à l'étuve , on introduit dans les mordants réserve des corps qui en préviennent le mélange.

Il va sans dire que , selon la nature des sujets , il peut y avoir ou non lieu à rapplicage. Les dessins fins , filets, pic otages , s'impriment en un seul coup de planche ; les parties massives, au contraire, réclament un rapplicage. Le premier coup de planche, donné légèrement , sert à mouiller la fibre ; le second , plus fort , à y faire pénétrer les couleurs. C'est un résultat qu'on a surtout intérêt à obtenir quand on imprime le blanc réserve ordinaire , puisque les parties destinées à rester blanches ou à recevoir des couleurs d'enluminage doivent être aussi pures que possible. Il faut, du reste, n'enrouler les pièces que lorsqu'elles sont tout-à-fait sèches, pour prévenir toute décharge des parties imprimées sur le fond blanc.

Exposition. Lorsque les pièces sont imprimées de blanc réserve sous bleu , de blanc réserve sous mordant , enfin des divers mordants réserve, on les expose dans un étendage à un air humide et chaud , qui détermine la décomposition des acétates et favorise la combinaison des oxides avec la fibre. A cet égard, un fabricant instruit, en composant des mordants convenables, obtiendra toujours , avec une décomposition régulière de ces

auxiliaires , des produits uniformes à la teinture, s'il maintient à des degrés déterminés la température et l'humidité de toutes les parties de l'étendage , qui ne doit en conséquence avoir que la hauteur nécessaire pour que les pièces puissent y être suspendues par les lisières.

Comme les sels magnésiques préviennent la dissolution de l'alumine dans la chaux , § 795, p. 233, il y aurait à examiner si les essais faits par M. Hirn , pour la fixation simultanée du bleu et du vert solides avec les mordants, ne seraient pas applicables aux lapis.

Curage. Le cuvage de ces impressions blanc réserve sous mordant, blanc réserve et mordant réserve sous bleu, se fait tantôt au Champagne, fig. 147, tantôt à la cuve à roulettes, %. 448. En Angleterre, et dans beaucoup de fabriques de France, c'est à ce dernier procédé qu'on donne la préférence. On doit toujours monter cette cuve avec un grand excès de chaux, tant pour combattre la tendance prononcée à la saturation de tous les éléments déposés sur l'étoffe que pour donner au bleu une teinte plus franche, en dépouillant l'indigotine de la résine qui l'accompagne, et pour prévenir les coulages. La cuve bleue doit être d'ailleurs assez forte pour que dans un passage de 2 à 3 minutes le tissu contracte la teinte voulue. Après cette opération, les uns déverdissent à l'air pendant 5 à 6 minutes et exposent ensuite durant quelques heures à l'eau courante, où l'oxidation de la matière colorante bleue se complète par l'oxigène que ce liquide tient en dissolution ; les autres passent d'abord dans une solution de chlorure de chaux extrêmement faible, puis à la rivière, pour humecter l'épaississant et en favoriser la dissolution et la désagrégation durant les opérations du bousage ou du fixage proprement dit des mordants. Lorsque cette opération à l'eau courante a été suffisamment prolongée, ou qu'on a fait circuler le tissu dans un baquet, fig. 157-158, on enlève par un dégorgement mécanique la plupart des parties solubles et insolubles déposées sur la toile , on bouse à la tem-

pérature de l'ébullition , la première fois , durant 30 minutes , dans un bain contenant un grand excès de bouse , la seconde dans la cuve à teindre ; on dégorge de nouveau aux roues ou au plateau-battoir, on bouse une seconde fois, soit clans un nouveau bain , soit dans l'ancien , rafraîchi par l'addition d'une certaine quantité de matière fécale , et l'on dégorge pour la

Fig.

Fig. 158.

dernière fois jusqu'à ce que l'eau exprimée des pièces en sorte parfaitement claire. On a alors une étoffe fond bleu , avec sujet blanc réserve et mordant réserve; il ny a plus qu'à procéder à la teinture en garançage.

C'est pour des opérations de cette espèce que l'on emploie avec avantage les baquets a, a, fig. 157-158, surmontés de tourniquets c 5 è, sur lesquels on manœuvre les pièces, où l'on peut renouveler l'eau à volonté moyennant la soupape h, g, et même la chauffer au besoin par l'introduction d'un jet de vapeur. Cette dernière opération, qui, dans le principe, se faisait avec la garance d'Alsace ou de Hollande, s'exécute maintenant avec la garance d'Avignon, additionnée, parkil., de 30 à 40 gr. colle forte , qui l'empêchent de ternir et de dégrader la nuance du bleu. La quantité de garance varie nécessairement avec le sujet mordancé qu'il s'agit de teindre ; elle est communément de 3 à 6 kil. par pièce. On garance ordinairement en deux fois , en ajoutant à chaque bain une assez forte proportion de sumac, autant pour ménager les parties blanches, qu'il est si important de conserver pures, que pour aider à la teinture et à la saturation des mordants ferrugineux. Le rôle de la colle et du sumac est ici très simple : le tannin du sumac se combinant à la chaux forme un composé qui , momentanément soluble, entre bientôt en combinaison avec la gélatine et devient impropre à adhérer à l'étoffe. En traitant du garançage , nous avons signalé la coloration rouge des parties blanches et constaté que cette couleur, qui salit le fond, n'est autre chose qu'une combinaison de la matière colorante de la garance avec la chaux ; c'est ce même composé qui se combine aux parties blanches et bleues en l'absence de la colle et les dégrade.

Avant de procéder au garançage des lapis, dans plusieurs établissements on fait subir aux toiles un traitement particulier. M. D. Kœchlin ayant observé que le cuivre, qui peut se trouver sur ces toiles au moment où elles passent à la teinture, ternit soit le blanc , soit les laques , ou même annule le garançage , a soin,

pour prévenir ces fâcheuses influences , de faire précéder la teinture d'une immersion dans un bain légèrement ammoniacal, où l'oxide cuivrique se dissout. On peut aussi foularder les pièces dans une solution d'acide acétique et les abandonner au repos dans cet état ; il suffit alors de rincer dans une eau ammoniacale , pour que le cuivre disparaisse. Qu'on soumette ou non les toiles à ce dernier traitement, une fois le garançage achevé , on dégorge avec le plus grand soin ; mais comme le blanc n'est jamais parfaitement pur, quoi qu'on fasse, et que les couleurs n'ont point encore la vivacité des nuances garancées à la manière ordinaire , on fait subir au tissu des passages en son à l'ébullition, qu'on fait suivre, s'ils ne suffisent pas, d'une exposition d'un ou deux jours sur le pré.

Quand on vise à des nuances complexes , § 67 à , dont la formation réclame plusieurs matières colorantes , il faut avoir soin de procéder par voie de transformation , c'est-à-dire teindre d'abord en jaune et à saturation , puis passer dans un bain de garance, additionné ou non d'une certaine quantité de bois rouge , destinée à déplacer une portion de la matière colorante jaune et à former avec celle qui reste la nuance complexe cherchée. C'est ainsi qu'on réalise les fonds olive, aventurine, puce, lapis, etc. ; après la teinture, on doit passer en son.

Rentrure des couleurs oV enluminag e . Après avoir fait subir aux pièces les diverses opérations exposées ci-dessus , on y rentre ordinairement du jaune et du rose. On applique la première de ces couleurs , ou sous forme de mordant que l'on teint ensuite, § 669, ou sous forme de couleur d'application, § 776. Mais comme, dans le premier cas, il n'est pas rare de voir les couleurs garancées fortement modifiées par la teinture en jaune, quand elles ont été imparfaitement saturées de garance, on emploie de préférence le jaune d'application.

4&3. Jaune d' application lapis N° 1.

Dans 10 lit. décoction de graine de Perse , à 125 gr. par litre , on fait dissoudre :

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0k,080 bi-arséniate potassique,

0k,320 alun; on épaissit avec

0k.1 20 gomme arabique ,

0k,480 amidon , puis on ajoute au tout

0k,080 composition physique.

dS4. Jaune d'application lapis N° 2.

On épaissit 10 litres décoction de graine de Perse, à 300 gr.

de cette graine et 62 gr. noix de galle par litre, avec :

0k,'160 gomme adragante, et l'on y ajoute 0k,480 alun.

Roses lapis. Quand c'est un mordant d'alumine qu'on rentre dans les lapis, on le teint ordinairement en cochenille ; quand, au contraire , ce qui est généralement le cas , c'est un rose d'application, on peut employer ceux qui sont décrits §§ 774-775.

D'après ces généralités , on comprendra, nous l'espérons, la fabrication des éch. 320, 321, 322, ainsique celle del'ecK. 323,

3£3. Lapis avec rose cochenille d'cnluminage , de M. J.

Tompson, de Primerose.

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tissu croisé , que nous devons à l'obligeance de M. Thompson, de Primerose , dont les impressions lapis au rouleau ont fait l'admiration de tous les juges compétents. On a imprimé sur ce dernier :

4° Le blanc réserve sous mordant au citrate cuivrique [réserve rongeante), dont la gravure avait pour sujet tous les picots, contours et autres objets jaune et blanc ;

2° Le mordant noir, bon teint réserve , épaissi à la gomme ;

3° Le blanc réserve sous bleu , destiné à faire respecter les masses blanches , où] l'on a rentré les couleurs d'enluminage;

4° Enfin , le mordant rouge réserve.

Après une exposition suffisante pour déterminer la combinaison des mordants à l'étoffe, on a passé en bleu, à la cuve à roulettes, avec excès de chaux , puis déverdi, suspendu à l'eau courante, dégorgé, garance et avivé au son. Le fond rouge présentait alors un dessin noir , bleu et blanc ; en y rentrant un jaune d'application , sans modifier sensiblement le rouge, on a développé du jaune sur les parties blanches , du vert sur les parties bleues, et l'on a complété l'enluminage en y rentrant un rose d'application. On peut remplacer ce dernier par un mordant d'alumine qu'on teint en cochenille à une basse température ; la couleur est plus vive , et le rouge garance prend lui-même un plus bel éclat , surtout quand il n'a pas été complètement saturé ; mais cette teinture doit précéder la rentrure du jaune.

L'éch. 324, de même fabrication , contient de plus un cachou réserve sous bleu , qu'on a imprimé en y introduisant, pour lui

3 £4, i-apis, avec impression cachou.

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0k,030 bi-arséniate potassique,

0k,320 alun; on épaissit avec

0kJ 20 gomme arabique ,

0k,480 amidon , puis on ajoute au tout

0k,080 composition physique.

£54 . Jaune cT application lapis N° 2.

On épaissit 10 litres décoction cle graine de Perse, à 300 gr.

de cette graine et 62 gr. noix de galle par litre, avec :

0k,'160 gomme adragante, et l'on y ajoute 0k,480 alun.

Roses lapis. Quand c'est un mordant d'alumine qu'on rentre dans les lapis, on le teint ordinairement en cochenille ; quand, au contraire , ce qui est généralement le cas , c'est un rose d'application, on peut employer ceux qui sont décrits §§ 774-775.

D'après ces généralités , on comprendra, nous l'espérons, la fabrication des éch. 320, 321, 322, ainsi que celledel'éch. 323,

3% S. Lapis avec rose cochenille d'cnlnminage , cïe M. J.

Toiupson, de Primerose.

tissu croisé .

de Primeros l'admiration dernier :

1° Le blanc réserve sous mordant au citrate cuivrique (réserve rongeante), dont la gravure avait pour sujet tous les picots, contours et autres objets jaune et blanc ;

2° Le mordant noir, bon teint réserve, épaissi à la gomme;

3° Le blanc réserve sous bleu , destiné à faire respecter les masses blanches, où; l'on a rentré les couleurs d'enluminage;

4° Enfin , le mordant rouge réserve.

Après une exposition suffisante pour déterminer la combinaison des mordants à l'étoffe, on a passé en bleu, à la cuve à roulettes, avec excès de chaux, puis déverdi, suspendu à l'eau courante, dégorgé, garance et avivé au son. Le fond rouge présentait alors un dessin noir , bleu et blanc ; en y rentrant un jaune d'application , sans modifier sensiblement le rouge, on a développé du jaune sur les parties blanches , du vert sur les parties bleues, et l'on a complété l'enluminage en y rentrant un rose d'application. On peut remplacer ce dernier par un mordant d'alumine qu'on teint en cochenille à une basse température ; la couleur est plus vive , et le rouge garance prend lui-même un plus bel éclat , surtout quand il n'a pas été complètement saturé ; mais cette teinture doit précéder la rentrure du jaune.

L'éch. 324, de même fabrication , contient de plus un cachou réserve sous bleu, qu'on a imprimé en y introduisant, pour lui

S £ 4t. Lapis, avec impression cachou*

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donner cette qualité , une certaine quantité de sulfate ou d'acétate zincique, ou même de sel cuivrique

Dans l'éch. 325, nous trouvons un noir et un rouge lapis, avec

3 £5* Lapis, avec jaune et rose d'application.

rentrures : 1° d'un jaune d'application , qui a développé du vert en recouvrant le bleu , et de l'orange en recouvrant le rouge ; 2° d'un rose de même espèce, qui a donné du violet évêque dans sa superposition sur le bleu.

En 1835 , M. J. Schlumberger jeune , de Thann , a fait un article du même genre où le cachou dominait, et auquel, pour cette raison, on a donné le nom de lapis fond cachou. Le sujet était un assemblage de feuilles de fantaisie rouges, à centre bleu, jaune, vert et blanc, bordées d'une rangée de picots blancs et enchâssées dans un cadre noir bon teint, qui en suivait tous les contours. Pour le fabriquer, on imprimait :

4° Le mordant noir lapis bon teint, épaissi à l'amidon grillé et à la terre de pipe ;

2° Après un jour de repos, le blanc réserve sous mordant rouge, au jus de citron et au sulfate cuivrique, enréglantla force du jus de citron d'après celle du mordant d'alumine, qu'il s'agit d'enlever ;

3° Un jour après, le mordant rouge réserve sous bleu [rouge lapis ) ;

4° Le fond cachou réserve sous bleu, qui peut être une des préparations indiquées, § 569, avec addition d'un sel cuivrique ou zincique , ou de tout autre agent, capable de faire réserve sous bleu , sans qu'introduit dans la préparation il en altère la nuance ou en entrave la fixation. Le cachou dont se servait M. Schlumberger était composé comme suit :

Dans 10 litres décoction de cachou, à 250 gr. par litre , on faisait dissoudre :

2 kil. chlorure ammonique; on épaississait avec 4k,350 gomme Sénégal , • 3 kil. terre de pipe, et l'on ajoutait au tout 0',460 nitrate cuivrique, à 55° AB.

L'exécution de ce fond cachou réclame beaucoup de soins. L'impression doit en être aussi prompte que possible, et la dessiccation, au contraire, très lente , pour l'uniformité de l'oxidation de la couleur et partant de la nuance. Du reste, comme l'introduction des sels cuivriques lui donne un ton très brun, quand on désire une teinte plus claire , on remplace ces composés salins par le nitrate ou le sulfate zincique.

Lorsque le cachou est imprimé, on suspend les pièces dans un étendage à air libre, où on les abandonne durant quatre à cinq jours , pour donner aux mordants le temps de se décomposer et de s'unir à la toile , et au cachou celui de s'oxider complètement. On cuve alors dans la cuve à roulettes , fig. 140 , on fait déverdir, on expose à l'eau, on nettoie parfaitement, on bouse durant trente minutes à la température de 60°, on dégorge de nouveau , et enfin l'on teint dans un bain contenant pour 10 pièces :

30 kil. de garance (d'Alsace de préférence ) , 2k,5 sumac, % kil. colle forte.

On commence la teinture à la température de 20°, on la porte

progressivement à l'ébullition durant l'espace de deux heures , et

on la maintient à ce degré durant un quart d'heure. Après le ga-

rançage, on lave, on dégorge les pièces et on les avive par un

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ou deux passages au savon, § 5/|2. Si l'on préfère la garance d'Alsace, c'est que le rouge qu'elle produit est moins brun que celui qu'on obtient de la garance d'Avignon, et que le noir est toujours d'un ton plus décidé. Quant au sumac, autant il est efficace pour prévenir l'altération du bleu et du blanc et rehausser la vivacité et l'éclat du noir, quand il est employé en proportions convenables, autant il devient nuisible quand on le fait

prédominer.

On procède ensuite à la rentrure du jaune d'application à la graine de Perse , épaissi à la farine et à la. gomme, qu'on fixe le lendemain de l'impression par un léger passage en eau de

craie.

Dans les mêmes articles, M. Schlumberger jeune rentrait quelquefois un rose d'application dont la composition suit :

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