partie inférieure d'un trou où s'emboîte le rouleau E , sous lequel
Fig. \ 59. passent les pièces. Pour élever l'acide au
degré de te npérature qui convient, on place l'auge ou le baquet dans l'intérieur d'un autre auge en cuivre ou en bois formant bain-marie, que l'on chauffe directement ou au moyen de la vapeur. Sur les deux côtés sont deux trinquets parallèles à l'axe de l'auge K, L, qui aident à jj-k la circulation des pièces dans le bain .
Ajoutons qu'on doit rincer le tissu immédiatement après sa sortie de l'acide, et qu'en conséquence il convient de placer l'appareil à proximité d'une cuve d'eau contenant de la craie, où l'on puisse les manœuvrer, ou d'une eau courante , où on les laisse suspendues durant un certain temps. On étend l'acide d'une quantité d'eau en rapport avec l'effet qu'il s'agit de produire. En principe , on doit l'employer aussi faible que possible , quitte à élever un peu plus la température du bain; mais on est obligé d'avoir égard à la manière dont se comporte la réserve pour ne pas dépasser le degré , où , entrant en fusion , elle tend à se séparer de la fibre.
Lorsqu'on a des couleurs très fortes à enlever, on va jusqu'à prendre :
2 vol. d'acide nitrique du commerce pour \ vol. d'eau.
Quant à la durée de l'immersion , elle varie selon la force de l'acide, selon la nature de la couleur qu'il s'agit d'enlever, et enfin selon la température du bain ; c'est donc à l'opérateur à la déterminer par une expérience préalable. Au lieu d'un seul rouleau placé au fond de l'auge, il vaudrait mieux en avoir deux ou trois , pour prolonger plus régulièrement le contact du tissu avec le liquide.
FONDS NOIRS ET PUCES ENLUMINES. [\1 ï
Après avoir enlevé l'acide , on nettoie les pièces et l'on donne aux parties rongées et jaunies une teinte plus franche en les faisant passer dans une eau portée à l'ébullition , où on les tient quelques instants submergés au moyen d'un appareil à roulettes, fig. 1Ù8 ; la réserve ne tarde pas à fondre, à surnager, et quand l'étoffe a été ainsi dépouillée de la majeure partie du corps gras ou résineux qui la recouvrait , on lui donne un bain de savon bouillant , additionné d'un peu de carbonate sodique , dont l'intervention complète l'enlèvement de ce corps en faisant virer à l'orangé tous les points de la fibre jaunis par l'acide nitrique . Voici quelques exemples de cette fabrication .
A. Fonds orange avec dessin blanc, ou rouge, ou rose, ou bleu, ou vert, ou, en un mot , toute couleur qui peut être réservée et subir T opération du nettoyage au savon et au carbonate
sodique.
On imprime sur un tissu blanc ou préalablement teint à la nuance qu'on veut donner au fond la réserve résineuse, on passe en acide nitrique, pour jaunir la fibre ou la décolorer s'il y a lieu, on lave, et l'on nettoie en savon et en carbonate sodique, pour donner au jaune la teinte orangée.
Lorsque la couleur est trop délicate pour supporter les passages en savon, on foularde les étoffes en mordant , après avoir fixé celui-ci , on imprime la réserve , on passe dans l'acide nitrique , additionné d'une certaine quantité d'acide tartrique, pour favoriser la dissolution du mordant , on rince , on nettoie, et IVpération du mordançage se trouvant accomplie, il ne reste plus qu'à teindre le mordant réserve dansée bain de matière
colorante.
B. Fonds orange avec impression blanc et bleu réserve.
\° On imprime la réserve mécanique ; 2° On cuve un bleu à la nuance désirée, on déverdit, on rince et l'on dessèche:
3° On rentre une seconde impression réserve mécanique ; 4° On attaque par l'acide nitrique;
BB
SWwl
iS|: