DES COULEURS IMPRIMEES SUR TISSUS CHAÎNE COTON
8 752 L'impression et la fixation des couleurs sur les tissus nu-lame (chaîne coton ) offrent au fabricant beaucoup plus de difficultés que sur les tissus pur coton et pure lame, ce qu on s explique sans peine quand on réfléchi à la composition respective des couleurs qui conviennent aux uns et aux autres. Ainsi, les couleurs fortement acides que l'on imprime sur lame brûleraient , dans le plus grand nombre de cas , les tissus de coton : de plus . il est certaines matières colorantes qu, se fixent facilement à la laine , tandis qu'elles n'adhèrent à la fibre du coton qu'avec une extrême difficulté. Le sulfate d indigo est une de ces matières : aussi cette couleur imprimée sur des étoffes chaînes coton ne donne-t-elle jamais lieu qu'à une coloration nuparfaite du tissu , comme le prouve l'éch. 234, dontlabande centrale , recouverte de carmin d'indigo , colorée dans sa trame seule, qui est en laine , est restée incolore dans la chaîne , qui est en coton.
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£3 4. Bleus t|uî couvrent individuellement la fibre de coton
et de laine.
Nous avons dit que , pour beaucoup de couleurs vapeur sur coton, il convient de mordancer préalablement le tissu; il en est de même pour les étoffes mi-laines , et cette préparation est nécessaire ici, non seulement pour arriver à la coloration delà fibre dans toutes ses parties , mais encore pour obtenir des teintes plus uniformes et plus intenses.
La préparation des tissus chaîne coton se fait à peu près comme celle des calicots, si ce n'est que la laine étant fortement attaquée par les alcalis, § 333 , on ne peut employer qu'avec beaucoup de précautions les mordants alcalins , d'un emploi si facile et si heureux pour les toiles de coton.
Du reste , il est important que les tissus soient parfaitement blanchis avant de recevoir le mordançage : autrement les parties blanches restent sales et des inégalités se font remarquerdans les nuances. Quand on a lieu de penser que le blanc n'est pas parfait , il convient de faire passer les pièces, durant dix à douze minutes , dans un bain chauffé à 50 ou 55°, contenant une certaine quantité de cristaux de soude (100 à 120 gr. par pièces de 60 mètres) ; à leur sortie de ce bain alcalin on les rince à l'eau courante , puis on les place dans un bain marquant environ 3° AB, contenant 1 partie sel d etain , 2 parties acide
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COULEURS SUR CHAINE COTON. 425
sulfurique et 40 parties d'eau. Après un passage de huit à dix minutes , on rince de nouveau à la rivière , on dessèche et l'on cylindre pour imprimer.
Quelques fabricants les foulardent dans une solution destannate sodique , même très forte ( 11 à 12°^4B) , et en les sortant d'un pareil bain , qui ne tarderait pas à les endommager, les font passer immédiatement dans une solution faible d'acide sulfurique , qui détermine la mise en liberté de l'oxide stannique et sa fixation à l'étoffe. Nous croyons que l'intervention des acétates produirait encore un meilleur effet; d'après nos essais il ne faudrait que foularder en chlorure stannique et immédiatement après clans une dissolution d'acétate ammonique ; les acétates sodique et potassique pourraient également être employés, mais avec moins de succès. L'oxide stannique, mis en liberté par le déplacement qui a lieu lors du séchage , se fixe à l'étoffe d'une manière d'autant plus favorable au développement des nuances que la dessiccation est moins rapide. Après cette fixation , on peut , selon les genres d'impression qu'il s'agit d'exécuter, nettoyer à l'eau ou imprimer préalablement les couleurs , pour n'effectuer le lavage qu'après le vaporisage ; mais, dans ce cas , il faut connaître les proportions exactes de chlorure stannique et d'acétate ammonique qui doivent se neutraliser mutuellement , et de plus imprégner l'étoffe de la quantité strictement nécessaire de chlorure stannique.
Quant à l'impression , elle est la même que celle des laines pures , à la durée près du fixage , qui est moins longue , mais qu'on ne peut déterminer, attendu que cette opération , toutes circonstances égales d'ailleurs, demande plus ou moins de temps selon le système de vaporisage que l'on suit et la dimension des appareils dont on se sert.
Comme les dissolutions d'étain qu'on emploie dans les genres vapeur ont une grande influence sur le succès d'une opération , quoique nous en ayons déjà donné un grand nombre, nous n'hésitons pas, à faire connaître encore les deux suivantes :
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de la Fabrication en particulier
2G8. Composition physique.
Dans 10 kil. chloride hydrique du commerce mélangés à :
5 kil. acide nitrique à 36° AB , on fait dissoudre lentement
en ajoutant le métal par petites portions, 2k,240étain en grenaille, et l'on conserve le tout pour l'usage.
Dissolution pour ponceau.
On fait dissoudre peu à peu et en les introduisant par très petites portions :
2k,840 étain pur en copeaux dans un mélange formé de 4 0 kil. acide nitrique à 36° AB , 4 0 kil. chloride hydrique du commerce. Cette préparation ne diffère de celle indiquée, § 480 (a) , que parce qu'elle ne contient pas de chlorure ammonique.
Il ne nous reste plus qu'à indiquer la composition des couleurs ; mais comme plusieurs de celles-ci comportent l'emploi de bains colorés et préparés à l'avance, nous parlerons d'abord de ces derniers.
2S9. Bain de campêche préparé .
Sur 2k,500 alun pulvérisé
4 k, 250 sulfate cuivrique , 2k,500 acétate plombique , on verse ,
4 0 lit. extrait de campêche à 6Mb', préalablement portés à 1 ébulhtion et dont on prend la partie claire.