‹ Traité théorique et pratique de la dissertation philosophiqueChapitre 1 sur 189 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Dr: LA DEUXIÈME EDITION

La dissertation est depuis 1810 une des compositions du concours général des lycées, et depuis 1866 une des épreuves •du baccalauréat es lettres. Destinée à représenter les connaissances acquises pendant une année entière, elle exige une préparation sérieuse. C'est à ce besoin que répond notre livre.

Déjà, après avoir consacré une partie de notre vie à des travaux d'érudition qui ont fait connaître les doctrines d'une école célèbre l, nous avons essayé de contribuer pour notre part au progrès des études philosophiques en rédigeant, dans le Dictionnaire des sciences et cl s lettres de M. Bouillet (édition de 1872), des articles substantiels sur la Philosophie, les Beaux-Arts, l'Économie politique et sociale, afin d'offrir aux élèves aussi bien qu'aux autres classes de lecteurs un exposé clair et précis des théories qui constituent la science dans son état actuel. Nous complétons aujourd'hui notre œuvre en publiant un traité où, mettant à profit l'expérience que nous avons acquise dans une longue pratique de l'enseignement, nous nous proposons de rendre à la fois plus facile et plus fructueuse la préparation à l'épreuve de la dissertation.

Ce traité comprend trois parties.

I. Théorie de la dissertation. Nous commençons par enseigner à composer une dissertation, c'est-à-dire à comprendre le sens d'une question, à rassembler les idées qui s'y rapportent, à les lier ensemble et à les grouper dans l'ordre le plus convenable, à les exposer sous une forme analytique à l'aide d'exemples bien choisis. Nous montrons que, pour réussir dans cet exercice, il faut y appliquer la méthode suivie dans les autres compositions scientifiques, étudier les définitions, se faire un recueil d'exemples, prendre pour modèles un certain nombre de plans et de dissertations, faire des lectures qui développent la réflexion et habituent aux formes

1. Nous avons collaboré avec M. Bouillet à la traduction des Ennéades deflolin (1861). ouvrage couronné par l'Institut, et avec M. V. Consio à sa seconde édition de Proclus (ProcJi pftiJosopJrt piafontei opéra inedita, MDCCCLXiV),

PHIL. LKV.

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