PRÉFACE DE L'ÉDITEUR
Le traité que je fais paraître est la dernière œuvre de feu mon frère, Benoit Valerius.
Fruit de longues et pénibles études dans les usines, écrit dans un style simple et clair^ rempli de vues originales d'une haute utilité, riche en faits nouveaux exposés et classés avec précision et méthode, cet ouvrage était appelé au même succès que ses autres publications. Mais la mort n'a pas laissé à l'auteur le temps de recevoir la récompense de ses travaux.
Bien qu'étranger à la métallurgie, j'ai considéré comme un devoir de publier le manuscrit qu'il avait laissé. En le faisant, j'ai voulu, non-seulement honorer la mémoire d'un frère vivement regretté, mais encore conserver à la science des matériaux qui peuvent contribuer à ses progrès.
Si j'ai pu accomplir ma tâche et même ajouter à l'ouvrage de mon frère la description de quelques appareils construits depuis sa mort(*), c'est grâce à l'appui dévoué que j'ai
(■) Mon frère est mort le 50 mai J87ô.
trouvé chez MM. les employés et contre-maîtres de l'usine de Seraing, et notamment de la part de MM. les ingénieurs Kraft et Greiner.
Je dois beaucoup aussi à l'obligeance de MM. Bonehill et Detombay, maîtres de forges, à Charleroi, et de M. Deby, ingénieur à Bruxelles, qui m'ont fourni plus d'un renseignement précieux.
Enfin, j'ai été fortement secondé par mon neveu^ le docteur Albert Valerius^ d'Anvers, qui a bien voulu se charger du laborieux travail de la réduction des dessins originaux.
Je suis heureux de pouvoir^ ici, leur exprimer^ à tous, ma vive reconnaissance.