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822. Réduction considérable du déchet dans l'appareil Bessemer à l'usine de Heft, en Carinthie. — On lit dans une brochure que la Compagnie Rauscher, de Heft, a fait distribuer aux visiteurs de l'exposition universelle de 1867 : en '1866, 100 de fonte ont donné en moyenne 82,67 de lingots d'acier, 0,52 de grenailles, 2,98 en fonds de poche, 0,57 de bavures et 0,86 de projections : d'où déchet dans la cornue 12,80 et perte totale 17,55. En décembre 1866, on est parvenu à abaisser le chiffre de la perte totale à 15,S0 pour 100, c'est-à-dire à réaliser un rendement de 86,b0 en lingots d'acier propres.
825. Composition des produits obtenus aux diverses périodes du travail d'une charge dans l'appareil Bessemer. — Le premier travail qui ait été fait sur la partie chimique du procédé Bessemer est celui de Grill, publié par Wagner (Jahresb., 18b9, p. 28). Il est très-incomplet et peu ou point appuyé d'analyses chimiques. Le tableau ci-dessous, extrait d'une notice de Kupelwieser (Ding. l. 185, p. 50 et Wagner, Jahresb., 1868), qui accompagnait les produits remarquables exposés par l'usine impériale de Neuberg (Styrie) à Paris, en 1867, paraît combler cette lacune que le travail Bessemer présentait encore dans sa partie théorique. D'autres travaux du même genre ont été faits plus tard, entr 'autres à Seraing (voir plus loin) et en Angleterre (voir Ding., t. 200, p. 59). Voici une analyse du travail de Kupelwieser.
La charge n" 599 du 2 décembre 1866 se composait de 62 quintaux 80 livres (poids de Vienne) d'une fonte gris foncé graphiteuse (n" 10), provenant du traitement des minerais grillés d'Altcnberg au charbon de bois tendre. Cette fonte fut versée directement du haut fourneau n" 2 dans le convertisseur, bien qu'elle renfermât assez de silicium pour supporter une refonte avec ménagement. Nombre des tuyères 49. Diamètre 4 lignes. Pression moyenne du vent 20 livres par pouce carré. Durée de la première période 28 minutes. — Seconde période. Durée 7 minutes. Pression moyenne du vent 18 ou 19 pouces. Point de projections, ce qui peut être attribué à la richesse de la fonte en silicium. — Troisième période. Durée 5 minutes. Pression de près de
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19 pouces. — On ajouta 3 quintaux de fonte, puis, le dégagement de gaz ayant cessé, on fit la coulée. Déchet plus considérable qu'à l'ordinaire, savoir de 17 pour 100, sans doute, en partie du moins, à cause des interruptions occasionnées par les prises d'essai. — Le graphite disparaît dans la première période, en partie par entraînement dans le courant gazeux, en partie par la combustion et en partie par sa rentrée en combinaison avec le fer. — L'élimination du soufre est attribuée à la grande quantité de manganèse contenu dans le métal. — A la fin de la deuxième période, le métal est de l'acier n° 5, selon l'échelle de Tunner. A la fin de la troisième période, il occupe le n° 7 de cette échelle et après l'addition finale, le n° 6. — Il faut que le dosage du cuivre dans le métal pris à la fin de la troisième période n'ait pas été fait exactement, car il serait difficile d'expliquer d'une autre manière la grande diminution de ce métal par une addition de 3 quintaux de fonte seulement. — L'alumine, la chaux, la magnésie et une partie de la silice trouvées dans les scories proviennent des parois du four. — Les scories sont en partie des bisilicates, en partie des mélanges de bi- et de trisilicates. — La faible proportion d'oxyde ferreux dans les scories au commencement comme à la fin de la période du bouillonnement doit surprendre : plutôt que de décarburer le fer, ces scories doivent avoir une tendance à absorber de l'oxyde de fer. — On a été surpris de la faible quantité de scories trouvées dans le convertisseur à la fin de la première période et on a négligé de prendre le poids des scories obtenues à la coulée. — L'état du soufre et du phosphore dans les scories n'est pas indiqué. — Le fer qui s'oxyde produit généralement de l'oxyde ferroso-ferrique, dont une petite partie se dissout à l'état d'oxyde ferreux dans la scorie, mais la majeure partie est projetée au-dehors de l'appareil sous la forme d'une fumée brun-rouge. Toutefois, le degré d'oxydation du fer dans la fumée qui se dégage reste encore à déterminer. — La quantité d'oxygène nécessaire, savoir 732,36 livres = 9066 pieds cubes, donne, avec 34.264 pieds cubes de gaz azote, 43330 pieds cubes d'air, qui correspondent à une consommation moyenne de vent égale à 1140 pieds cubes par la charge ou de 660 pieds cubes par quintal de celle-ci et en une minute. Ces quantités dépassent un peu les moyennes ordinaires admises, ce dont l'augmentation du déchet susmentionnée permet de rendre compte. — Les fréquentes obstructions des tuyères, principalement durant la première période, ne permettent pas de calculer la quantité d'air d'après le diagramme du vent et le diamètre des buses. D'ailleurs, à égalité de pression du vent, le nombre des coups de piston peut varier d'une minute à l'autre dans des limites Irès-larges, par exemple, depuis 60 par minute à 20. — Suit le tableau susmentionné :
Analyses des divers produits d'une charge faite à l'usine Bessemer de Neuberg, en Styrie.