EN LIVRES
HEURES
CHARGÉ EN LIVRES
CHARGÉ EN LIVRES
HEURES
CHARGÉ EN LIVRES
Foute
Fonte grise
Fonte grise
Fonte
Fonte
de Suède
de Cleveland.
d'hématite.
Spiegel.
de Suède.
Spiegel.
de Suède.
Spiegel
Scorie brevetée .
Fer ébau.
Ébauché.
Ebauché.
Débris d'acier
9— iO
Ilmenite.
Ebauché.
Ebauché.
10— âO
Hématite
IS
IS
IS
Hématite
Hématite.
Ilmeuite.
Hématite
Spiegel.
Spiegel.
Spiegel.
Spiegel.
Spiegel.
CIUP. IV. ACIERS DIVERS
d'acier 8624 livres, riquelles ou débris 304 livres. Déchet 8,S0 pour 100. — Chaude V. Production 6972 livres d'acier en lingots et 148 livres de riquettes. Déchet 12,32 pour 100.
931. Comparaison des procédés Martin et Bessemer. — Le marché nous offre les produits Bessemer par masses, tandis que ceux du procédé Martin sont encore rares. Le premier procédé a atteint l'aplomb manufacturier et peut dispenser des tâtonnements ; le deuxième présente encore des cas de non réussite et paraît plus compliqué (Wagner, 1870, p. 65).
Le procédé Martin exige des appareils beaucoup moins coûteux que le procédé Bessemer, un four Martin avec tous ses accessoires ne revenant pas à 20,000 fr. Par contre, l'appareil Martin produit moins que l'appareil Bessemer : il se prête à une petite production journalière, tandis que l'autre exige une forte production.
L'un et l'autre procédé exigent un choix attentif des fontes, mais ce choix ne paraît pas être aussi limité dans le procédé Martin que dans le procédé Bessemer, car le premier réussit avec les fontes blanches ou grises, chargées de silicium ou exemptes de ce métalloïde, tandis que, dans l'autre, on emploie généralement des fontes spéciales, très-siliceuses et gris foncé. Toutefois, suivant Frank (Wagner, Jahresb., 1. c), l'application de fontes traitées et même blanches au procédé Bessemer, n'est pas un fait accidentel ou exceptionnel, mais elle est basée sur des expériences suffisantes aux usines les mieux conduites, telles que celles de tVeuberg, de Gratz, de Ternitz, de Hcft, en Autriche, celle de Maximilien (Maximilianhuette), en Bavière, et celle de la reine Marie, en Saxe.
Comme le puddlage élimine une partie du soufre et du phosphore contenus dans les fontes et que le procédé Martin comporte l'emploi d'une grande quantité de fer puddlé, il paraît que les mêmes fontes traitées dans l'appareil Martin donneront des aciers meilleurs que ceux qu'on obtient dans la cornue Bessemer, mais l'un procédé aussi bien que l'autre ne donnent encore que l'espoir d'égaler un jour, sous le rapport de la qualité des produits, la fusion au moyen de creusets.
Il n'est pas encore démontré que le procédé Martin permette de fabriquer à un prix aussi bas que le procédé Bessemer.
Mieux qu'aucune autre méthode pour fabriquer l'acier, le procédé Martin se prête à l'emploi de réactifs propres à améliorer les produits (Verbesserungsmittel), et il permet de faire rentrer dans la fabrication les riblons d'acier et de fer. En effet, on pourrait facilement ajouter jusqu'à 67 de vieille feraille pour 100 de fonte, l'une et l'autre pures, naturellement, tandis que le procédé Bessemer n'a jamais
SECTION IV. PROCÉDÉ BESSEMER
comporté sans de grandes difficultés une addition de débris de fer forgé atteignant 30 pour 100 : il a fallu toujours chauffer le fer au blanc soudant et l'introduire dans le convertisseur avant d'y faire arriver la fonte. A la vérité, on sait aujourd'hui tirer un fort bon parti des débris d'acier Bessemer, mais ce n'est pas comme matière première de la fabrication. Aussi les deux procédés peuvent coexister sans se faire pour ainsi dire de concurrence.
APPENDICE