Influence du tirage de la cheminée. — Au laminoir de
M. Bonehill, à Marchienne, où les cheminées, servant chacune pour
deux fours, ont 80 pieds anglais de hauteur, on fait 9 fournées de fonte blanche, au lieu de 7, par 12 heures. L'adjonction d'un ventilateur serait d'une utilité incontestable, au moins durant la période de la fusion.
337. Puddlage du fine métal. — Si l'on affinait encore du fine métal, on le traiterait comme la fonte, excepté : 1° qu'on diminuerait
la charge de S k., c'est-à-dire qu'on mettrait 20S k., au lieu de 210 k. ; car, à l'époque où l'on puddlait du fine métal, on opérait sur 22S k. de ce produit, tandis que la charge en fonte hrutc se composait de 230 k. ; 2° que le travail serait confié, comme du temps passé, aux meilleurs ouvriers et se ferait dans les meilleurs fours et avec une houille plus gailleteuse que pour la fonte. La cause de ces dilïcrenccs tient à ce que le fine métal est plus sec que la fonte, et comme il s'affine plus vite, il exige plus de prestesse de la part des ouvriers.
338. Puddlage pour fer extra, à nerf, de la fonte belge au charbon de bois. — Admettons que l'on affine encore cette fonte. Toujours très-grise, elle prend une grande liquidité et attaque fortement la sole et les parois du four. On doit l'affiner par bouillonnement, mais on atténue les ravages qu'elle exerce sur le four, en la remuant durant la fusion, sans toutefois la briser. Dès quelle est fondue, on baisse le registre et, quand elle commence à bouillonner, on le relève, puis on arrange avec le petit rabot le feu de manière à développer la plus grande chaleur possible durant le bouillonnement. Quand le fer a pris nature, on doit le travailler fort dur, en le divisant le plus possible, pendant quatre ou cinq tours de sole qu'on lui fait faire, et on ne procède à la confection des balles qu'après s'être assuré que l'affinage est complet, c'est-à-dire, lorsqu'on ne remarque plus aucun bouillonnement dans le four et que les scories sont devenues bien blanches et liquides. — Travailler dur signifie faire faire encore un tour de sole au métal, quoique déjà bon pour le hallage, et le découper dans ce tour en morceaux aussi petits que possible, ce qui le purifie en le durcissant. — Dans le hallage, on soude blanc sur blanc, comme à l'ordinaire. — Durée d'une opération, 2 heures. Déchet, 10 à 12 pour 100. Consommation, 110 de fer ébauché pour 100 de charbon. — On obtenait du fer à nerf de première qualité. Toutefois la fonte dont il s'agit se travaillait le plus souvent à grains, par la méthode exposée plus loin.
339. Fers grenus et tendres — Travail à fer jeune. — Le puddlage par bouillonnement décrit plus haut donne un fer mou, entièrement affiné, qui n'est pas celui qu'on cherche à obtenir généralement. Un grand nombre de forges produisent, au contraire, un fer un peu jeune et aciéreux, ou une espèce d'acier puddlé, en limitant le degré d'affinage à partir du moment où le métal s'agglutine sous le ringard, dans les scories, c'est-à-dire en abrégeant le soulèvement du fer au milieu du courant des gaz oxydants qui traversent le fourneau. Le fer ainsi obtenu est plus facile à souder que celui dont l'affinàgc a été achevé. Ce fer olfre aussi l'avantage de donner des loupes plus faciles à débarrasser
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