‹ Traité théorique et pratique de la fabrication du fer et de l'acierChapitre 50 sur 189 · CIIAP. III. PUDDLAGE POUR ACIER ET POUR FER A FINS GRAINS · texte numérisé non relu

CIIAP. III. PUDDLAGE POUR ACIER ET POUR FER A FINS GRAINS

impossible d'obtenir de l'acier puddlé avec du métal mazé, parce que, dans le mazcage, la fonte perd généralement de 1/2 à \ pour 100 de carbone et exige, par conséquent, pour sa fusion ultérieure une plus haute température. En outre, il faut peu brasser pour solidifier le métal fondu ; et comme la température, à partir de la période de fusion, est nécessairement élevée, le métal solidifié ne peut conserver assez de carbone pour constituer de l'acier pendant le temps que l'on aclicve de le mettre en balles. Scion Parry, le seul défaut de l'acier puddlé est de ne pas se souder parfaitement. Le manque d'homogénéité, qui tient en grande partie à l'interposition des scories, ne disparait qu'après une refonte complète. (Actes de l'institut des ingénieurs du pays de Galles, 1863, t. III.)

III, IV et V. Fontes employées dans la Loire pour acier puddlé. — III. Fonte de l'Allélik (Algérie), grise, très-graphiteuse. — IV. Fonte truitée grise de Solleiizara (Corse). La charge se compose de 80 k. de la première fonte et de 120 k. de la seconde. — V. Composition moyenne de la charge. — Il y avait une très-minime proportion de soufre, mais aucune trace de phosphore, ni de cuivre. Le four étant à une bonne chaleur blanche, on avait jeté sur la sole 25 à 30 k. de crasses du marteau et de battitures tombées aux laminoirs d'étirage.

La durée de l'opération et des diverses périodes était repartie de la manière suivante : réparation de la sole, chargement, etc. 7 minutes ; fusion 40 à të minutes ; incorporation de la fonte et du laitier 2S à 30 minutes ; brassage, effervescence, 20 à 2S minutes ; confection des loupes 6 à 8 minutes ; temps perdu entre deux charges, 5 minutes; total l''4.3' à 2 heures. — Le déchet , qui peut se réduire à 4 ou 5 pour 100, au moyen d'un travail bien conduit sur une sole en riblons, atteint au maximum 10 à 12 pour 100. Consommation de houille 130 à 150 pour 100 de l'acier, ou 160 à 180 k., suivant que la qualité de la houille est bonne ou inférieure.

VI. Acier puddlé de Koenigslmette, avec cassure à « rosace ». Il y avait des traces de graphite (Wagner, Jah.-ber., 1861, p. 75).

Page 1