‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 123 sur 295 · XVH · texte numérisé non relu

XVH

Femme. 52» FélîE$ataii*e. Domeistique.

Perte d’une nièce. 1155 J. Gastro-entérite.

Elle a toujours eu un esprit très borné. Elle habitait une communauté de religieuses , où on ne pouvait l’employer qu’à balayer les cloîtres.

Un mois avant l’entrée, elle perdit une nièce qu’elle aimait beaucoup ; et, vers le même temps , fut vivement impressionnée par le spectacle d’un feu d’artifice. Depuis ce moment, délire, exaltation dans les idées, cris, insomnie.

Premier mois : agitation excessive, vociférations, paroles sans suite. Balbutiement. Refus d’alimens. La malade chante des hymnes ; elle se plaint d’avoir été placée avec des folles. Elle veut s’en aller chez ses païens. Elle mange bien.

Deuxième mois : elle a une calèche. La maison de Saint-

est à elle. Elle veut y retourner. Léger embarras

dans la parole. La volubilité de la parole est extrême. Insomnie. Agitation excessive. Évacuations involontaires.

Troisième mois : elle est mariée. Elle prend un interne pour son mari. On bat ses enfans. Elle les entend crier. Elle prend ses compagnes pour ses enfans. Cris continuels.

FOLIE CHRONIQUE

Les paroles sont tronquées. La malade ne peut plus articuculer.

Quatrième mois : la malade se calme. La parole est sensiblement moins embarrassée. Le- délire est moins actif. La malade gâte.

Sixième mois : retour de Fagitation , et de l’embarras de la parole. Plusieurs alternatives de calme et d’agitation ; pendant le calme , la parole est libre. L’intelligence s’alï’aiblit de plus en plus. 'La malade ramasse des ordures. La marche et la parole sont peu embarrassées. L’agitation devient rare et courte. Elle prétend qu’elle n’y voit presque pas , que ses bras sont cassés , qu’elle est maigre , qu’elle se réduit à rien , que ses jupes ne tiennent plus sur elle , que , si ça continue , elle va bientôt mourir.

Pendant la dernière année , la parole et la marche sont libres. Faiblesse intellectuelle, calme , docilité. Inquiétudes pour sa santé. La malade gâte jour et nuit. Des symptômes de gastro-entérite se manifestent. La malade se déclare perdue. Elle dit qu’elle s’en va, qu’elle est bien mal. Elle dépérit rapidement et meurt.

Encéphale, 0.980. — Cervelet, 0.120.

Circonvolution antérieure, 7'". Longueur du lobe antér., 32'”. '

Couche coitic.'ile, P. 1"* 5 à 2"' ; B. , 3"' à 3*” 5.

Point d’épaississement des membranes. Substances grise et blanche saines, fermes. Circonvolutions minces , petites ; anfractuosités peu profondes. La substance blanche ne constitue, dans beaucoup de circonvolutions , qu’une lame très mince. La surface du cervelet est molle , jaune ; un grand nombre de feuillets ne sont recouverts, sur leur tranche, que par une couche excessivement mince de substance jaune. Les nerfs olfactifs sont réduits à un mince filet.

Femme. 47. I^Iaa'îée. Oiaveièee.

— 1215 J. Gastrite chronique.

Aiïaiblissement des facultés intellectuelles. Paroxysmes d’agitation et de fureur. Surdité. Symptômes de gastrite et de maladie du cœur, marasme , mort.

Encéphale, 1.171.

Ecchymoses sous-arachnoïdiennes disséminées dans toute rétendue des hémisphères. Substance cérébrale généralement injectée.

Femme. 7 6. Mas*iée. Heiitièa*e.

— 1305 J. Brbnchite chronique.

Abolition des facultés intellectuelles. Cris , agitation. Évacuations involontaires. Catarrhe pulmonaire chronique, marasme.

Encéphale, 1.12's^.

Épaississement de l’arachnoïde. Injection de la piemère. Circonvolutions amincies, surtout à l’extrémité des lobes antérieurs. Ramollissement des deux substances à cette extrémité. Ventricules latéraux dilatés.

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