‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 143 sur 295 · m. VII. 8. IX. X. XIV · texte numérisé non relu

m. VII. 8. IX. X. XIV

OBSERVATIONS DE FOLIE

Homsne. 54. I^larié. Renticp.

Ivrognerie. 34 J. Hémorrhagie de l’arachnoïde.

Ancien militaire, ancien cafetier; cet homme faisait abus des boissons alcooliques. Lors du passage du convoi funèbre de Napoléon , il boit plus que de coutume , tout en s’exaltant à propos de son ancien général , et sa raison se trouble complètement.

A l’entrée, agitation, turbulence, loquacité, incohérence. Idées de richesse et de puissance. Embarras de la parole. Tremblement des mains. Mouvemens désordonnés. Insomnie.

L’agitation s’accroît de jour en jour. La parole s’embarrasse de plus en plus. La marche devient vacillante. La langue est chargée ; les lèvres se sèchent et se couvrent de croûtes noirâtres. Le pouls est à 92. On a beaucoup de peine à faire prendre des alimens au malade. 11 ne prend facilement que les liquides. — Le malade maigrit. Il a quelques vomissemens. L’incohérence est complète. Ses paroles , à peine articulées , n’ont plus de sens.

La veille de la mort, la face est pâle , le malade est engourdi, l’agitation a complètement cessé. Le malade a de la peine à se tenir debout. La parole est à peine possible* Couché , le malade reste immobile , la physionomie s’altère , la respiration s’embarrasse , la connaissance se perd.

Encéphale, 1.310.

Un peu de sang liquide dans la cavité arachnoïdiennej au fond de la fosse sphénoïdale droite. Épaississement avec opacité des membranes dans les trois quarts antérieurs de la convexité des hémisphères à l’extrémité antérieure des hémisphères ecchymoses sous-arachnoïdiennes.

Adhérences de la pie-mère à la surface corticale, qui se détache par larges plaques comprenant toute l’épais-

FOLIE PARALYTIQUE

seur de la couche corticale dans plusieurs points des lobes antérieurs. La couche corticale est très molle et a une couleur lilas claire. La substance blanche est molle. Les ventricules offrent quelques granulations à peine sensibles. Les membranes adhérent à la surface du cervelet, et entraînent en se détachant une couche mince de substance corticale. Hypérémie générale de l’encéphale.

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