‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 167 sur 295 · III. 8. IX. X · texte numérisé non relu

III. 8. IX. X

lïomine. 42. IVleifiuisiiei*.

Ivrognerie. 387 J. Arachnoïdite.

Il y a un an , il annonce à tout le monde qu’il a de grandes entreprises ; il arrête beaucoup d’ouvriers , il achète des bois qu’il abandonne sur la voie publique. 11 parle de grands voyages à faire dans l’intérêt de son commerce. Pendant les six derniers mois, il a eu deux congestions cérébrales. Depuis quinze jours , délire , agitation , idées de grandeur , de richesse.

A l’entrée, agitation excessive ; il a 200,000 livres de rente , il est colonel. Il frappe, heurte , déchire. Embarras prononcé de la parole. La station paraît assez solide. Toutefois le malade aime à rester couché à terre. 11 a des éblouissemens terribles. Incohérence , agitation , insomnie. Une escharre se développe au coude par suite de l’usage de la camisole. Il prétend un jour qu’il s’est disputé la nuit avec un rat énorme qui est venu dans sa chambre. Diarrhée , marasme , mort.

Encéphale, 1.295.

Épanchement de deux verres de sérosité purulente dans la cavité arachnoïdienne. L’arachnoïde n’est pas rouge ; on en détache des flocons albumineux sous forme de membranes molles. Épaississement considérable , opacité, injection des membranes cérébrales dans la partie moyenne de la convexité supérieure des hémisphères. Dans quelques points il s’est développé entre la pie-mère et l’arach-

OBSERVATIONS DE FOLIE

noïde des poches remplies de sérosité jaunâtre du volume d’un gros pois et d’une petite noisette. Les circonvolutions des lobes antérieurs sont minces , les anfractuosités sont larges et peu profondes. Les lobes antérieurs sont courts ; à leur face inférieure la couche corticale est rougeâtre et molle. De la surface des circonvolutions , on détache facilement une pellicule mince comme cornée, audessous de laquelle on trouve , en plusieurs points , la couche moyenne molle et rouge. Cette pellicule , ellemême, est molle en plusieurs points. Injection générale de la substance cérébrale, ni. 4. 8. X. xvii.

Homme. 41 • llarié. Commis.

— 425 J. Congestion cérébrale.

Embarras extrême de la parole. Difficulté de la station. Marche chancelante. Délire général. Agitation.

Après quatre mois de séjour , l’agitation se calme , et la paralysie reste stationnaire.

Quatre mois avant la mort , l’affaiblissement des facultés intellectuelles et des forces musculaires fait des progrès. Le malade éprouve plusieurs congestions cérébrales.

Un mois avant la mort , perte de la parole , impossibilité delà station, développement d’escharres. Évacuations involontaires. Perte absolue de toute intelligence. Le malade, immobile sur le dos , ne mange que les alimens qu’on lui pousse dans la bouche.

Encéphale, 1.312.

Opacité et épaississement des membranes dans plusieurs points , notamment vers la scissure de Sylvius, et dans les parties correspondantes aux anfractuosités de la convexité des hémisphères. Ramollissement général de la couche cor-

FOLIE FAUALYÏIQUE.

ticale, qui s’enlève par plaques avec une grande facilité, partout à l’aide du manche du scalpel, et par la traction des membranes dans un grand nombre de points, surtout à l’extrémité des lobes antérieurs, à la convexité des hémisphères le long de la scissure interlobaire , et à la partie inférieure des lobes moyens. L’altération est beaucoup moins considérable dans les lobes postérieurs. Ventricules latéraux dilatés, contenant de la sérosité transparente. Membrane ventriculaire d’un blanc légèrement opalin, ayant perdu son poli. Injection générale de la substance blanche.

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