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Homme. 40. Harié. Peintre.
— 760 J. Marasme cérébral.
Après un mariage d’inclination , changement de caractère ; il devient dévot et sombre. Vers la fin de 1835 , sans cause connue, autre que des excès de travail, embarras de la parole , diminution de la mémoire. Embarras dans la marche , chutes fréquentes ; légère incohérence dans les idées.
Dans le courant de février 1836 , il fait une chute occasionnée par une faiblesse dans le pied droit , il trébuche à chaque pas. 11 divague , il s’occupe de vétilles. Il ne peut se faire comprendre de ses élèves , bien que son travail de peintre ne se ressente pas de sa position. Des médecins consultés pensent « qu’en l’absence de tout phénomène antérieurement éprouvé, ces phénomènes sont le résultat d’une affection générale du système nerveux, dont, au bout d’un certain temps , l’action s’est portée spécialement vers un des points du cerveau, où elle a déterminé lentement, soit un ramollissement , soit , peur parler avec plus de probabilité , un léger épanchement, qui onH;, eux-mêmes, donné lieu à l’affaiblissement de l’intelligence et à la paralysie incomplète de la jambe droite.»
Entré le ï septem^bre 1837, à Saint-Yon. Le malade est extrêmement agité , il frappe , il déchire. Le malade a de
FOLIE PARALYTIQUE
la peine à se soutenir sur ses jambes. 11 parle avec diflîculté. Évacuations involontaires. Des congestions cérébrales se produisent fréquemment. L’embarras de la parole augmente ; la station devient impossible.
Le 19 septembre , le malade ne peut plus articuler un mot. Il est couché, sans mouvement , sur le dos. Il a l’œil fixe. 11 avale , avec une difliculté extrême , quelques cuillerées de liquides. Il ne paraît pas avoir de connaissance. De temps à autre , quelques efforts impuissans pour parler ; quelquefois le malade s’agite ; le plus souvent il est immobile et assoupi. Des escharres se développent dans la région du sacrum. Le malade reste dans cet état jusqu’au 9 octobre, jour de sa mort.
Léger épaississement avec opacité opaline de l’arachnoïde au niveau des anfractuosités, dans la partie moyenne de la convexité des hémisphères. Injection vive de la pie-mère, avec infiltration séreuse légère. Ecchymoses sous-arachnoïdiennes disséminées à la partie inférieure et latérale des lobes moyens, à la partie inférieure des lobes antérieurs. La pie-mère adhère à la surface cérébrale dans un petit nombre de points , et détermine là l’enlèvement de petites plaques de substance corticale, laissant , dans la couche , une perte de substance comme à l’emporte-pièce. La surface dénudée est rugueuse, rougeâtre. Sur ses contours, on peut facilement soulever une pellicule grise pâle, et on propage ainsi , de proche en proche , la dénudation de la couche moyenne. En entamant la couche corticale, on produit , avec une grande facilité , le même effet dans un point quelconque de la surface des circonvolutions. La pellicule, qu’on enlève ainsi, a une consistance plus grande que dans l’état normal. La surface dont elle se détache est rougeâtre.
A la partie inférieure des lobes antérieurs , le long de
OBSERVATIONS DE FOLIE
la gouttière des nerfs olfactifs , la superficie de la couche corticale est ramollie et a une couleur lilas assez foncée. Il en est de même à la partie inférieure des lobes moyens, le long de la grande fente cérébrale.
La couche corticale a une couleur lilas peu foncée , elle paraît être diminuée dans son épaisseur. Les circonvolutions sont généralement minces, les anfractuosités peu profondes , surtout à l’extrémité des lobes antérieurs.
Les ventricules sont dilatés. Granulations peu nombreuses à la surface ventriculaire. Substance blanche très ferme. Hypérémie générale des deux substances. Cervelet très ferme, sain dans sa substance et ses membranes.