‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 203 sur 295 · III. 8. IX. X · texte numérisé non relu

III. 8. IX. X

Hoiuiiie. 62. Célibataire. la^titatear.

— I(»95 J. Congestion cérébrale.

A l’entrée, tristesse, insomnie. — Le malade se croit atteint d’une affection grave qu’il attribue au sang. Des hémorrhoïdes dont il est atteint sont le prétexte de cette opinion. Il adresse au médecin de longs rapports sur sa santé , tout pleins de détails minutieux et insignifians. Il se croit l’objet de persécutions.

Après quelques mois , le malade engraisse , devient gai , demande à sortir. L’intelligence paraît un peu affaiblie, il croit que sa place d’instituteur l’attend , et qu’il n’a qu’à se présenter pour la reprendre.

Deux ans avant la mort , vertiges , agitation , congestion cérébrale , embarras de la parole , diminution de la sensibilité du côté gauche. Le malade veut sans cesse se lever, il tombe et ne peut se relever sans aide. Il traîne la jambe gauche. Après un mois, amélioration. Le malade marche en traînant la jambe gauche. Il veut s’en aller. Il a besoin d’aller trouver son ancien colonel, qui lui doit 800 fr. Il a été soldat , c’est-à-dire , il s’est enrôlé dans le temps pour chasser l’usurpateur. Le malade se croit très bon marcheur ; il marche aussi vite que qui que ce soit. Il veut retourner à son école pour reprendre ses fonctions d’instituteur , qu’il se dit très en état de rem-

FOLIK PARALYTIQUE.

plir. L’intelligence s’alTaiblit. Le côté gauche est plus faible que le droit. La parole est embarrassée. Des congestions cérébrales se répètent pendant les derniers mois de la vie. Les jambes s’œdématient. Il se forme , à l’une d’elles, un ulcère qui guérit. Une congestion cérébrale tue le malade en vingt-quatre heures.

Encéphale, 1.4^80.

Léger épaississement disséminé des membranes. Adhérences disséminées des membranes à la surface cérébrale. Ramollissement de toute l’épaisseur de la couche corticale dans la plus grande partie de l’étendue des hémisphères , notamment dans les points où il y a adhérence des membranes, où toute la couche se sépare en bouillie diffluente. Les lobes antérieurs sont courts et étroits. A la surface de la couche optique droite , dans le ventricule , existe une excavation pouvant loger un cotylédon de haricot ; cette excavation a une couleur de rouille , et est tapissée d’une membrane celluleuse. Dans l’épaisseur de la couche optique gauche, existent plusieurs kystes hémorrhagiques anciens, très petits. La substance blanche cérébrale est molle, hypérémiée. — La substance corticale cérébelleuse est molle, et se détache par flocons, en même temps que les membranes.

Page 1