XIV. XV
Homme. ^5. Célibataire. Graveur.
Ivrognerie et Excès vénériens.
Entérite.
Depuis plus d’un an, il buvait beaucoup, et s’épuisait en I excès de débauche.
Un mois avant l’entrée , trouble de l’intelligence qui augmente de jour en jour. Le malade dit qu’il agrandira son état. 11 a de nouveaux procédés; toute la France Viendra voir son établissement. Il connaît tout le monde. Il veut être militaire.
A l’entrée, agitation, loquacité, incohérence, insomnie. Il se croit le fils de Napoléon. Idées de grandeur.
Quinze jours après l’entrée , vingt-sept jours avant la mort , des symptômes d’entérite aiguë, avec fièvre intense, se manifestent et persistent jusqu’à la mort. Le délire et
^Ô8 OBSERVATIONS DE FOLIE
l’agitation persistent. Cris, injures , incohérence, insomnie. Il dit qu’il a mis le feu à la maison de son père. II chante la Parisienne. Il veut battre son gardien. Il articule assez bien les mots, mais il les prononce lentement. II reconnaît son père qui vient le voir. Le malade tombe dans la somnolence , délire à voix basse ; on ne peut saisir le sens des paroles murmurées. Contracture des membres.
Encéphale, 1.617.
Hydropisie arachnoïdienne et ventriculaire considérable. Légère opacité opaline des membranesauniveaudes scissures deSylvius. Adhérences larges et multipliées de la pie-mère à la surface corticale , qui s’enlève par plaques dans les lobes antérieurs , à la partie supérieure et latérale des hémisphères , à la partie inférieure des lobes moyens. Coloration rosée de la couche corticale. Hyperémie de la substance blanche. Dilatation considérable des ventricules latéraux , qui ont pris la forme de grandes poches globuleuses.
Jll. 4. 8. IX. X.
Homme. 25. Célibataire. Imprimenr.
Mère épileptique. 139 J. Méningo-cérébrite.
Il y a quatre mois , sans cause connue , changement de caractère. H devient susceptible , querelleur. Sa maîtresse s’aperçoit de ce changement , et l’abandonne, lien conçoit un vif chagrin , et va se jeter à la rivière ; mais il se sauve. Il devient de plus en plus taciturne. Plusieurs fois il cherche de nouveau à se jeter à l’eau.
Depuis deux mois, délire à voix basse, insomnie. Plaintes continuelles. Pas de réponses. Refus d’alimens. Il déchire ses vêtemens.
Depuis trois semaines , il gâte , et ne se lève plus.
Décubitus sur le dos. Stupeur. Vociférations sans suite.
Pas de réponses. Occlusion des paupières , rigidité des bras. Difficulté dans la déglutition. Agitation ; il cherche à se lever. Gémissemens. Trismus. Contracture et mouvemens convulsifs des membres supérieurs. Il a plusieurs fois appelé son frère. La sensibilité générale est obtuse. Mouvement fébrile. Coma.
Encéphale, 1.360.
Coloration d’un rouge vif étendue aux trois quarts antérieurs des hémisphères. Cette couleur est presque amaranthe à l’extrémité des lobes antérieurs, et au niveau de la scissure de Sylvius à droite. Cette coloration a son siège principal dans les membranes. Il y a, dans le quart postérieur, léger épaississement des membranes avec opacité. Les membranes sont décollées au niveau d’un grand nombre de circonvolutions. La surface de ces circonvolutions est rouge , ramollie , comme criblée de petites ulcérations; dans certaines circonvolutions , la substance grise ramollie a une couleur rouge violet. Le ramollissement, généralement superficiel , comprend dans les circonvolutions les plus malades, la moitié de l’épaisseur de la couche corticale. Coloration lilas de la couche corticale. Consistance très ferme de la substance blanche, qui est sablée de sang.' Hypérémie générale de l’encéphale , moins prononcée dans le cervelet , qui est sain.