IX. X
RÉSUME
J’ai rapproché et réuni dans une catégorie distincte , sous le nom de folie passant à l’état paralytique, ces treize observations , qui , à la rigueur , auraient dû être classées dans l’une ou l’autre des catégories jusqu’ici examinées.
Je me suis assuré , au moyen de la comparaison des altérations et des symptômes , que l’introduction de chacune de ces observations dans la catégorie à laquelle elle appartient essentiellement , n’aurait apporté aucune modification dans les résultats généraux. Dès-lors, ces observations ont pu sans inconvénient être séparées de leurs analogues.
D’un autre côté , elles m’ont paru propres à faire saisir
le rapport qui doit se continuer, et qui se continue en effet, entre les altérations et les symptômes, pendant la période de transition qui amène la transformation de la folie simple en folie paralytique.
Un coup-d’œil jeté sur le tableau des altérations constatées , montre , d’abord , que ces altérations appartiennent aux trois catégories de la folie aiguë , de la folie chronique, et de la folie paralytique, de manière, toutefois, à ce que prédominent les altérations caractéristiques delà folie paralytique , et les altérations les plus intenses de la folie aiguë, qui, les unes et les autres, expriment un état inflammatoire.
Considérées en particulier , les observatiohs donnent lieu aux rapprochemens suivans :
Dans l’obs. 255, la folie maniaque, avec idées dominantes de richesses et de grandeur, tend à l’état paralytique. Adhérences des membranes et ramollissement superficiel de la couche corticale.
Dans l’obs. 259, la folie maniaque passe à l’état chronique , et en même temps la folie paralytique paraît imminente. Adhérences des membranes, et ramollissement superficiel de la couche corticale.
Dans l’obs. 252, la folie maniaque passe à l’état chronique , et la parole a commencé à s’embarrasser. La couche corticale est ramollie dans les lobes antérieurs.
Dans les obs. 251 , 253 , 254 , aux symptômes de la folie aiguë simple succèdent des symptômes analogues à ceux qui caractérisent la folie paralytique à son début et dans sa marche la plus aiguë ; on trouve, à la surface du cerveau, des altérations qui se rapportent à un état inflammatoire.
Dans l’obs. 250 , la folie maniaque, avec idées de grandeur , se complique de paralysie évidente ; les mêmes altérations se prononcent davantage , et deviennent tout-à-fait caractéristiques.
OBSERVATIONS DE FO LTE
Dans les obs. 258 , 260 , 261 , les symptômes de paralysie sont peu prononcés ; les altérations de la couche corticale sont peu profondes. Les caractères de la folie chronique dominent dans les symptômes et dans les altérations.
Dansl’obs. 262, la folie chronique passe à l’état paralytique. Le ramollissement caractéristique de la couche corticale existe.
Dans les obs. 256 et 257 , la paralysie survient consécutivement. La parole est légèrement embarrassée , la station est difficile ou impossible. Les altérations caractéristiques existent à la surface du cervelet , et la surface de plusieurs circonvolutions cérébrales est ramollie.
FOLIE ÉPILEPTIQUE