‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 248 sur 295 · I. III. V. X. XIV · texte numérisé non relu

I. III. V. X. XIV

Indurat. partielles du cerveau. Altérât. X , du cervelet. Induration lie protubér. et de moelle allongée.

FOLIE EPILEPTIQUE

IloiBfiiBie. 4C). CéIiüBat»lB*e.

— 1640 J. Héiuorrliagie cérébrale.

Accès d’épilepsie. Hallucinations. Affaiblisse ment des facultés intellectuelles. De temps à autre , refus d’alimens par esprit de mortiücation , invincible pendant plusieurs jours. Quelque temps avant la mort, diarrhée. Il prend quelques boissons. La santé ne paraît pas notablement troublée. Le malade refuse de la nourriture. Le sixième jour à dater de ce refus d’alimens , le malade ne peut se lever; il ne répond à aucune question. Evacuations involontaires, insensibilité, immobilité, altération des traits , prostration extrême ; mort le soir.

Encéphale, 1.455.

Cent cinquante grammes de sérosité sanguinolente dans la cavité arachnoïdienne. Infütrationsanguinedelapie-mère avec caillots à la partie supérieure des lobes antérieurs , entre les circonvolutions des deux faces externes des hémisphères, et au-dessus du mésolobe. A la partie supérieure de l’hémisphère du côté droit, ily aàla surface des circonvolutions, et entre les anfractuosités, dans l’étendue de trente millim., une couche mince de sang coagulé. Le sommet de la circonvolution qui correspond au centre de cet épanchement, offre, dans la substance corticale, et jusque dans la substance blanche à une profondeur de cinq millim., une infdtration sanguine avec ramollissement. Du côté gauche dans la région correspondante, existe une altération analogue, moins étendue en surface et en profondeur. La consistance du cerveau est généralement molle. La couche corticale tend à se séparer en deux plans, lorsqu’on enlève les membranes , qui pourtant ne sont point adhérentes. Soixante grammes de sérosité sanguinolente dans les ventricules.

OBSERVATIÜXS DE FOLIE.

Homme.

Célibataire.

Congestion cérébrale.

Accès d’épilepsie. Abolition des facultés intellectuelles. Accèsfréquens de fureur. Evacuations involontaires. Stupidité croissante. Accès se multipliant. Taciturnité , méchanceté, colère. Dans les accès de colère, paroles sales et injurieuses, articulées avec difficulté. Dans les derniers temps , stupidité extrême, immobilité , station difficile, puis impossible ; perte d’appetit , diarrhée, accès épileptiques, mort.

Plaques cartilagineuses et osseuses développées en divers points de la dure-mère en dehors de cette membrane , et séparées de l’os par un mince feuillet celluleux. Epaississement et opacité considérables de l’arachnoïde. Infiltration considérable de la pie-mère. Hypertrophie de ses vaisseaux. Couche corticale pâle et molle à la surface, s’enlevant en quelques points par petites plaques, se détachant avec facilité à l’aide du manche du scalpel, et dénudant une surface d’un rouge assez foncé. Ces plaques et cette partie ramollie sont constituées par le plan le plus externe dont la trace se montre à la section verticale de toute la couche. Ventricules dilatés contenant cent grammes de sérosité. Injection générale du cerveau.

Plaq. cartilag. et oss. de la dure-mère.

IIoBiime. 35. Célibataire. OisTriei*.

Attaques d’épilepsie depuis l’enfance. Délire incohérent. Faiblesse des facultés intellectuelles. Embarras très prononcé dans la parole. Station assez ferme. Cinq jours

FOLIE EPILEPTIQUE

avant la mort , les accès épileptiques augmentent d’intensité, de durée et de fréquence. Dix attaques par jour. Dans les intervalles , assoupissement. Mort dans le coma.

Encéphale, i.4>75.

Pie-mère injectée et infiltrée de sérosité. La pie-mère, quoique ses adhérences à la couche corticale soient légères , enlève, avec la plus grande facilité , de larges plaques de substance corticale , constituées par le plan externe, qui laisse à nu une surface mamelonnée , molle et saignante. Cette altération existe à un degré plus ou moins prononcé dans presque toute l’étendue des deux hémisphères. La substance blanche a une consistance très molle. Cette diminution de consistance est surtout très grande dans la substance blanche , qui forme les parois des ventricules latéraux, dans la voûte à trois piliers et la cloison. Vaisseaux de la substance blanche dilatés.

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