‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 257 sur 295 · iir vu · texte numérisé non relu

iir vu

Femme. 33. üaefée. OuTi*ière.

Chagrins domestiques.

Père mort aliéné. ,T. Méningite.

Sœnr aliénée.

Séparée de son mari depuis ans, elle a eu avec lui, il y a six mois, une entrevue quia été pour elle l’occasion d’un vif chagrin. Mélancolie profonde ; la malade veut rester constamment couchée ou assise. Quelques réponses sensées.

A l’entrée , tristesse , engourdissement. La malade répond à peine et par monosyllabes aux questions qu’on lui adresse. Elle reste assise, la tête fléchie sur la poitrine. Refus d’aliments. Insomnie. Cris dans la nuit. Après quel-

*292 OBSERVATIONS DE FOLIE

ques jours, la malade mange plus facilement. De temps à autre la malade gâte. Persistance de l’engourdissement , de la taciturnité , de l’immobilité. La menstruation s’arrête. Mutisme. Perte de l’appétit. Amaigrissement. La malade ne peut plus se lever. — Deux jours avant la mort, perte de la connaissance, mouvemens convulsifs , coma.

Encéphale, 1.280.

Infiltration de la pie-mère. Injection vive de la pie-mère de l’hémisphère gauche. Pâleur de la couche corticale. Substance fibreuse d’un blanc mat. Pie-mère et arachnoïde du cervelet, au niveau de la grande fente supérieure, épaissies et comme infiltrées de substance albumineuse verdâtre formant là comme un bourrelet. Partie externe du corps rétiforme gauche légèrement ramollie et pointillée de sang noir. Un peu de pus dans la cavité arachnoïdienne ,’qui s’échappe avec la sérosité , au moment où l’on enlève l’encéphale.

Femme. 36. Célibataire. Domestique.

Une sœur aliénée. 1335 J. Méningite aiguë.

A son entrée, délire général, agitation maniaque pendant plusieurs mois. Depuis, affaiblissement des facultés, avec agitation intermittente , et accès fréquents de fureur. Douze jours avant la mort , état fébrile , agitation , délire, gêne de la respiration , perte de la parole , stupeur, coma. Mort.

Tête, — 182. 126. 307. 3U. 3i3. — 1302.

Encéphale, 1.187.

A la base du crâne , dans la partie correspondant à la commissure des nerfs optiques , et à la protubérance annulaire , l’arachnoïde offre un épaississement et une opa-

FOLIE CÜMPLIOIjKK-

cité notables , avec couleur jaunâtre , intiltration purulente de la pie-mère, et adhérence à la substance cérébrale. L’altération s’étend jusqu’aux scissures de Sylvius , et jusqu’aux lobes moyens, où il y a adhérence de la piemère avec la substance cérébrale, dans une petite étendue. Arachnoïde et pie-mère très fragiles, adhérant au cerveau dans un grand nombre de points, notamment à la convexité des hémisphères, le long de la grande scissure. La couche corticale suit la membrane dans les points où il y a adhérence, mais n’abandonne, à la traction, qu’une couche excessivement mince. Injection générale de 'la substance cérébrale, qui paraît diminuée dans sa consistance. Ventricules latéraux dilatés.

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