‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 6 sur 295 · I. III · texte numérisé non relu

I. III

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— 16 J. Érysipèle phlegmoneux.

Arrêté chez un marchand d’eau-de-vie , il est conduit à l’hospice. Agitation excessive. Il crie au meurtre ! à l’assassin ! 11 refuse toute espèce d’alimens. Il a voulu se tuer , et il montre son corps tout couvert de contusio'ns , comme la preuve de sa résolution. Il entend et croit voir son père , qui est mort depuis quelques années.

Dix jours après l’invasion de la maladie, il est amené à l’Asile.

Agitation excessive , loquacité , incohérence , cris , égarement de la physionomie. Il existe une plaie à la tête, et des contusions sur diverses parties du corps. Un érysipèle du cuir chevelu se développe avec mouvement fébrile. Gonflement énorme de la face et de la tête. Accablement, stupeur; le malade ne peut plus parier. Pouls

FOLIE AIGUE

fréquent , soif ardente , langue sèche , dents fuligineuses , dyspnée. Le malade essaie de montrer sa langue.

Encéphale, 1.480.

Ecchymoses sous-arachnoïdiennes, surtout sur les régions latérales, au-dessus, au-dessous et en arrière de la scissure de Sylvius. Du sang s’écoule abondamment des vaisseaux, au moment où on détache les membranes , et baigne la surface corticale. Dans les points correspondans aux ecchymoses, la surface cérébrale est comme chagrinée. Elle est lisse dans les points où il n’y a pas d’ecchymoses. Au contact de l’air, la surface corticale prend une teinte lilas. Hypérémie générale du cerveau.

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