Oertmann, Arch. f. d. ges. PhysioL, XV, S
Nous avons conslaté, par des expériences personnelles rapportées plus haut, que les acides, tant végétaux que minéraux (tannin, acide sulfurique et tartrique), jouissent de la propriété d’augmenter la vitalité des cellules organiques et de faire monter le chiffre de l’urée et de l’acide urique. Déjà Réveil était arrivé au même résultat pour les acides végétaux.
Il est au contraire des modificateurs qui peuvent faire baisser la vitalité des cellules.
On la voit diminuer sous l’influence du froid longtemps prolongé (Schroder^, Willemin®, Barlh^. Libermeister Senator® et Voit»).
On la voit également baisser par suite d’ingestions alcooliques.
Elle est d’autant plus faible qu’est moins considérable l’ingestion des substances azotées ou aqueuses.
Nous avons constaté, dans les recherches que nous rapportons, à propos de l’acide urique, que cette vitalité baisse sous l’influence de l’arsenic (Bourboule), de la quinine, du colchique.
Les alcalins ont une fâcheuse influence sur la vitalité des cellules, lithine, chaux, soude, ils en diminuent toujours l’intensité.
C’est en s’aidant de ces résultats, dus à l’observation et aux expérimentations, qu’on devra instituer le régime destiné à prévenir, chez les gens qui en sont menacés, le développement de la diathèse goutteuse.
Lorsqu’on est menacé de la goutte, c’est-à-dire lorsqu’on compte des goutteux parmi ses ascendants, il sera bon de s’astreindre à certaines règles portant sur l’alimentation et sur l’bygiène du corps. C’est surtout îiu moment où s’annonce la puberté qu’il sera, bon d’instituer ce régime, de manière à prévenir l’apparition de cette diatbèse et par suite de la goutte qui, lorsqu’elle est béréditaire, apparaît de bonne heure, souvent avant trente ans.