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BOBINAGE DES INDUITS DES MACHINES A COURANTS CONTINUS

63. — Les induits peuvent recevoir des bobinages différents suivant la force e. m. et le courant que Ton veut faire produire à une carcasse donnée, et suivant le nombre des pôles inducteurs.

Anneau. — La figure 62 représente le bobinage ordinaire d'un anneau dans une machine à deux pôles : on a figuré par un simple trait épais les balais supposés calés à leur position théorique.

Fig. 62.

Dans une machine à quatre pôles, on peut recourir à différents enroulements. Le plus simple, représenté figure 63, est identique au précédent. Il est seulement nécessaire de placer quatre balais

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à 90« d'écart les uns des autres. La force e. m. de la machin 3 sera celle qui correspond aux spires du quart de Tanneau. Mais le

Fig. 63.

courant trouve quatre voies pour cheminer dans Tinduit au lieu de deux dans la disposition de la figure 62.

Fig. 6k

Si Ton suppose ces deux bobinages effectués sur des anneaux

identiques, et placés dans des champs de même intensité : si la première machine est capable de E Volts et A ampères, la seconde sera capable de seulement y Volts mais de 2A ampères, puisque la section des fils qui donnent passage au courant est doublée. La puissance est donc la môme dans tous les cas.

64. — La présence de quatre balais constitue quelquefois un inconvénient pratique assez sérieux, notamment lorsque Fun d'eux est difficilement accessible. On peut en supprimer deux à l'aide d'un artifice simple. Les lames du collecteur sont en effet toujours deux à deux, diamétralement opposées, au même potentiel. On peut donc les réunir d'une manière permanente par des fils accessoires et supprimer ainsi deux des balais (fig. 64). Les deux qui resteront seront évidemment distants de 90°.

Fig. 65.

65. — On peut aussi, dans une machine à quatre pôles, grouper les bobines de telle sorte que celles qui sont semblablement placées au point de vue magnétique, soient en série. La machine redevient alors, comme dans la forme bipolaire, capable de E Volts et A Ampères. Il n'y a que deux balais, écartés à 90^ Les figures 65 et 66 indiquent les liaisons qui permettent d'atteindre ce résul-

lat. Le plus simple paraît être celui de la figure 66, qui est complètement symétrique lorsque le nombre de bobines élémentaires est pair, mais non multiple du nombre de pôles.

Ces différents modes de faire sont applicables à un nombre quelconque de pôles ; et il n'y a aucune explication à ajouter aux

Fig. 66.

figures sur lesquelles le lecteur peut suivre la marche du courant, et vérifier qu'il y a bien le môme nombre de spires induites de chaque côté des points de contact des balais sur le collecteur.

66. Tambour. — On a donné plus haut quelques détails sur cet enroulement à propos des machines Siemens et Edison. La figure 67 représente un enroulement avec nombre pair de bobines élémentaires.

La figure 68 représente Fenroulement à quatre balais appliqué à une machine à quatre pôles. Les autres modes analogues à ceux des figures 64, 65, 66 dans les machines à anneau sont naturellement aussi applicables : les liaisons des bobines élémentaires y sont exactement les mêmes. On n'a pas répété ici les diagrammes qui deviennent compliqués et peu compréhensibles à moins d'être faits à très grande échelle.

67. Disque. — Les mêmes points généraux s'appliquent aux machines à disque. Les figures qui représenteit les enroulements

Fig. 67.

des machines de ce genre ne diffèrent pas des précédentes et ne donnent lieu à aucune remarque.

Fig. 68.

L'enroulement de la machine Thomson-Houston a été décrit

plus haut. Celui de la machine Brush est analogue. Nous ne reviendrons pas sur ce sujet autrement que pour rappeler qu'ils ne sont en rien comparables aux types que nous venons de décrire, et qu'ils sont incontestablement moins parfaits. Us donnent lieu à des étincelles qui sont des inconvénients pratiques en même temps que la manifestation d'énergie perdue.

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