‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 501 sur 501 · D'E. JAEGER · texte numérisé non relu

D'E. JAEGER

J'dlols donc eaeore deillne » rendre ce devoir fuoebio à très haute cl tris polwanie prlnceasc IlenrtoUo-Aona d'AnSlcl«rre, duebeue d'Orllui. Elle, que J'artH. ™« ») «.MbUm pendit que !• rendais le même devoir » U reine » mère, deve-t être ellM iprt» le <■'"" toor* semblable, cl ma Mlle vol* «lait rt»onéi a fo dtplorebla mlnhlére. 0 »»oUé ; d ncaot ; A mortoU Iptoranta de le un deillnce«^,*entolle cru 11 j a dli roots. Kl vous, messieurs, eusslci-vous pense, pendant qu'elle vetrolt Uni de larraea co fe lieu, qu elle dût alioi «ni j rasiernUer ponr la pleurer elle-même. Princes»», 'e dlsno objet de laJralratlon de deti grands rojaume», n'éloil-ec pas a'sci que l'Ane,lc-

terre plemàt votre abionce, sans tin encore lédulic & plsorer v&Ue mnrl, cl la Prtiuce, qui voua revit avec taai do Jolu environnée d'un OOUvileil.ii, n'arbllffille plus d'autre* pompe* et d'autres triomphes pour vous au rcluur Je ce vojago f.tmcu* û'tiH vous avlei remporté tant de gloire et de al U.-lle* espérance*. Yanlto (Ici vanités, et tout eit vanllé. C'est la seule parole qui .nu roitc, c'est la iculc réCov on qui me permet, dans un accident al Étrange, une al Jatte, et «I »en»!Un douleur. Aussi n'Kl-Je point pnfrouru les livres sacres pour J trouver quelque tesle que Je puisse appliquer a cetlo princesse ; J'ai ptls sans olUit* et «an» cbola lei yremlires paroles quo me piesnile l'Kcclcslaate, on, quoique, la «anllé ail

j'émis .lonc encore .leslinc ;i rendre ce devoir dincure à trcs-uauîc et tres-puïssante princesse Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans. Elle, que j'avois vue si attentive pendant que je rrndois le mime. devoir il In reine sa lucre, devoit être sitôt après le jujet d'urf discours semblable , et ma triste vois était réservée h ce déplorable ministère. O vanité I 6 néant '. ù mortels ignorants de leurs destinées. I.'cùt-cllc cru, il j a dis muis .' Bagout, messieurs, russirs-vous pensé, pendant qu'elle versait tant de larmes en ce lieu , qu'ell" dut |U61 vous y rassembler pour la pleurer elle-même '.' Princesse , le digne ubjet île l'admiration de deux grands royaumes, n'etoitec pas asseï que l'Angleterre' pleurât vutre absence, sans être encore réduite ii plei r votre mort .'

et la France , qui vous revit avec tant de joie environnée d'un nouvel éelat, n'avoit-clle plus d'autres- pompes et d'autres triomphes pour vous , au retour de ce vo^e fameux d'où vous aviez remporté tant de gloire et de si belles espérances'.1 - Vanité des vanités, et tout est vanité. C'est la seule parole qui nie reste, c'est la seule rélleiion (pue. ine permet, dans un accident si étrange, une si juste et si sensible douleur. Aussi n'aï-je point parcouru les livres sacrés pour y trouver quelque texte que je pusse appliquer à celle princesse , j'ai pris sans étude et sans choix les premières paroles que me présente^ l'Ecclésiaste, quoique la vanité ait été si souvent nommée, elle ne Test pas encore' assez A

mon gjé pour lu dessein que je me propose, Je veux dans un seul mn 1 heur déplorer toutes les calamités du genre humain, et dans une seule mort faird Voir la mort et le néant de toutes les grandeurs humaines. Ce texte*, qui convient à tous les états et à tous les événements de ndtrc vie, par uffo raison particulière devient propre à mon lamentahle sujet, puisque jnmnls les vanités de ta terre n'ont clé si clairement découvertes, ni si hautement confondues. Noii, après ce que nous venons de voir, la santé n'est qu'un nom, •Jn vie n'est qu'un songe, la gloire- n'est qu'une nppaqpnce. les grâce* et les plaisirs ne sont qu'un dniu£r>reit\

amusement : tout est vain en nous, excepté le sincère aveu que nous faisons devant Dieu de nos vanités, et le jugement arrêté qui nous fait mépriser tout ce que nous somme,.

Mais dis-je la vérité? l'homme que Dieu a fait à son image, n est-il qu une ombre? ce que Jésus-Christ est venu chercher du ciel en la terre, ce qu'il a cru pouvoir, sans^se,,.., ravilir, racheter de tout son sang, n'est ce qu'un rien? Reconnaissons notre erreur: sans doute ce triste spectacle des vanités humaines nous imposait; et l'espérance publique,

frustrée tout à coup par la mort de cette princesse, nous poussait trop loin. 11 ne faut pas permettre à l'homme de se mépriser tout entier, de peur que, croyant avec les impies que notre vie n'est qu'un jeu où règne le hasard, il ne marche sans règle et sans conduite au gré de ses aveugles désirs. C'est pour cela que l'Ecclésiaste, après avoir commencé son divin ouvrage par les paroles que j'ai récitées, après en avoir rempli toutes les pages du mépris des choses humaines , veut enfin montrer

à l'homme quelque chose de plus solide, et conclut tout son discours en lui disant : « Crains Dieu, et garde ses commandements, car c'est là tout > l'homme, et sache que le Seigneur examinera dans son jugement tout ce que nous aurons fait de bien ou de mal. » Ainsi tout est vain en l'homme, si nous regardons ce qu'il donne au monde; mais, au contraire, tout est important, si nous considérons ce qu'il doit à Dieu Encore une

fois tout est vain dans l'homme si nous regardons le cours de sa vie martelle; mais tout est précieux, tout est important, si nous contemplons le terme où elle aboutit, et le compte qu'il en faut rendre. Méditons donc aujourd'hui à la vue de cet autel et de ce tombeau la première et dernière parole de l'Eclésiasté, l'une qui montre le néanl de l'homme, l'autre qui établit sa grandeur. Que

fois tout est vain en l'homme, si nous regardons le cours de sa vie mortelle; mais tout est précieux, tout est important, si nous contemplons le terme ou elle aboutit, et le compte qu'il en faut rendre. Méditons donc aujourd'hui à la vue de cet autel et de ce tombeau la première et la dernière parole

dignité : la princesse que nous pleurons sera un témoin fidèle de l'un et de l'autre. Voyons ce qu'une mort soudaine lui a ravi , voyons ce qu'une sainte mort lui a donné. Ainsi nous apprendrons à mépri-

de l'Ecclésiaste, l'une qui montre le néant de l'homme, l'autre qui établit sa grandeur. Que ce tombeau nous convainque de notre néant, pourvu que cet autel où l'on offre tous les jours pour nous une victime d'un si grand prix nous apprenne en même temps notre

ser ce qu'elle a quitté sans peine , afin d'attacher toute notre estime à ce qu'elle a embrassé avec tant d'ardeur, lorsque son âme, épurée de tous les sentiments

de la terre, et pleine du ciel où elle touchait, a vu la lumière toute manifeste. Voilà les vérités que j'ai à traiter, et que j'ai crues dignes

où elle touchait, a vu la lumière toute manifeste. Voilà les vérités que j'ai à traiter, et que j'ai

je voudrais que toutes les âmes éloignées de Dieu, que tous ceux qui se persuadent qu'on ne peut se vaincre soi-même ni soutenir sa constance

Tous ceux enfin qui désespèrent de leur conversion ou de leur persévérance fussent présents à cette assemblée; ces

Voilà , messieurs le spectacle que dieu donne au monde. La France a vu de nos jours

Malgré les obstacles les plus invincibles, s'élève à

Touché

d'un si grand bienfait,

et ravi de pouvoir procurer

Icy Dtinn & WlUon Lui

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