‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 93 sur 501 · OPHTHALMIES · texte numérisé non relu

OPHTHALMIES

On entend sous le nom à'ophthalmie l'inflammation d'une ou de plusieurs des parties qui constituent le globe oculaire 1 . La structure compliquée de cet organe rend nombreuses les variétés phlegmasiques qui peuvent l'atteindre. Leurs symptômes diffèrent suivant le siège que l'inflammation occupe. 11 importe d'en bien apprécier les caractères; car sur eux reposent en grande partie les bases de la médication à employer. Tel moyen, avantageux dans la pblogose d'une des membranes de l'œil, peut être funeste s'il est appliqué à celle d'une autre membrane. Le collyre de nitrate d'argent modifiera très-utilement une conjonctivite; une intis s'exaspérera presque constamment sous son influence.

Lesophthalmies, à l'instar de toutes les inflammations, ont été divisées en aiguës et en chroniques. Les unes ont encore été appelées actives et les autres passives. Les ophtbalraies chroniques sont généralement consécutives aux ophthalmies aiguës. Il n'est pas rare que les premières reprennent plus ou moins souvent un caractère d'acuité sous l'influence de conditions qui échappent fréquemment à nos recherches.

Tantôt un œil est envahi; tantôt les deux yeux sont simultanément atteints. C'est assez habituellement des deux côtés, et à des degrés inégaux, qu'on observe la conjonctivite; il arrive assez souvent qu'un œil en soit attaqué, puis que son congénère en soit pris plus tard. L'iritis aiguë, au contraire, ne se montre

1 U rapprochement des oplnhalmies dans un chapitre spécial donnera une idée plus luc.de et plus complète de leurs symptômes, de leur diagnostic différentiel et de leur tra.lement. Nous en distrairons les affections congesiives de la choroïde et de la rel.no, q,„ trouveront plus utilement leur place dans la partie consacrée aux lésions amaurot.ques et aux notions principales de nosologie opl.thalmoscopique. Nous nasserons successivement ensuite, etpar ordre anatomique, aux autres maladies d'une n.ture si variée, suscept.hles d envalur les divers éléments du globe de l'œil.

20G livre h. — maladies du globe oculaire.

le plus communément qu'à un seul globe, môme quand elle est d'origine dyscrasique.

La conjonctive est la seule membrane oculaire, peut-être, qui soit susceptible de s'endammer isolément. Lorsque la cornée, l'iris, la choroïde, etc., sont en proie à l'inllummation, d'autres parties de l'organe y participent plus ou moins.

Outre ces complications des affections phlegmasiques du bulbe visuel, il peut en exister d'autres tantôt congénitales, tantôt produites par des maladies préexistantes. Il faut aussi avoir égard aux complications régnant dans des régions plus ou moins éloignées de l'œil compromis, et surtout aux conditions générales de l'organisme. En y rencontrant parfois la source de la lésion que vous avez à combattre, vous vous trouvez en mesure de mettre en œuvre les meilleurs éléments de médication. Les ophthalmies syphilitiques en sont la preuve.

Croire, toutefois, comme quelques opblhalmologistes le pensent, que la plupart des états inflammatoires du globe se rapportent à des causes spéciales, qui créent toujours des formes identiques, me paraît une erreur dont l'observation clinique a fait justice. Nous dirons, en traitant des ophthalmies qualifiées de spécifiques, ce qu'il faut penser des théories émises en ce qui les concerne et la valeur qu'on doit attribuer aux caractères si complexes que l'œil, dans ses espèces phlegmasiques variées, est susceptible d'offrir.

Efforcez-vous d'obtenir la résolution des inflammations qui ne s'obtient pas toujours par un travail spontané de la nature. Quand une heureuse terminaison n'a pas lieu, on peut voir apparaître des suppurations, des amas plastiques, des cicatrices vicieuses, des hypertrophies, des atrophies, des désordres, en un mot, capables d'apporter dans l'exercice des perceptions visuelles un trouble plus ou moins grave.

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