BANQUES ALLEMANDES
La Banque de Prusse est moins exclusivement affectée aux opérations financières du gouvernement, parce que les finances Je la Prusse sont moins compromises que celles de l’Autriche. Sa constitution est un peu plus commerciale et ressemble assez bien à celle de la Banque de Fiance : elle a dix-huit comptoirs. On voit, par le tableau ci-dessus, que son encaisse métallique est bien supérieur à sa circulation de billets.
Si l'on excepte la Banque d’Autriche, qui, sous tous les rapports, est placée dans une situation particulière, ou observe que les banques de second ordre sont celles qui, proportion gardée, empruntent le plus k la circulation métallique. Dans celle de Dessau, par exemple, le rapport des billets aux espèces est 2:7; dans celle de Lubeck, le rapport est 32 : G ; dans celle de ltostock, 500 : 117; dans celle de Leipzig, 700 : 398. Partout le prêt sur nantissement est pratiqué sur une large échelle et le crédit est plus volontiers accordé à la chose, k la marchandise, qu'à l’homme.
En Allemagne comme en France, et plus encore qu’en France,, les privilèges empêchent les développements des banques particulières; les affaires sont écrémées, si l’on peut ainsi dire, par les banques privilégiées, et il ne reste aux banquiers que des affaires inférieures, des crédits médiocres sur lesquels il est impossible de fonder un établissement de quelque valeur.