‹ Traité théorique et pratique des opérations de banque (volume 2)Chapitre 265 sur 328 · LIVRE V. CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE V. CHAPITRE III

ter la sincérité des autres livres et de l’ensemble de toute la

comptabilité.

Il est bien entendu que, pour fournir un contrôle perpétuel des écritures, qui est indispensable en banque, ces livres doivent être tenus en partie double.

Quelles que soient les opérations du banquier, elles se divisent par ordre de matières sous les chefs suivants : Caisse, Effets à recevoir. Effets à payer et Profits et Pertes, en la forme ordinaire , et en Comptes courants créditeurs ou débiteurs. Si donc on imagine une main-courante de caisse, une main-courante d’effets à recevoir, une main-courante d'effets à payer, de profits et pertes et de comptes courants, relevées sommairement au journal, et de là au livre des comptes courants et résumées par un seul article pour chacune, et jour par jour au grand-livre, on a l’ensemble d’une comptabilité de banque régulière et bien tenue.

Mais il a fallu , pour faciliter les recherches et fournir à chaque instant au banquier des renseignements exacts, créer un certain nombre de livres auxiliaires : ils rentrent tous dans l’une des grandes divisions des affaires de banques , caisse, portefeuille, engagements actifs ou passifs, ainsi qu'il suit :

Caisse. — Main-courante de caisse. Ce livre se tient par ordre de temps. On inscrit en tète et au milieu de chaque page , à droite et à gauche , le quantième du mois ; sur la page de gauche où est inscrit le débit ou Doit , on inscrit, à mesure qu’elles sont versées , toutes les sommes , à quelque titre que ce soit, qui entrent en espèces à la banque. Ce livre est réglé sur les deux pages par une colonne verticale de francs et centimes ou colonne de caisse , à l’extrémité droite de la ligne. En France, on ne distingue guère entre eux les articles de caisse ; ainsi on inscrit ensemble et pêlemêle les écns, les billets de banque, les mandats à vue et sur place. A Londres, on distingue ces divers articles et l’on règle cette main-courante par trois colonnes de caisse à gauche, un espace libre et une colonne de caisse à l’extrémité droite de la ligne. Soit une somme versée en espèces, billet et mandat à vue : on inscrit les espèces dans la première colonne, les billets de banque dans la seconde, le mandat sur la troisième et le total à la colonne qui est à l'extrémité droite de la ligne. Si cette méthode était adoptée à Paris , on aurait une réglure ainsi qu’il suit et on y pas-

COMPTABILITÉ GÉNKRALK.

serait de la manière suivante un versement de 4,275 fr. 50 c. soit 4,000 fr. en un mandat à vue sur place , 200 fr. billet de banque et 75 fr. 50 c. espèces :

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