LIVRE VI. CHAPITRE
établit tous les calculs sur uu jour à venir, c’est-à-dire incertain. Si le compte courant est fermé avant ce jour, si l’ayant compte en demande un relevé, en cas de cessation d'affaires, cession de fonds ou pour toute autre cause, il est difficile de le satisfaire promptement et plus difficile encore d’établir à l’avance sur les livres les éléments du compte. En effet, si le banquier., ayant fait établir les nombres sur le 31 décembre, l’ayant compte veut régler et solder le 1" novembre, il faut refaire tout le compte au moins pour le délivrer au client.
Aussi, dans le temps où cette méthode était en usage, un grand nombre de maisons attendaient la fin du trimestre ou du semestre pour remplir la colonne des jours et celle des nombres. Si l’ayant compte demandait à fermer avant la fin du trimestre ou du semestre, on réglait son compte au jour où on se trouvait. Mais il fallait faire un travail en dehors du travail courant, et vers la fin du semestre ou du trimestre, un mois, six semaines à l’avance, employer les commis à relever, sur des feuilles réglées à cet effet, le compte de chacun, sauf à ne rapporter sur les livres les jours et les nombres qu’à la fin du trimestre ou du semestre, lorsque l’époque à venir sur laquelle tous les calculs étaient fondés était arrivée. C’était une grande cause de désordre dans la discipline des bureaux, dans la comptabilité et dans les relations avec la clientèle.
Méthode nouvelle. — On obvie à tous ces inconvénients par la méthode des comptes rétrogrades péniblement introduite dans la banque, il y a quelque 40 ans. D’après cette méthode, on compte les jours d’après une époque prise dans le passé et non dans l’a- Doit. Jean, chez Robert et C*«, s/