VALEURS DIVERSES
Société Béchet, iouîiaanre janvier, 1855
Forgea" de (".bàtil'on et de Connnentry, jnuiaa.
janvier 1853
Société l.erov ilr Uiabr»l il llomp, j. juilhl
M in » de la Loire, act j. avril
ilinr* Monxalaa, act.. tout pave
M'inadi Stolberg. . janvier 1855
tiblig't. ville de M»r»e Ile, j. janvier
M .irai- i lie converti, j. avril 1855
liât Mnnl.s
G;u Franc ds
Liste civile, joui»», niai 1853
t lolrn et r.nmp
~'tr*
Hanta fonrn. d liera*-
d*- '00 Ir. 375 f ay«».l
Canal ration I* l'M>re
rAct. de 40^ fr 200 payés./
fail, jouis*. avril 1853
Glacis d A i x la-Chapelle, t»ut payé.
B anc d*- xiiir, 1 75 F.
Lit» mililaurt. 1000 (. j. avril
filarea de Montlueon. 250 f. payéa
31 'lie* Grande-Combe, j. juillet 1852
Caiase I. écuyer et Comp. j janvier 1853.......
Z ne, Vieille- Mon agio-, j. ma. 1853
Zinc. Prua-e Rh* nain*
Chemin de fer * entrai ?u's»e. 100 fr. pavé.
id. Cent* de l'Iiulie, j. *vr. 100 f. pay
Id. de 31ulhuua> à
Banque de Darmatadt
(Act. d 637 f. 50. 215 payéa.)
Emprunt Toscan, j janvier 18 3
Lola d'Autriche
Emprunt \u richi-n. 18.' 2, j. mai
l (7«J p. c* nt payés, *o I 665 florin».}
Knipiiiul Russe. 4 1/2 p. erul.lih.j j'n*
Oblig. Piem., I8’4. 4 |>- cent. j. |an». 1853
Id. 1849. 4 p cent, j. avril 1853.
| Id. 1851, 4 p. cent, j. j n. 1853
•Piémont, certif. angl 5 p. cent. j. déc
lEipag. iut., S p. cent, p. coup., j. Janv
obi.
libéré.
BOURSE DE LONDRES alu 30 mai 1853.
5 p. eent. eonaot., ouv. à 100 1/4 ferai, i 100 3/8 Id. 1 juin. 100 1/4 100 3/8
TITRES DIVERS, — Derniers cours au 28 mai 1853.
APPENDICE
appendicï. 525
N° 4. — Stock Exchange ou Bourse de Londres.
II n’y a point, à proprement parler, d'agents de change privilégiés à la Bourse de Londres auxquels soit réservé le monopole des transferts de rentes. Mais les ventes et achats ordinaires sont faits par une association qui ressemble assez bien à une société secrète, dans un local où le public n’est pas admis, dans Capel- Court, près de la Banque d’Angleterre. Le nombre des membres de l’association s’est élevé jusqu’à 800; il est aujourd’hui de 600 environ, sous l’inspection d’un syndicat composé de trente personnes.
Au nombre des membres de l’association se trouvent non-seulemcnt les agents de change. ou courtiers proprement dits, mais aussi ce que nous appelons à Paris banquiers de placement et de spéculation '. Les premiers portent le nom de stock-brokers , les seconds celui de stork-jobbers. Ceux-ci sont des marchands de titres dont la profession consiste à en acheter ou à en vendre pour leur propre compte sous une commission variable.
0 La constitution du Stock £'xr/wn<?e,dit M. Francis’, est simple. Il est gouverné par un comité de 28 membres avec un président et un vice-président élus annuellement. Ce comité a le droit absolu-de chasser, de suspendre ou He réprimander ; ses décisions sont sans appel et, comme dit le réglement, « doivent être exécutées. » L'expulsion ne peut être prononcée que par une assemblée où assistent douze membres au moins et à la majorité des deux tiers des voix. Nul n’est reçu membre du Stock Exchange s’il est escompteur, marchand de papier, commis dans toute autre maison que dans celle d’un membre de la société, ou dans les affaires, soit en son nom particulier, soit an nom de sa femme. Quicpnque demande à être reçu membre de la société doit être recommandé par trois personnes appartenant à la société depuis deux ans et.qui doivent le cautionner, pour deux ans, pour 300
1 A Londres le nom de banquier suppose toujours et principalement les
fonctions de caissier, celles du banquier de commerce de première classe.- L’escompteur proprement dit s’appelle bill broker, celui qui spécule sur les lettres de change d i dehors et sur les ai binages est un négociant, marchant; le banquier qui fait la commission de placement et de spéculation est uu siutk-jobber. ‘
2 Chrvnùles and characters o'f t/te Stock Exchange.
IPPENDICK.
livres chacune. Les membres de la société ne doivent point contracter d’association entre eux.
Le prix des fonds autres que les actions de la banque est coté sans dividende.
La commission pour Tâchât et la vente des fonds anglais est de 2 shillings 6 d. (l/g) pour 100 livres et, pour les actions, de 1 shilling 3 d. au-dessous de 5 livres; de 2 sh. 6 d. de 5 à 20 de 5 sh. de 20 $ 50 de 10 sh. par cent livres au-desgus de 50 livres.
Les marchés à terme et les spéculations ont, comme en France, leurs régies, leurs usages et aussi leur langue. Celui qui achète des fond» sans avoir de quoi les patyer et pour spéculer à la hausse sur la différence, s’appelle un taureau, a bull (il lève la tète). Le spéculateur à la baisse est un ours, a b<ar (il baisse la tète). Celui qui, faute de remplir ses engagements, est exécuté, est un canard estropié, u lame du<k(ü fait le plongeon). Le report s’appelle continuation et le déport backardation. La loi ne reconnaît pas plus en Angleterre qu’en France les dettes résultant du jeu sur les différences. Elle ne reconnaît pas non plus les ordres donnés verbalement aux stock brokers, et la jurisprudence a constaté spr cette matière de singuliers abus.
Les valeurs qui forment la matière de la plupart des transactions du Stock Exchange sont les titres, autrefois si nombreux et si divers, de la dette publique anglaise, la conversion qui s’opère en ce moment les rendra plus uniformes. Il n’y aura plus qu’un 3 1/4 p. °/0, un 2 1/2 pour0/0 et des obligations remboursables à longue échéance. Le 5 janvier 1849, la dette publique fixe d'Angleterre et d'Irlande était évaluée en capital à 774 millions sterling et le service des intérêts absorbait annuellement 27,699,000 livres sterling. Les bills de l’échiquier s’élevaient à la somme de 17,794,700 livres, de sorte que l’ensemble de la dette excédait 791 millions sterling (19,775 millions de francs).
On fait aussi beaucoup d’affaires au Stock Exchange sur les titres, actions ou obligations des chemins de fer, qui étaient en 1849 au nombre de 319. Les actions industrielles de toute sorte, les emprunts étrangers, les grandes affaires industrielles faites à l’extérieur et auxquelles quelque maison puissante est intéressée fournissent aussi la matière de négociations nombreuses et importantes.
APPENDICE
Parmi ces titres si divers, il faut remarquer surtout les titres d'emprunt des États-Unis et des villes de l’Union américaine. Ces emprunts sont presque toujours contractés sous la forme d'obligations, payables à une échéance fixe et produisant un intérêt déterminé. Leurs titres, payables à échéance fixe, ne peuvent donner matière à la spéculation; mais ils se classent facilement, parce que la plupart d’entre eux présentent toutes les garanties qui peuvent inspirer de la sécurité au capitaliste et produisent un intérêt plus élevé que les valeurs de premier ordre d Europe. — Ajoutons que ces titres, inconnus à la Bourse de Paris, se négocient couramment, non-seulement à Londres, mais à Amsterdam, à Brème, à Hambourg et à Francfort-sur-Mein.
Voici la forme ordinaire de lamote des titres à la Bourse de Londres. Les deux colonnes indiquent, la première le prix auquel le stock-jobber ou marchand de titres a achèté, et la seconde le prix auquel il a vendu.
Cours, des fonds à Londres,
(U décembre 1859.)
Consolidés t p. o/9 au comptant
Obligations autrichiennes ...
— brésiliennes aiuieuues..
— 1829 et 1839
— de Buenos- A y l es
— chiliennes
du Danemark
do l'Equateur
de la Nouvelle-Grenade
— différé.
mexicaines
péruviennes, 1849-......
— différées
portugaises anciennes....
1841, converties
1848. converties, russes
— sardes
— espagnoles.....
— — nouvelles différées
— — passif converti.. ..
Boni de Suède
— de Turquie
— de Venezuela
— — différées
ioa i/2
lOï l/l
IS
APPENDICE
Fonds américains.
Xmprunt ftdéral 5 p. o/0 remboursable en 4865
— de New-York 5. — 4838-0
— de Pnisylvanie . . 5 — 4
— d’Ohio 6 — 4860
— de Va sachions. 5 — 48b8
— d’Imlixiia 5 —
— d’IlUiuiis 6 —
— de Maryhnd'.. .. . 5 —
— d’Alabaina 5 — 4863
— — 5 — 4858 9-hb
Obligations du Canada — 4874
— de la ('.andine du
Sud Xiri g.... 4858 68
-«► de li Caroline du
$ti«l •Calmer)... — 48f6
— de Virginie.... 6 — 4886
Cours (les changes de Londres.
(44 docembie 1852.)