‹ Traité théorique et pratique des opérations de banque (volume 2)Chapitre 44 sur 328 · BIT ET ESPRIT DES INSTITI TIOKS DE HA. N (ICE · texte numérisé non relu

BIT ET ESPRIT DES INSTITI TIOKS DE HA. N (ICE

Considéré dans son ensemble, et ail point de vue de l'utilitc sociale, du service public, le commerce de banque a pour but :

1" Ile régulariser et d’équilibrer en quelque sorte clans le monde commercial et dans chacune de ses parties, sur chacun de ses marchés, le prix des monnaies et des métaux précieux;

2° l)e servir d’intermédiaire entre les capitaux qui cherchent un placement et le travail qui cherche ees capitaux; de créer, par conséquent, une sorte de marché public où un p ix courant établi tende a ramènera un taux uniforme les contrats particuliers;

3" De transférer et d’échanger entre eux les divers titres de propriété (les capitaux mobiliers ou évalués en monnaie, de manière à économiser, par des compensations, à la suite des ventes opérées par le commerce de marchandises, les transports effectifs de monnaie.

Par ce te dernière fonction, le commerce de banque économise, au moyen de transferts de titres, les déplacements de capitaux monnayés qui n’auraient eu pour objet que la satisfaction des besoins personnels et de propriété privée, de manière à ne laisser subsister, s'il était parfait, que les déplacements nécessaires à la satisfaction des besoins généraux et de consommation. Si l’on considère la société humaine comme un tout solidaire, comme une vaste association industrielle, on voit le banquier y remplir l’emploi du teneur de livres qui calcule, compense, règle et balance les comptes particuliers de chacun des associés, vérifie leur fidélité, et fait la part des serviteurs qui ont augmente ou diminué le talent d’or confié par le Maitre.

Par les deux premières fonctions, le commerce de banque procure aux capitaux un intérêt constant en même temps qu’il éloigne d’eux les chances de perte: il fournit au travail un crédit constant, à des conditions presque régulières en vue desquelles celui-ci 2e édi no*. 5

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