SUR LES PROPAGATIONS LYMPHATIQUES ET GANGLION
- L'action des radiations est là encore très discutée et mérite d'être rappelée car c’est là un point central de la question du traitement.
L'irradiation permet d'atteindre les gîtes celluleux du cou où le bistouri ne va pas. Mais l’action sur les adénopathies reste incertaine.
ReGAuD (1) après une phase (1923) où 1l fut déçu par les résultats médiocres de la chirurgie employée seule et de la rôntgenthérapie dans les adénopathies cancéreuses du cou en général, donnait la préférence à la curiethérapie extérieure par supports plastiques moulés. Il en vient à l'heure actuelle à recommander systématiquement l'évidement ganglionnaire. L’incertitude résulte ‘du fait qu'il est impossible de savoir, en cas de guérison clinique des ganglions après traitement curiethérapique, si ceux-ci étaient ou non atteints. C'est pourquoi, à l'heure actuelle, ce débat étant encore ouvert, les auteurs, pour la plupart, préfèrent à la curiethérapie primitive sur les ganglions le curage systématique quitte à parfaire l'opération sanglante par une irradiation secondaire.
(1) REGAUD, LACASSAGNE et ROUX-BERGER. — Les adénopathies consécutives au cancer des lèvres, de la langue et du plancher de la bouche. Leurs indications thérapeutiques, leurs résultats. Paris médical, 16 avril 1927.