L'APPAREIL MOULE ENDO-BUCCAL
La méthode de curiethérapie par les appareils moulés est de date assez ancienne dans Ja thérapeutique des épithéliomas de la bouche.
ADLING, en 1920, eut le premier l'idée de la pâte à durcissement rapide pour en faire un appareil endobuccal. Puis, Wickman et DEGrais, vers la même époque, perfectionnent la technique. Marrer et Psau- ME conseillent comme matière constitutive de ces appareils une substance composée strictement d'atomes légers, dont le type est le caoutchouc vulcanisé. Ils établissent surtout les conditions que doivent remplir de tels appareils :
l'absence de rayonnement nuisible par le support ;
la protection des tissus sains et en particulier des surfaces muqueuses et cutanées ;
l'homogénéité de l’irradiation.
Cette dernière condition est sans doute la plus difficile à obtenir, car elle n'obéit pas à des lois fixes en se basant sur le fait que dans le cas de foyers radio-actifs tubulés la décroissance du rayonnement ne correspond pas exactement à la loi du carré des distances. On essaie de placer les tubes selon un plan qui permettra d'obtenir en moyenne, une densité de rayonnement approximative de 1 mm. 5 de radium élément par centimètre carré. I faut se rappeler également que le temps d'application dépend de la quantité de tubes inclus, de leur écartement entre eux ainsi que de l'épaisseur de l'appareil porte-radium. C’est en nous basant sur ces notions actuellement classiques que nous construisons au centre anti-cancéreux de Lyon des appareils porte-radium endobuccaux.
Nous voudrions ici seulement préciser notre technique qui présente quelques points particuliers, montrer que l'emploi de ces appareils est simple et commode dans la majorité des cas et que ses indications méritent d'être étendues.
Tout d’abord quelles que soient les lésions à traiter des soins préliminaires s'imposent avant l'application de la prothèse porte-radium : nettovage préalable complet de la bouche, en extirpant toutes les dents mauvaises on jugées telles, toutes les dents qui, par leur situation peuvent entretenir une stase alimentaire ou devenir le siège d'un recessus tartrique et microbien où encore susceptibles d'irriter par leur voisinage la surface irradiée, en pratiquant l’ablation de toutes les obturations métalliques et de toutes les prothèses qui pourraient devenir des fovers de rayonnement secondaire.
Les malades s’astreindront également à des brossages et des lavages fréquents. On sait en effet que l'application de radium dans la cavité buccale, forcément immobilisée pendant la plus grande durée du traitement, accroît la pullulation des germes septiques, et est à l'origine de complications locales infectieuses graves.
Nous croyons utile de décrire la technique de prise d'empreinte des appareils porte-radium en usage au centre anti-cancéreux de Lyon.
Les porte-radinm sont individuels, ils ne sont pas une innovation Sur ce qui a déjà été fait, mais ils offrent une simplification sur les techniques qui ont été décrites tant pour la prise d'empreinte que pour la construction des appareils.
Chaque appareil se compose :
D'un appareil porte-radium proprement dit, d’un bloc d'articulé, utile pour assurer la contention. Le bloc d'’arüuculé est maintenu par l'occlusion des machoires.