‹ Traitement actuel du cancer de la langueChapitre 88 sur 247 · IV. LES ACCIDENTS TOXIQUES · texte numérisé non relu

IV. LES ACCIDENTS TOXIQUES

lis surviennent plus brutalement, plus rapidement. Leur pathogénie est discutée et hypothétique : choc ou cachexie curiethérapique, résorption des toxines et intoxication : il est impossible de conclure.

Quoi qu'il en soil, il s'agit d'accidents graves, rapidement mortels, dont il faut toujours tenir compte quand on institue un traitement par le radium, surtout s'il s’agit de malades débilités et cachectiques qui ne peuvent faire les frais de cette thérapeutique.

Nous les avons observés 5 fois (obs. 8, 124, 128, 176, 194). Tous les malades sont morts.

Il faut mettre à part l'observation 2, où en raison de l'état syncopal présenté par le malade, le radium a été enlevé et n'est resté en place que 24 heures

Il. Les résultats tardifs.

Nous exposerons nos résultats en envisageant successivement la localisation primaire et l'adénopathie cancéreuse. La diversité des thérapeutiques mises en œuvre, nous obligera à séparer les cas en plusieurs grands groupes et en étudier les résultats isolément.

Nous présentons une série Intégrale de 209 observa- Hions. Il nous sera malheureusement nécessaire de ne pas faire état d'un grand nombre d’entre elles.

Il nous manque 26 examens anatomo-pathologiques. Nous laissons figurer dans la statistique ces observations incomplètes. Mais nous n'en ferons pas état en étudiant le temps de la survie, car, malgré qu'il s'agisse de néoplasmes confirmés cliniquement, on peut cependant objecter que la preuve formelle de la malignité n'aura point été fournie.

Un certain nombre de nos malades ont eu des traitements incomplets, Soit qu'ils ne soient pas revenus à nos consullations, soit qu'ils aient refusé le temps complé-

Pre

mentaire où qu'ils soient décédés en cours de trailement. Nous les avons éliminés de notre statistique. Soit 34 malades (obs. 25, 10, 11, 125, 133, 135, 142, 147, 149, 154. 48, 49, 53, 55, 50, 51, 56, 59, 66, 68, 106. 114, 115’ 116 119; 120, 165,169, 170, 171, 172, 184, 185, 200).

Un grand nombre de patients par suite de l'état avancé des lésions étaient inopérables. Ils ont été renvoyés avec un traitement médical, soit 21 malades (obs. 23, 26. 122, 123, 127, 144, 145, 143, 108, 57, 160, 161, 164, 166, 167, 168, 173, 186, 196, 202, 205).

Enfin, nous avons mis à part 3 observations où le diagnostic clinique confirmé par la biopsie était la bacillose (obs. 90 et 100), et dans un autre cas, un adéno-lvmphangiome (obs. 113).

Nous avons cependant laissé figurer dans les observalions que nous rapportons 5 ou 6 cas, où le diagnosue clinique fut hésitant et où l'on pensa à la possibilité d'un néoplasme de début. Ce ne fut que l'examen histologique qui infirma ce diagnostic. Nous n’en tiendrons naturellement pas compte au point de vue du temps de la survie.

A. — LA LESION LINGUALE

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