PEACE
à l'hôpital Saint-Pothin, pour un abcès pulmonaire. Il avait été alors hospitalisé pendant deux mois.
En mai 1937, le malade revient dans le service du D' GARIN (hôpital Edouard-Herriot) pour des hémoptysies, un état subfébrile à 38°, sans altération marquée de l’état général ; les radiographies sont exactement comparables à celles prises deux ans plus tard et que nous reproduisons.
Le 21 février 1939, le malade se fait, cette fois, hospitaliser dans le service du DT Roger FROMENT (Croix-Rousse), pour des symptômes analogues : hémoptysies, quelques crachats purulents, température ne dépassant pas 38°. Les radiographies montrent une image cavitaire de la base gauche avec infiltration périphérique qui se nettoie assez rapidement (fig. 23)
L'interprétation de l’histoire de ce malade paraît assez difficile. Il semble, en effet, curieux qu’un abcès aussi volumineux donne des symptômes aussi minimes et qu'il n’ait pas évolué depuis sept ans vers la pyosclérose. La tomographie de profil (fig. 24) explique les symptômes. Elle montre en effet que la cavité visible de face n’est pas en réalité pulmonaire mais interlobaire. Il s’agit donc vraisemblablement d’un abcès pulmonaire de très minimes dimensions, fistulisé dans l’interlobe. Le malade se comporte davantage comme une pleurésie chronique que comme un abcès du poumon.