‹ Traitement Chirurgical des BronchiectasiesChapitre 28 sur 98 · VI. — ‘l'HÉORIE CONGÉNITALE · texte numérisé non relu

VI. — ‘l'HÉORIE CONGÉNITALE

Nous devons retenir, en sa faveur : la fréquence des dilatations bronchiques dans le jeune âge, l’aspect ana-

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tomique des lésions qui évoquent un vice de développement cellulaire, la coexistence d’autres malformations convénitales : Karthagener et Horlacher, puis Adams et Churchill ont publié des observations d’inversion viscérale rencontrées chez des bronchiectasiques.

Soutenue par Bard, dès 1898, reprise par cet auteur en 1924, cette hypothèse a bénéficié de l’autorité de nombreux cliniciens : Lereboullet, Debré, Miller. La croissance du tissu pulmonaire subirait une orientation défectueuse: lorganisme construirait des parois bronchiques là où apparaissent normalement des alvéoles. Suivant l’importance au processus, les cavités ainsi formées atteindraient des dimensions variables : il existerait une filiation, une simple différence de degré entre les « bronchiolectasies » decrites par Letulle, et les kystes géants du poumon, en passant par les bronchiectasies banales, ampullaires ou moni- LHformes. N’est-il pas séduisant d’imaginer infection secondaire prenant possession de ces cavités, après une période plus ou moins longue de silence, ou une évoiuüion émaillée d'incidents hémoptoïques ?

Mais cette théorie n’explique pas tout : elle fait remonter l’origine des lésions aux premiers stades du déveioppement, mais nul ne connait la cause initiale de tels vices de croissance tissulaire. Elle ne tient pas compte du foyer anatomique de pneumonie hyperplasique avec néoformations alvéolaires, présent dans toutes les bronchieclasies, absentes dans de nombreux cas de kystes pulmonaires. Envisagée sous l’angle clinique, la théorie congénitale abandonne les dilatations bronchiques de l'adulte : comment expliquer que des lésions remontant à l'enfance attendent si longtemps pour se manifester, alors que nul ne peut présenter un passé pathologique absolument vierge de toute infection de l’arbre respiratoire ?

Et-n’est-ce pas avouer implicitement son ignorance que de la dissimuler derrière une semblable étiquette ?

PT CI RTS, LL. b M

Cuve

Nous revenons ainsi à- notre point de départ : aucune théorie ne peut tout expliquer. Aucune n’est à l’abri de la moindre critique. La discussion pathogénique ne saurait être indifférente, quand on l’envisage sous l’angle de la thérapeutique :

— Certaines Dilatations des Bronches reconnaissent une cause susceptible d’être attaquée directement : l’obstrucion bronchique (corps étrangers, tumeurs bénignes).

— L'infection apparaît presque toujours secondairement en dehors des dilatations cylindriques post-infectieuses. Dépister la maladie avant son apparition (formes hémoptoïques), constitue une condition favorable à l'efficacité et à la bénignité du traitement.

FNR

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