L’ASPIRATION CONTINUE
Lorsque l’on observe au thoracoscope une cavité drainée, on est frappé, au moment des secousses de toux ordonnées au malade, de voir la poche revenir sur elle-même et avoir tendance à s’obturer.
Nous n'avons pas trouvé d'exemple d’aspiration continue après drainage, appliquée à des kystes du poumon. L’aspiration continue seule, après pneumotomie, a été essayée 45 jours chez la malade de l’observation [ sans aucun résultat notable de diminution de volume de la poche kystique.
Nous nous proposons de recommencer à nouveau dès que nous le pourrons, non pas comme seul moyen adjuvant d’un drainage, mais associé aux injections modificatrices de façon à essayer d’affaisser la poche et de la faire venir à la paroi après destruction de son épithélium.
Enfin, l’opération de drainage peut permettre l’abord externe de la bronche et l’application à son niveau de substances cicatrisantes permettant son obturation : c’est le traitement idéal des kystes du poumon, nous le verrons plus loin.
A côté du drainage de la poche kystique, qui n’est absolument pas spécifique et qui, nous l’avons vu, se fait soit à la suite d’une erreur de diagnostic, soit comme traitement à minimum, nous allons passer en revue deux opérations qui avaient pour but d’affaisser le kyste.
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22 L] 49 LA PHRÉNICECTOMIE.
Elle a été fréquemment employée surtout dans les kystes des lobes inférieurs. Simple, sans danger opératoire, elle a pu amener dans le cas de kystes infectés une diminution de l’excrétion bronchique, mais elle n’a jamais réussi à affaisser les kystes. Elle doit donc être abandonnée.
50 LA THORACOPLASTIE.
C’est de toutes les interventions thoraciques, celle qui est le plus souvent essayée, soit que l’on ait fait des thoracoplasties partielles pour des kystes isolés du lobe supérieur ou des lobes inférieurs, soit que l’on ait pratiqué de véritables affaissements thoraciques dans le cas de maladie kystique du poumon.
Souvent choquante, toujours mutilante, surtout si cette intervention se fait chez des enfants où elle amènera des déformations thoraciques considérables, elle n’a jamais amené de guérison d’un kyste pulmonaire congénital.
Les thoracoplasties pour le traitement de la maladie kystique congénitale pulmonaire parurent satisfaisantes aux premiers chirurgiens qui les ont employées. Ils pensaient pouvoir arriver comme par exemple dans les dilatations bronchiques (Sanry et GUILLEMINET, SAUERBRUCH) à affaisser les kystes.
Mais il semble que, trop souvent, on oublie que c’est le rôle de détente pulmonaire de la thoracoplastie qui permet la cicatrisation des cavernes