HISTORIQUE
Les phlegmons du pied étaient relativement fréquents au siècle dernier, car les notions d’asepsie étaient inconnues, et il y avait encore dans bien des villages pauvres des enfants, voire des adultes, qui marchaient habituellement pieds nus. Aussi les blessures du pied s’infectaient facilement, créant de toutes pièces les phlegmons plantaires. Il faut donc rechercher l'étude de ces lésions dans les ouvrages anciens.
Billroth, pour la première fois, dans sa Pathologie chirurgicale générale, signale la gravité des suppurations plantaires pouvant amener l’amputation.
Puis Follin et Duplay recommandent comme traitement
les longues incisions parallèles aux vaisseaux sulfisamment précoces pour éviter l'infection des articulations qui assombrit le pronostic.
Chassaignac, dans son Traité des suppurations, distingue des abcès sous-cutanés et des abcès sous-aponévrotiques de la face plantaire, et recommande des PHHOTAMRES larges et aussi promptes que possible.
Richet, dans son Anatomie médico-chirurgicale, décrit le premier la voie de passage de la plante au mollet sous le nom de canal tibio-astragalo-calcanéen et les trajets d'incision des suppurations plantaires antérieurement décrits par Delorme suivant le trajet des vaisseaux.
Farabeuf semble avoir connu les principaux caractères des suppurations graves plantaires.
Le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales de De Chambre, divisant les phlegmons en sus-aponévrotiques
Le PAra
et sous-aponévrotiques, après un tableau clinique dont la symptomatologie est bien fouillée, donne comme thérapeutique le drainage et les mêmes règles d’incisions des ligatures vasculaires de Delorme.
Dans les traités modernes, la quéstion est passée la plupart du temps sous silence. *
Dans les revues et publications actuelles, nous avons trois articles du Nord-Américain Grodinsky.
Puis, en 1932 : l’article de Lagrot et Cohen-Solal dans la Presse médicale.
En 1933, la très jolie thèse de Liaras sur Les PHARE plantaires.
L'article de Constantini et Liaras, sur Les phlegmons plantaires.
Et enfin les suppurations aiguës des parties molles du pied : « Suppurations plantaires graves » de H. Liaras, dans l'Algérie médicale, d'octobre 1935.