‹ Traitement chirurgical des plaies de poitrineChapitre 24 sur 24 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

\ Il est admis que le traitement chirurgical immédiat . des plaies de poitrine, s’impose quand il y a :

Un gros projectile intrathoracique ;

Une hémorragie thoracique abondante persistante; Une brèche pariétale à obturer.

Pour les autres plaies de poitrine, il est classique d’instituer un traitement médical, parce que ces plaies peuvent guérir spontanément, quitte à intervenir secondairement en cas de complications :

Pleurésie purulente ou abcès pulmonaire ; Ostéite costale ou scapulaire ; Projectile intrathoracique mal toléré ;

Or si un projectile de moyen calibre intrapulmonaire peut être longtemps toléré, et si son extraction secondaire est préférable à son extraction primitive dans un grand nombre de cas, il reste les complications infectieuses très fréquentes, souvent redoutables qui assombrissent singulièrement le pronostic soit au point de vue vital, soit au point de vue fonctionnel.

La fracture de côte, point de départ de l'infection, est extrémement fréquente.

Une intervention immédiate,rapide, qui se propose

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de supprimer le foyer d’où partira l'infection, d’enlever l'aliment de l'infection pleurale : l’hémothorax, est donc légitime.

Quand le blessé est en état de supporter ce pelit traumatisme opératoire, on ne peut lui refuser le bénéfice d’une intervention immédiate qui a pour but une guérison primitive en le mettant à l’abri des complications. à

Si le blessé ne peut supporter, à son arrivée à la formation sanitaire cette intervention, il faut remonter énergiquement la tension, combattre le shock pour lui permettre de supporter le plus tôt possible eette intervention qui consistera le plus souvent en résection costale, ablation de corps étrangers (esquille, bourre, débris métalliques) évacuation du sang intrapleural, asséchement de la plèvre.

Le champ de l'intervention chirurgicale dans le traitement des plaies de ‘poitrine s’est considérablement élargi.

Aux opérations secondaires (mise à part l’extraction secondaire des projectiles) qui sont toujours palliatives, nous opposons l'opération primitive, -précoce qui est curative et préventive.

Vu : le Président de la thèse, P. DELBET Vu : le Doyen ROGER ; ui . Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l’Académie de Paris

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