LUXATION D’UNE CORDE ET FIXATION EN ABDUCTION
Professeur d’Université, âgé de 63 ans, directeur de l’Institut Scientifique, a présenté en septembre 1924, une amygdalite, puis un enrouement est apparu, en même temps des difficultés de respiration graves ont été observées. Le malade est incapable de rester couché, on note une paralysie bilatérale des dilatateurs, l'intensité de la dyspnée a imposé une trachéotomie d'urgence.
L'examen radiographique a montré la présence d’une pleurésie médiastinale antérieure, la compression dûe à celle-ci est la cause de la paralysie bilatérale du posticus. RÉTHI n’employait sa méthode opératoire sur le côté gauche que 10 mois après. L'opération n’eut aucun résultat incommodant. La laryngo-fissure étant cicatrisée on a constaté que la corde vocale droite non opérée restait dans la position médiane pendant la respiration tranquille. Pendant la phonation, elle quittait sa position médiane pour s'approcher de la corde vocale gauche fixée dans une position latérale. Ce mouvement prouvait que les adducteurs étaient rétrécis, mais non pas paralysés. Un traitement phonétique a fortifié de plus en plus la voix du malade qui a pu reprendre ses conférences à l’Université et continuer son activité scientifique sans aucune incommodité respiratoire.
OBSERVATION XV (Résumée)
De Quervain
SECTION DU CRICO-LARYTÉNOÏDIEN LATÉRAL
Il s’agit d’un homme de 60 ans, qui présentait un goître malin endothoracique avec paralysie récurrentielle bilatérale. La corde vocale gauche était en position médiane, la droite en paramédiane. La largeur de la fente glottique n’excédait pas deux à trois millimètres.
DE QUERVAIN enlève tout le lobe droit et constate que la position de la corde vocale droite ne s’est pas modifiée, et dans le même acte opératoire, il désincère le crico-aryténoïdien latéral droit. La respiration devient aussitôt plus facile et permet d'éviter