CONCLUSIONS
1° Seules, les paralysies oculaires médicalement incurables, relèvent de la chirurgie.
: 2° On DOIT opérer les paralysies oculaires avec diplopie persistante.
nest toujours possible de redresser l’œil et de faire
disparaître la diplopie tout au moins dans le regard en
face.
La correction du strabisme peut être rendue.
| a) Plus difficile si la paralysie intéresse un des muscles obliques.
b) Plus longue s’il s’agit de paralysies multiples.
Mais dans tous les cas elle est possible. Seule, la question d'âge peut faire hésiter à intervenir.
3° On PEUT opérer les paralysies oculaires sans diplopie.
Mais il ne s’agit plus ici que d’une question d’esthétique. L'opération n’est pas nécessaire. Elle doit être faite si le malade la réclame.
4° Toutes les méthodes opératoires du strabisme paralytique sont bonnes à condition qu’elles réalisent le redressement de l'œil dévie.
Mais si dans le strabisme concomitant l’on peut se contenter à la rigueur d’une correction approximative, il faut ici un résultat complet si l'on veut obtenir la disparition de la diplopie, but principal de l’intervention.
a) Dans les paralysies de l’un des muscles droits nous donnons la préférence au recul musculaire : associé à l'avancement. Grâce au fil de sûreté placé sur le muscle reculé, on peut faire, par une traction convenable sur les fils interne et externe, un véritable réglage de la nouvelle position dans laquelle on veut fixer le globe oculaire. *
b) Dans les paralysies de l'un des obliques, nous utiliserions volontiers l'avancement de la membrane dont la solidité égale celle du muscle.
: La membrane pouvant être taillée en un point quelconque de la surface accessible du globe oculaire, Son avancement permet le redressement de l'œil dans la direction voulue.
Ce procédé pourra rendre également de réels services dans certains. cas de paralysies multiples.
c) Les paralysies multiples, en effet, et en particulier la paralysie complète du II sont aussi accessibles à la chirurgie que les paralysies uniques. Elles demandent seulement plus de temps, mais elles sont susceptibles de guérison par l’une ou
l’autre des méthodes opératoires que nous venons d'indiquer.
5° Toutes les lechniques chirurgicales sont bonnes si elles permettent d'agir avec energie el précision.
Dans lavancement une seule chose est importante : avoir deux bonnes prises, l’une postérieure musculotendineuse, et l'autre antérieure épisclérale dans la région du limbe. C’est pourquoi, qu’il s'agisse du muscle ou de la membrane, nous utilisons 3 fils.
Le fil médian, enserrant dans sa solide insertion très postérieure les fibres musculaires médianes, va prendre en avant un premier point d'appui dans l’ancienne insertion tendineuse et un second en pleine épisclère au voisinage du limbe. À lui seul, il permet le redressement du globe oculaire dont la fixation sera assurée
en outre par les deux fils latéraux.
Vu, le Doyen, Vu, le Président de la'thèse, H. ROGER. (0 GUÜTLTAIN.
Vu et permis d'imprimer : è Le Recteur de l’Académie de Paris,
CHARLÉTY.