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L'hémiplégie spasmodique commune a ses caractères propres : prédominence de la rigidité aux membres supérieurs, paralysie accentuée, évolution stationnaire, maladie toujours acquise.
Cette maladie peut être facilement confondue avec la maladie de Little dont il faut la distinguer avec soin : elle débute par des convulsions qui laissent à leur suite une paralysie des quatre membres, flasque d’abord, rigide ensuite. Cette paralysie est le véritable trait distinctif de l'affection. De plus les bras sont toujours plus pris que les jambes et celles-ci ne sont pris que secondairement après les membres supérieurs (Marfan).
L'hémiplégie spasmodique double est rare; d’ailleurs ses symptômes semblables à ceux de l’hémiplégie spasmodique commune sont absolument contraires à ceux de la maladie de Little.
La sclérose en plaques est aussi très rare chez l'enfant. Dans cette affection il y a aussi de la contracture, mais le nystagmus, le tremblement caractéristique, son évolution progressive constituent un ensemble clinique plus que suffisant pour faire le diagnostic. \
Dans la maladie de Thomsen la rigidité spasmodique n’apparait qu'au moment des mouvements volontaires et n’existe pas au repos. Il n’y a pas d’exagération des réflexes, ni de clonus du pied.
La paralysie spasmodique familiale, étudiée surtout par Lorrain (32), a une marche lentement progressive sans amende-
ment ; elle affecte d’ailleurs un caractère familial que ne possède pas la maladie de Little.
La maladie de Friedreich s'accompagne d’ataxie des membres inférieurs, d’abolition des réflexes, mais il n’y a pas de trépidation spinale; c’est enfin une maladie familiale et débutant à l'adolescence. |
Les compressions médullaires par tumeur ou mal de Pott ne débutent d'ordinaire que plus tard : elles s’accompagnent de
douleurs, mais sans contractures aussi marquées et sans troubles cérébraux.
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