‹ Traitement Chirurgical Par Résection Colique Segmentaire Du Megacolon Et Du Dolicho Colon SigmoideChapitre 9 sur 72 · LEAVE · texte numérisé non relu

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volvulus complet sont une complication relativement fréquente du mégacôlon et du dolichocôlon sigmoïdes. Mais ils constituent un chapitre spécial dans l’histoire de ces deux affections, et nous pensons que la véritable indication du traitement chirurgical du mégacôlon et du dolichocôlon, c’est celle qui est posée avant les accidents graves de l’occlusion aiguë.

Nous n’aurons en vue que le traitement chirurgical par colectomie segmentaire. Nous ne discuterons pas les différents procédés chirurgicaux qui, à côté de la résection, ont été dirigés contre les deux lésions intestinales :

Certaines méthodes de traitement chirurgical du mégacôlon sont devenues périmées parce que dangereuses ou illusoires : ponctions intestinales après laparotomie, colostomies, colotomies pour extraction de fécalomes, colopexies et coloplicatures.

L’iléosigmoïdostomie avec exclusion unilatérale a rallié longtemps les suffrages des chirurgiens ; elle fut employée comme traitement du méga et du dolichocôlon ; mais elle est actuellement abandonnée parce qu’elle donne de mauvais résultats : « La notion du reflux des matières dans le gros intestin, par anti-péristaltisme, en amont d’une anastomose iléosigmoiïdienne, est maintenant bien connue ». De plus, cette anastomose ne met pas à l’abri des accidents de torsion.

Depuis quelques années, un traitement neuro-chirurgical du mégacôlon a été proposé et appliqué par les chirurgiens anglais et américains, en particulier

par Wade et Royle, Bartle, Judd et Addson, Walter Mercer : c’est la ganglionectomie et la ramisection sympathique lombaire bilatérale. Cette intervention est basée sur les données physiologiques suivantes : l’hyperactivité du sympathique entraînerait un manque de relâchement des sphincters pelvi-rectal et anal et une inhibition du tonus et de la motricité du côlon pelvien, d’où dériveraient la stase, la dilatation et l’hypertrophie des parois. Nous n'avons aucune expérience de cette intervention ; elle a donné aux Anglo- Américains, à côté des succès, des échecs assez nombreux : les statistiques de Judd, publiées en 1928, portant sur 26 cas, donnent 61,5 % de guérisons et d’améliorations, 38,5 % de mortalité ou de non-amélioration. Il serait intéressant de savoir si les améliorations obtenues ont été durables. Il est même permis de se demander si, physiologiquement, cette intervention est logique (Thèse de Loutsch, 1934).

L'accord paraît être établi sur la nécessité de la résection qui est actuellement la seule intervention logique et efficace. C’est la thérapeutique de choix quand le traitement médical ou étiologique s’est révélé insuffisant.

Quelles sont les indications opératoires de cette résection ? Quelles en sont les modalités, la technique ?

Ce sont ces différentes questions qu’il nous a paru intéressant d’étudier.

Nous adopterons le plan suivant :

1° Après avoir exposé les bases du traitement opé-

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