‹ Traitement de l angine couenneuseChapitre 3 sur 18 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

liS Dlplithérle est une affeetton eatarrhale; elle emt guérissable

par les antl-eaiarrltaux ou balsamiques.

Sous le nom de maladies catarrhales, nous comprenons un ensemble de maladies fébriles qui dépendent d'un état général de l'organisme. Les trois maladies locales, les trois déterminations qui portent spécialement un nom, tout en se rattachant à l'élément général sont: 1" la grippe, 2° la œqueluche, 3" la diphthérie.

(monneret). (1)

La diphthérie est une affection catarrhale que, dans certaines circonstances, l'organisme devient apte à transformer en un© maladie spécifique féconde.

(chauffard). (2).

La connaissance de la nature de la maladie domine toute la thérapeutique: telle était l'opinion admise dès les temps les plus reculés de la médecine. « Celui, dit Hippocrate, qui t connaît la nature d'une maladie, peut toujours la traiter

(1) Monneret. Traité de pathologie interne, tome 3, page 449.

(2) P. E. Chauffard, cité par le D' Georges Bergeron. (Caractères généraux des affections catarrhales aiguës, page 61).

exclusivement, comme la coqueluche, la scarlatine, la rougeole. Or^ dit un proverbe populaire : Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es ; ou , comme a écrit Bacon : « le semblable cherche son semblable. » Cette idée est confirmée scientifiquement par rillustre physiologiste anglais, J. Hunter : « L'éco- « nomie ne peut être en même temps le siège que d'une « seule action spécifique ; deux actions ne peuvent exister « en même temps dans la même partie ou la même « constitution. » (1).

4° Produits morbides.

Dans la diphthérie, les produits morbides, sécrétés par les muqueuses ou par la peau, sont de deux sortes bien distinctes : l'une, solide, constitue ce qu'on est convenu d'appeler la fausse membrane ; l'autre, liquide (passée le plus souvent sous silence dans les livres)^ est en tout semblable aux sécrétions catarrhales et varie seulement de consistance, suivant la muqueuse qui la sécrète.

Ce produit liquide, très-abondant dans la diphthérie nasale cutanée et dans la bronchite pseudo-membraneuse de l'adulte, montre la parenté qui unit la diphthérie aux affections catarrhales. S'il passe inaperçu dans l'angine pharyngée, c'est qu'il descend dans les voies digestives, et que, suivant la remarque de M. le docteur Bouchut, les enfants ne crachent pas. « La coqueluche est peut-être la seule maladie de l'enfance où il y ait une véritable expectoration, v

(1) Hunier. Tome 1", page 359.

Constanlin Paul. — De l'antagonisme t3n pathologie et en thérapeutique.

contre la dernière période de la pneumonie, de la phthiue, de la variole, du choléra, etc., en un mot de toutes les maladies graves.

• Supposez, dit M. le professeur Forget, un remède réputé

• salutaire dans la pneumonie ou dans la pbthisie ; si vous

• rappliquez au troisième degré de ces maladies, il est évi- « dent qu'il échouera, et ainsi se trouvera compromis dans

• votre esprit un remède fori bon peut-être dans la première période de ces affections. » (1)

(1) Principes de thérapeutique, page 363.

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