‹ Traitement de l'Érysipèle par le Chlorhydrate de Sulfamido ChrysoïdineChapitre 22 sur 33 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

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Observations

La plaque érysipélateuse n’a pas varié, son extension est arrêtée.

On prescrit 8 comprimés de colorant azoïque.

Hugrenin 5

Le 13 septembre . — Température : matin : 3704, soir:

Urines : 1.000 ce.

Localement, les douleurs ont disparu, l’infiltration de la cuisse gauche a disparu. Il ne persiste, s’estompant beaucoup, qu’une rougeur légère diffuse là où hier encore était la plaque. L’œdème de la jambe et de la cuisse persiste.

On pratique une ponction exploratrice de la tuméfaction du genou gauche. On retire un pus bien lié, crémeux, verdâtre, contenant du streptocoque.

— 8 comprimés de colorant azoïque.

Le 14 septembre. — Température : matin : 3609, soir :

La malade se sent beaucoup mieux. La plaque disparaît de plus en plus. Urines 1.500 ce.

— 8 comprimés à 0,25 de colorant azoïque.

Le 15 septembre. — Température matin : 3702, soir : 3701,

Localement, les téguments sont presque normaux. Il persiste une légère infiltration du derme.

Le pus du genou gauche s’est évacué spontanément dans la nuit du 14 au 15 septembre.

— 4 comprimés de colorant azoïque.

Les jours suivants, la température est restée aux alentours de 370, La peau a repris son aspect normal. Néanmoins, on a prescrit 4 comprimés par jour de chlorhydrate de chrysoïdine à la malade jusqu’au 22 septembre.

Maintenant, la malade est en convalescence.

OBSERVATION LIITI. — A... Julienne, 46 ans, blanchisseuse est admise à l'hôpital Claude-Bernard pour un érysipèle de la jambe droite au 2€ jour, survenu au niveau d’une plaie de la malléole interne.

Température : 400,

Il existe deux foyers inflammatoires : un au niveau du üers inférieur de la jambe droite faisant le tour de la jambe

sans contact direct avec la plaie ; l’autre, plus étendu, occupe toute la face interne et postérieure de la cuisse, s'étendant du pli de l’aine au tiers antérieur de la jambe,

Grosse adénopathie inguinale,

Par ailleurs, on note un gros foie.

On constate, à l'examen du cœur, un souffle systolique de la base et une tension artérielle à 20-9. L’urée sanguine est à 1 gr. 18.

La malade reçoit 6 comprimés de colorant azoïque, les 5 premiers jours.

La température tombe en 3 temps ; le 5 juillet elle est à 3608. Les signes inflammatoires s’atténuent, l’adénopathie est en régression.

La température persiste au voisinage de la normale jusqu’au 17 juillet. À ce moment, elle augmente progressivement, atteignant 3998, le 21 juillet, malgré les 2 grammes de colorant azoïque qu’elle reçoit chaque jour depuisle 17 juillet. On constate alors deux petites collections superficielles de la face postérieure de la jambe, qu’on incise : la température baisse progressivement ; l’urée sanguine est alors à 0,41.

La malade est guérie quant à son érysipèle de jambe ; mais le 26 juillet la température monte à 3808. On constate une éruption scarlatiniforme avec quelques éléments morbilliformes sur les bras. Cette éruption disparaît en quelques jours, et la malade sort complètement guérie le 1€7 août 1935. Elle a reçu du colorant azoïque jusqu’à son départ.

Il y a deux faits à noter dans cette observation. D’abord, le rôle négatif du chlorhydrate de chrysoïdine dans les collections purulentes. Le colorant azoïque n’a pas empêché la formation de petits abcès, et après leur formation, n’a pas

permis leur résorption.

D'autre part, on a pensé à un rôle possible du médicament dans l’érythème scarlatiniforme qu’a présenté cette malade, Ceci est peut-être sujet à caution, puisque l’éruption a disparu malgré l’administration de la drogue.

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