‹ Traitement de l'hydarthrose périodiqueChapitre 11 sur 26 · ROUTE · texte numérisé non relu

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Une théorie doit nous arrêter, c’est celle qu'a soute-.

nue BEAUGEARD dans sa thèse de 1930, à savoir que J'hydarthrose périodique serait due à des troubles sympathiques.

Foix avait déjà invoqué cette thèse lorsqu'il rendait le système nerveux sympathique responsable des

arthropathies tabétiques.

BEUGEARD insiste beaucoup sur le fait que le sympathique tient sous sa dépendance les phénomènes rythmés et cycliques de la respiratiôn, du rythme cardiaque, le eyele ovarien. Selon, lui, le sympathique expliquerait également la périodicité de lPhydarthrose.

Cette théorie ‘est peut-être poussée trop loin, car.

toutes les manifestations sympathiques pathologiques ne revêtent pas obligatoirement un caractère evclique ou rythmique. |

De plus, pour ce qui est du cycle ovarien, ik ne semble pas que le sympathique joue un grand rôle dans

cette détermination. Tout le cycle ovarien est bien

plutôt sous la dépendance des glandes endocrines : Phypophyse en particulier. On peut tout simplement noter que les troubles ovariens s’accompagnent souvent de phénomènes d'ordre sympathique. |

Il faut tout de même noter, en ce qui concerne l'hydarthrose périodique, qu'elle apparaît chez bon

nombre de personnes présentant un déséquilibre.

neuro-végétatif. De plus, le fait de la plus grande fréquence de l’hydarthrose chez les femmes serait en-

core susceptible d'être invoqué en faveur d’une

origine sympathique.

SDS

Le rôle du sympathique n'est pas douteux dans l'observation publiée par \WEISMAN-NETrER en 1929 (malade atteinte d'hydarthrose périodique et guérie par la sympathicothérapie).

Enfin, si la malade de Wrismax-NeTrEr obtint une amélioration par le traitement au tartrate d’ergotamine, la nôtre, par contre, n’en éprouva aucun effet.

1} nous reste maintenant une dernière pathogénie à envisager : c'est que l'hydarthrose périodique éVOlue sur un ferrain spécial. RE Dans les antécédents de la grande majorité des malades atteints d’hydarthrose périodique, on re-

trouve leczéma — les migraines —. l’asthime — l’arthritisme -—— les attaques de goutte, etc.

La malade qui a servi d'observation à la thèse ,de MaRQUET signalait de nombreuses migraines dans ses antécédents. En outre, il est à noter que chez cette malade, du jour où l’hydarthrose périodique est apparue, les migraines qui, jusqu'alors, avaient résisté à tout traitement, ont spontanément disparu.

Fère cite des cas d’'hydarthrose périodique apparus chez des urticariens. |

BucHanr et WRiGaT l'ont -yu évoluer chez des asthmatiques.

LENVEN l’a constaté chez des obèses eczémateux. Notre malade a présenté des migraines à la suite d’ingestion de Gynergène.

L'hydarthrose périodique serait en somme un phénomène du même ordre que les manifestations de lanaphylaxie. On pourrait la ranger dans le cadre de l’œdème de QUINCKE.

Plusieurs faits en témoignent : | “

1° Cette fluxion articulaire avec retour à la normale de l'articulation consécutivement à la crise, rappelle étrangement l’œdème de QUINCKE.

2° Chez ces malades sujels aux accidents d’anaphylaxie, il existe une sensibilité hépatique notable se manifestant par des signes d'insuffisance hépatique. |

Nous en avons la preuve chez notre malade qui a

fait un ictère à la suite d’une injection de la plus”

petite dose de Dmelcos.. | On a'objecté à cette théorie qu’on ne pourrait

déclencher à volonté une hydarthrose périodique. En

réalilé, nous ne savons pas avec quelle injection mé-

dicamenteuse.ou autre déterminer la crise d’anaphy-

laxie, | |

Il eût été intéressant, pour étayer cette thèse, de rechercher systématiquement l’éosinophilie sanguine chez tous les malades atteints d’hydarthrose périodique. Chez les sujets sensibles aux accidents d’anaphylaxie, l’éosinophilie sanguine, on le sait, est augmentée notablement. | Ur

Malheureusement, cette recherche n’a jamais été faite.

Le DIAGNOSTIC de laffection est facile, il suffit d’y penser. Le plus souvent, on aura à éliminer, comme étiologie possible, le rhumatisme articulaire aigu, la tuberculose, la syphilis.

La radioscopie ne montre jamais rien d’anormal.

Une observation de M MicHELOWSKxY rapporte un aspect rugueux des surfaces articulaires avec exostoses dés plateaux tibiaux.

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