‹ Traitement de l'hydarthrose périodiqueChapitre 18 sur 26 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

(communiquée par le Dr RAILLET)

M"° C.., 29 ans, béle apparence, légèrement hypothyroïdienne et insuffisamment réglée, stérile jusqu’à ce jour. Père décédé d’angine de poitrine à 55 ans. Antécédents personnels nuls.

À 18 ans, en 1927, deux ou trois jours après une chute sur les genoux au tennis, début de la maladie. Quatre ou cinq poussées d’hydarthrose du genou droit, durant chacune quatre ou cinq jours au cours de l’année suivante. Trois ponctions, dont une suivie d'injection d’éther sans résultat.

En 1928, rayons ultraviolets sur le genou (3 séances par semaine pendant 6 semaines). Pendant 6 mois, la patiente est tranquille. Après récidive, on renouvelle le traitement sans succès. 21

En 1930,-après un traitement de Miramond de la Ro- quette, six mois d'amélioration; une reprise du traitement restée sans effet. ,

De 1932 à 1935, poussées régulières de dix jours en dix jours, légères cependant puisque là malade ne s’en préoccupe pas; le genou est seulement un peu «< mou ».

En 1935, les crises reprennent : tuméfaction assez. forte pour que la tension douloureuse oblige la malade à cesser toute activité pendant deux jours à chacune des poussées qui surviennent avec une régularité pendulaire de 10 jours.

Elle vient alors nous consulter. Le diagnostic est certain. Quel traitement essayer?

De DU

Comme antécédents héréditaires et seulement cela chez cette personne bien portante, angine de poitrine du père. Le B. W. et le Hecht sont légèrement positifs. En presence des échecs de la thérapeutique suivie jusqu’à ce jour, nous nous croyons autorisé à essayer un traitement d’épreuve : 12 injections d’Iodobismuth sans résultat. Au surplus, injections mal supportées : nodosités intrafessières et douleurs. On fait alors de l’Acétylarsan : les trois premières .lentement, progressivement (1/4 — 1/3 — 1/2 ampoule sont supportées). La quatrième injection faite à Vichy détermine une réaction violente : forte fièvre, vomissements, coliques. Très malade, la patiente doit garder le lit 8 jours. La tuméfaction du genou est très pénible. On cesse l’acétylarsan: 7 mois de tranquillité. :

Modifiant la thérapeutique, nous recourons à l’homéopathie par le Calcarea fluorica : 6 mois *de calme. ,

Rechute en janvier 1937 après grippe bénigne, avec fièvre d’un jour. La reprise du traitement homéopathique n’est suivie d'aucun changement. Enfin Gynergène en sans résultat.

Du 2 au 29 juin, 12 injections de Gynergène sans autre résultat qu’une migraine violente encerclant la tête après chaque piqûre pendant une heure; en plus, diminution des règles déjà peu abondantes.

Puis Suppargyres bien supportés.

Suppositoires d’Arsenic mal tolérés.

En juillet, série de radiothérapie locale (Dr SEGaAL) aucun résultat (10 séances, à raison de 2 par semaine).

Le 30 septembre, début d’une série d’Autohémothérapie (20 injections) : la deuxième dizaine, fluxion à la date habituelle et plus forte que d'habitude. A partir de la fin de cette série jusqu’en janvier 1938, les crises surviennent tous les 12 jours.

Le souvenir de la sédation consécutive à la réaction violente. lors de la 4° injection d’Acétylarsan nous fait faire ‘un-essai de pyréthothérapie. | e

Le 25 janvier, injection intra-veineuse lente d’une | demi- ampoule de la première dose de Dmelcos. T° à 395, chute de la température le 27. Reprise violente à 40° le 28 à midi, la température ne retombe que le lendemain soir. Ictère’in-

Ti L: Reel

tense d’une durée de 4 jours. Les 4 et 5 février, le genou gêne un peu la malade qui, depuis cette date, n’a plus rien eu.

Toutefois, au début d’août, léger épanchement à peine perceptible non gênant, plus accusé le matin que le soir. Le 10 août, sans attendre la récidive probable, on conseille un traitement d’Agomensine (trois fois 2 comprimés 20 jours par mois) pour essayer d'activer les fonctions ovariennes.

7 octobre 1938. —- Depuis. le début de septembre, la poussée d'Hydarthrose s’est produite quatre fois : 7 et 8 septembre — 16, 17, 18 septembre — 24, 25 et 26 septembre — 4 et 5 octobre. Le genou est énorme pendant-trois jours et entre temps il ne revient jamais à la normale. La malade est immobilisée pendant ce temps, mais ne souffre pas. Les règles ont été un peu pus abondantes, surtout plus rapprochées.

17 novembre. — Règles peu abondantes. Pas de signes nets de grossesse.

24 novembre, — Diagnostic boite de grossesse positif.

Pendant la grossesse, la malade n’a plus présenté aucune fluxion articulaire. Le 15 décembre 1939, nouvelle poussée d’ hydarthrose.

Un traitement d’Hista Dimilli suivi de Sulfosine est conseillé. Depuis cette date, nous n’avons plus de nouvelles de la malade.

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